Nightmare

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 Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken

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MessageSujet: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Ven 12 Juil - 6:22

Èibhlin Deirdre MacFusty
feat. Emilia Clarke




Histoire



Les contes de fées ne révèlent pas aux enfants que les dragons existent, les enfants le savent déjà. Les contes de fées révèlent aux enfants qu'on peut tuer ces dragons.
G.K. Chesterton

L’odeur des feuilles écrasées par la pluie monte jusqu’aux narines de l’adolescente, qui contemple sous elle un paysage époustoufflant. Au mépris du danger, elle est montée là-haut, alors même que la pluie battait son plein, que la roche glissait sous ses doigts habiles. Elle n’en avait que faire de tout ça, de ce qui pourrait lui arriver. Elle ferme les yeux un instant et inspire profondément l’odeur familière. Tous les ans, à la même date, elle venait ici. Et elle n’en bougeait plus jusqu’à ce que la rentrée arrive. C’était ses trois jours sacrés, ceux qu’elle consacrait à elle et à elle seule, sans personne pour venir la déranger. Même Ceana n’avait pas connaissance de l’endroit. Et si c’était le cas, elle ne venait jamais la déranger, et alors elle ne pouvait que lui en être reconnaissante.
Ses yeux d’azur s’ouvrirent à nouveau sur le ciel au dessus d’elle, emplit de nuages qui laissaient encore tomber sur la terre une pluie fine, alors qu’ils laissaient place à un bleu surprenant, extatique, presque magique. Sans doute magique. Son regard se laissa glisser en contre-bas, vers la forêt qui couvrait l’île, entre deux saillies rocheuses. L’environnement était dense, difficile à parcourir, et pourtant tous les ans elle le faisait. Ce n’était pas suffisant pour qu’un chemin se crée et que ça dérange réellement la faune locale, encore plus dans la mesure où ce bout de rocher et de forêt était trop petit pour abriter un nid de dragons, quand bien même ceux-ci venaient chasser ici également. Ces bêtes ne connaissaient pas de limites, et c’était ce que Èibhlin aimait en elles. Ce sentiment que quoi que les dragons fassent, rien ne pourrait les arrêter. Que le monde leur appartenait. Et à ses yeux c’était le cas et ça le serait toujours, malgré le contrôle qu’exerçait le clan sur eux. Pour leur propre bien, certains disaient.
Foutaises.
C’était surtout pour le bien des moldus et du secret international magique. Ils n’avaient pas besoin qu’on les protège, ils s’en sortaient très bien tous seuls.
Entre deux nuages, elle aperçoit une forme noire, menaçante pour celui qui ignore ce dont il retourne, puis finalement l’animal perce le coton du ciel pour descendre plus bas, et l’ombre de ses ailes se projettent sur l’adolescente. Ce n’est pas un adulte, et pourtant, il a cette majesté, cette puissance typique qui émane de lui. Un sourire se dessine sur ses lèvres, presque tendre en voyant la créature, clairement admiratif. Et comment aurait-il pu en être autrement ?
Il était vrai qu’elle avait été élevée ici, sur ces îles, celles des Hébrides où vivaient les dragons du même nom, et pourtant elle ne cessait de s’émerveiller en les voyant. Elle ne pouvait pas s’en empêcher. C’était là quasiment toute l’innocence qui lui restait, elle pouvait bien en profiter.

Finalement, la créature mythique s’éloigna du lieu sacré de la belle, et elle laissa son regard vagabonder autour d’elle. La première fois qu’elle était venue ici, c’était par accident. Elle était tombée dans la mer, en essayant d’aller récupérer quelque chose accroché au flanc d’une falaise. C’était un défi stupide à elle-même. Elle avait ripé sur une pierre trop glissante, et avec le choc contre l’eau s’était évanouie. Une chance qu’elle ne soit pas morte, et que le courant l’ait éloignée des rochers contre lesquels son corps se serait brisé comme une poupée de chiffon. Et il l’avait entraîné là. Et son instinct avait pris le dessus.
Bien heureusement, elle n’avait pas eu à attendre longtemps avant qu’on vienne la secourir - merci au système de détection des mineurs présent dans les îles pour que les parents puissent surveiller leur progéniture. Mais elle avait eu le temps d’explorer l’endroit, et de comprendre que cette île était tenue à l’écart pour des raisons simples. D’ailleurs, c’était à peine si elle était couverte par la magie du clan.
A vrai dire, ils ne s’inquiétèrent réellement que deux jours plus tard, en voyant qu’elle ne revenait pas de son escapade.
Il était fréquent déjà à ce moment là que la jeune fille disparaisse parfois une nuit, souvent avec sa soeur, pour fuir l’autorité parentale, principalement, dont l’éducation stricte n’était pas toujours à leur goût. Autant vous dire qu’entre Alexandre et elles, les parents avaient fait fort. Ce qui était d’ailleurs bien souvent sujet à la plaisanterie au sein du clan qui connaissait les déboires de leur chef pour tenir en place les trois garnements (même si Alexandre n’était alors plus en âge d’être un garnement).

Pour elle, ça avait été la première fois qu’elle s’était réellement retrouvée seule, dans la nature, sans personne d’autre qu’elle-même pour l’aider. Et c’était aussi à ce moment là qu’elle s’était rendue compte d’une chose. C’était que là, plus que n’importe où ailleurs, elle s’était sentie réellement vivante. Pas avec ceux qu’elle aime (et Merlin sait qu’elle les adorait et les chérissait à un point à peine imaginable), pas à Poudlard en train de suivre des cours à l’intérêt limité quand on était une MacFusty, pas au creux des bras d’une amante (quoiqu’à ce moment là elle ne savait pas encore à quoi s’attendre), mais bel et bien au milieu de cette île, cachée sous un tas de feuilles pour se protéger du froid, en train de regarder les étoiles. Simplement.
Elle avait compris que sa raison d’être en ce monde, ce n’était pas de devenir une célèbre politicienne, ni de grande sorcière. Mais ce n’était pas grave. Parce que maintenant qu’elle savait, plus rien ne l’empêcherait de faire ce qu’elle voulait. Et elle savait aussi que, quelque part au fond d’elle, ça avait toujours été là, écrit, gravé même, et que ça ne changerait jamais quoi qu’elle fasse.

De ce qu’elle avait ressentit ce jour là, elle n’en avait parlé qu’une fois avec Ceana. Elle n’avait pas su mettre les mots justes sur la sensation qu’elle avait ressenti. Elle lui avait simplement dit qu’un jour, elle partirait.Qu’elle le devrait, parce que c’était ainsi. Mais ça ne serait pas ce jour, elle le savait, alors en attendant, elles resteraient ensemble. Comme si elles pouvaient réellement se séparer. Elle avait bien dit, en plaisantant, que « De toute façon, je sais très bien que je serais jamais débarassée de toi, t’as trop besoin de moi pour ça. »
Et elles en avaient ri, et Ceana avait répliqué, toujours sur le ton de la plaisanterie (malgré un sérieux qui pouvait porter à confusion), que c’était plutôt elle qui n’arrivait pas à couper le cordon. Et étrangement, ce soir là, entre les murs protecteurs du château, malgré sa nouvelle résolution, Èibhlin pleura dans les bras de sa jumelle, sans doute pour être sûre que le jour où elle partirait, ça n’arrive pas.
Ca ne serait jamais des adieux, elle le savait, en avait une conscience aiguë, mais en cet instant, l’idée même de se séparer de Ceana était trop douloureuse pour qu’elle puisse réagir autrement.

Èibhlin respire profondément, alors qu’au dessus de sa tête s’étend un ciel étoilé. Elle n’a pas fait de feu, afin de ne pas gâcher l’observation minutieuse qu’elle fait. Elle connaissait par coeur la carte qui s’étalait sous ses yeux. Pourtant elle était bien différente de celle qu’on pouvait voir depuis l’île principale, ou depuis Poudlard, dont la pollution lumineuse, bien que faible, empêchait de voir certains astres.
Ses mains sont croisés derrière sa nuque et lui servent d’appuis, alors que devant ses lèvres se condense l’air qu’elle expire, la fraîcheur de la région étant bien connue même en plein été, et surtout la nuit. Contrairement à la première fois qu’elle était venue ici, l’adolescente disposait de protection contre le froid, qu’elle avait pu transporter jusqu’ici grâce à un moyen de transport des plus moldus, un kayak. Elle avait pu en faire l’acquisition grâce à son frère. Cadeau d’anniversaire de ses treize ans. Au début un peu réticent, finalement son aîné avait cédé face à la demoiselle qui avait bien insisté pour que les parents ne connaissent jamais l’existence de l’objet (elle soupçonnait également Laetitia d’avoir plaidé en sa faveur, ainsi qu’un certain troll d’Asie aux tendances nudistes), le cachant durant son absence sous les racines d’un vieux chêne centenaire au bord d’une falaise. Elle en avait besoin pour pouvoir rejoindre l’île, tous les ans, et bien qu’elle pouvait désormais transplaner, elle tenait à conserver cette tradition. C’était par l’eau qu’elle était parvenue jusque là-bas, c’était par ce moyen qu’elle y retournerait.

Dire que dans un an... Elle partirait. Elle partirait découvrir le monde de ses propres yeux, créerait ses propres récits de ses voyages, apprendrait à vivre d’elle-même (bien qu’elle savait déjà le faire en un sens). Son rêve se réaliserait.
Et il fallait avouer que cette idée la terrorisait plus qu’autre chose.
D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle n’avait jamais été seule. Elle avait toujours été entourée de gens, elle avait toujours eu ses proches avec elle pour l’aider, la guider, et elle se retrouverait sans rien du jour au lendemain. Elle n’aurait plus qu’elle-même. Et c’était terrifiant. Pourtant, ça n’ébranlait en rien sa résolution. Quoiqu’il arrive, ça serait ce qu’elle ferait, et rien sur cette planète ne pourrait la faire changer d’avis. Elle voulait voir de ses propres yeux les aurores boréales, les lacs d’Europe, les monuments construits des mains d’hommes, cachés dans les forêts dangereuses d’endroits vides de présences. Elle voulait voir la beauté de ce que personne ne verrait jamais de ses propres yeux, mais aussi contempler l’horreur qui traversait le monde d’elle-même. Prendre conscience que tout n’était pas rose.
Car évidemment, la jeune femme n’était pas assez stupide pour croire qu’elle pourrait s’épargner les dangers d’une telle vie, encore plus dans la mesure où elle était une femme. Et ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle ne voulait pas faire la touriste. Sinon elle trouverait un boulot, et partirait quand elle aurait des vacances.
Elle voulait juste vivre.

Quand elle pensait qu’à peine une dizaine d’année en arrière elle n’était qu’une gamine... A cette époque, elle ouvrait sur ce qui l’entourait les yeux bleus émerveillés de l’innocence et de la curiosité. Elle découvrait ses pouvoirs, avec sa soeur. Elle amusait ou désespérait les adultes du clan de ses frasques, se perdait dans les pics montagneux des îles, pour aller voir de plus près les dragons. Elle rêvait de pouvoir un jour en élever un elle-même, naïve qu’elle était, et ce bien malgré les nombreux avertissements de ses parents, et même de son frère. Mais hé, on ne savait jamais. Et puis à cet âge là, on pouvait bien rêver.
Ensuite, quoi ? Elle était entrée à Poudlard avec sa soeur, et croyez-moi que les professeurs avaient désespérés de voir arriver deux nouvelles MacFusty après ce que leur frère avait fait dans les couloirs de l’école. Ah ça, elles étaient bien surveillées, les deux petites. Mais ce n’était pas suffisant, car rapidement les deux gosses commencèrent à n’en faire qu’à leur tête, ce qui aura pu leur causer au début de nombreuses heures de colle avant qu’elles ne commencent à connaître suffisamment le château et les habitudes des enseignants pour échapper de plus en plus à leur surveillance (même si ça ne suffisait pas toujours).
Comme le voulait la tradition familiale, on commença à leur enseigner l’occlumencie. Et à mon avis, ce fut là une grave erreur de la part des parents, qui devaient en avoir parfaitement conscience. Mais certaines traditions avaient la vie dure, et pour protéger le clan, il fallait au moins ça. Même si cela signifiait que désormais elles auraient une arme de plus contre l’autorité parentale. Bah, elles n’étaient plus si terribles. Tout du moins, elles l’étaient d’une autre façon que lorsqu’elles étaient gamines. Evidemment, ce ne fut pas simple d’apprendre à fermer son esprit, surtout dans la mesure où Eibh était une personne plutôt ouverte, pour qui la communication était une chose importante. Dans une certaine mesure du moins. Il lui fallut donc quelques temps pour réellement commencer à maîtriser la chose, pour parvenir à fermer son esprit. Mais avec le temps sa maîtrise grandit suffisamment. Elle avait un peu peur qu’à cause de ça, sa soeur et elle se comprennent moins, mais bien évidemment, il n’en fut rien, et fort heureusement d’ailleurs. Autrement sans doute aurait-elle simplement laissé tomber l’occlumencie.

Au final, grandir sur les îles aura été facile, en un sens, malgré les dangers les entourant de manière constante. Elle avait, aux yeux de ses parents, bien trop souvent eu à se tirer d’un mauvais pas face à un dragon, de par sa nature quelque peu téméraire. Mais il fallait bien avouer que ça la faisait plus sourire qu’autre chose. Ce n’était pas comme si elle ne savait pas ce qu’elle faisait, non plus. Et au final, elle trouvait moins dangereux d’affronter une de ces bêtes que d’avoir à tenir tête à sa mère. Comme elle avait eu à le faire, seulement un an plus tôt.

C’était arrivé durant les grandes vacances, alors que la famille se remettait doucement de la mort de Laetitia. Pour tous, perdre la femme d’Alexandre avait été un choc, et ils ne comprenaient pas qu’elle soit morte à cause d’une simple maladie qui, chez les sorciers, ne faisait plus de victime depuis des lustres. Eibh, pour sa part, avait été particulièrement touchée par ce qui était arrivée. Elle n’était pas particulièrement proche de la femme, bien qu’elle l’appréciait grandement, mais l’état de son frère suite à ce décès l’inquiétait, sans parler de la réaction du petit. Assister à l’enterrement avait été, pour elle, une véritable torture, et elle n’avait pu que partager la tristesse de ses proches.
Néanmoins, malgré cette terrible perte, la vie continuait, et l’adolescente avait de bien nombreuses occupations. Et parmi celles-ci, entre autre, la découverte de la sexualité. C’est qu’à 16 ans, nos hormones commencent à bien nous travailler, et Èibhlin ne faisait évidemment pas exception. Mais je vais vous épargner un quelconque récit romantique sur ses premiers émois, et plutôt en venir aux conséquences qu’ils ont pu avoir. De bien fâcheuses conséquences, si vous voulez mon avis.
Toujours est-il qu’au cours de l’année, elle s’était doucement rapprochée d’une fille du clan qui allait également à Poudlard, et l’adolescence accompagnée de ses doutes aidant, sans oublier la curiosité, c’est durant l’été que les choses s’étaient emballées, et qu’elles avaient partagé un moment des plus intimes, sur l’une des îles de l’archipel, à l’écart des autres afin d’éviter de se faire prendre. C’est qu’elles doutaient fortement que leurs parents respectifs apprécient d’apprendre leur vraie relation, déguisée derrière le voile trouble de l’amitié. Néanmoins, c’était sans compter sur leur imprudence, car après les heures passées à jouer l’une avec l’autre, elles choisirent de rester un instant, de profiter du calme, avant d’être forcées de rentrer chez elle. Mais bien souvent, le confort et la chaleur du corps d’une femme contre le sien entraîne l’inévitable, et ainsi elles s’endormirent dans les bras l’une de l’autre.

« ... que c’est que ce bordel, Ailis ?! »
Eibh fronça les sourcils, dérangée dans son sommeil par la voix qu’elle ne connaissait pas. Hum, elle dormait là, ça se voyait pas ? Pis qu’est-ce qu’Ailis ve-
Oh. Oh putain.
Elle ouvrit les yeux d’un coup. Appuyée à moitié contre un arbre, sur la couverture qu’elles avaient posé en arrivant, Ailis s’agitait à côté d’elle pour les couvrir. Face aux filles se tenait un jeune homme qui devait avoir peut-être quatre ans de plus qu’elles, et dont Èibhlin connaissait le visage, sans parvenir à remettre un nom sur celui-ci. C’est qu’elle était pas très douée pour ça, vous voyez. Prenant conscience de la situation, l’adolescente finit de les couvrir avant de chercher du regard ses habits, alors que le jeune homme avançait d’un pas rageur vers elles. Oh, non, non, non, ça sentait le roussi. Parvenant à mettre la main sur ses sous-vêtements et son haut, elle les mit très rapidement, avant de se lever. Pas qu’elle soit pudique, mais étant donné la situation, c’était pas forcément la peine d’en rajouter. Pis il en avait bien assez profité comme ça, fallait pas déconner non plus. Elle se posa naturellement face à lui, dans un geste protecteur pour Ailis, celle-ci se sentant visiblement très mal à l’aise.
« Hé, ça va là, t’as pas l’impression de déranger ? »
Il ne semblait pas disposé à l’écouter, et tenta de la dégager pour passer. Elle fit bloc, posant sa main sur l’épaule du jeune homme pour le repousser.
« Dégage du chemin, MacFusty, tu gênes.
- [color=#983565]Non mais tu rêves ou quoi ? Mais t’es qui à la fin ?!
- [color=silver]J’suis son frère, espèce de... » Il la dévisagea des pieds à la tête, avant de lâcher le dernier mot avec un mépris des plus effrayants, et une claque n’aurait sans doute pas eu plus d’effet. « De monstre. »
La mâchoire serrée, Èibhlin dû faire tous les efforts du monde pour ne pas en foutre une à ce pauvre type. Il la contourna et attrapa Ailis par le poignet, alors que celle-ci venait tout juste de finir de se rhabiller. Il entraîna la rouquine à sa suite, non sans ajouter un « T’as pas intérêt à t’approcher d’elle à nouveau. » des plus menaçants (autant vous dire qu’Eibh ne le retiendrait sans doute pas).
Elle donna un coup de poing rageur dans l’arbre lorsqu’il disparu de sa vie, accompagné d’un hurlement indigné. Bon sang... Elle était... Elle allait se faire tuer. Littéralement. Si ce type parlait, et sans doute le ferait-il au mépris du danger, puisqu’en le faisant il se mettrait toute la fratrie MacFusty à dos, elle était foutue. Se mordant le pouce en réfléchissant, l’adolescente remballa les affaires qui restaient, finit de passer une tenue correcte, et alla chercher le portoloin pour rejoindre l’île principale où se trouvait le château familial.

En franchissant la grande porte, elle se retrouva face au vieux couple d’ancêtre qui la fixaient, comme si ça avait été elle la fantôme. Jetant les affaires qu’elle transportait dans un coin, elle se dirigea d’un pas calme, empli d’appréhension, vers la salle principale. Elle croisa le regard de la tante Emily, plus loin, qui lui fit quelques signes encourageant, l’air de comprendre. Alors elle franchit les portes. Face à elle, assise au bout de la table, se tenait sa mère, la tête entre ses mains, et son père à ses côtés les mains posées sur ses épaules. Il devait être en train de lui parler, car tous deux levèrent les yeux sur elle en s’interrompant, visiblement. Elle se figea, se tenant droite et fière comme elle le faisait toujours, la tête relevée, tandis que sa mère se redressait avec raideur.
Èibhlin avala sa salive. C’était évident qu’il serait venu parler. Il l’imaginait très bien tenir Ailis par le poignet, comme si elle avait été une criminelle, et la secouer en lui hurlant de dire que c’était cette dépravée d’Èibhlin qui lui avait forcé la main, que tout était sa faute, et que sa famille exigerait réparation. Et elle n’était pas loin de la vérité.
Affrontant le regard face à elle, elle s’avança doucement dans la pièce, sans franchir la frontière de la table néanmoins. Pour une fois, elle était courageuse, mais certainement pas téméraire. D’un calme des plus inquiétants, les mains posées à plat sur la table sans doute pour cacher sa tension, sa mère prit la parole.
« Èibhlin... On vient de nous rapporter une information troublante.
- Hum. Vous voulez parler de ma séance de bronzage en compagnie d’Ailis ? Non parce que si c’e-
- ÈIBHLIN ! » Elle frappa des mains sur le bois, et le son résonna dans la pièce comme un coup de tonnerre, Èibhlin rentrant la tête dans ses épaules. Bon, sa mauvaise foi ne marcherait pas aujourd’hui. Il valait mieux qu’elle la joue carte sur table. Mais très sincèrement, elle n’avait pas envie de ça. Jusqu’à présent, elle n’avait pas franchement dans l’idée d’en parler avec ses parents et d’ailleurs, comme bien souvent, seule sa fratrie était plus ou moins au courant pour le moment. Pour le coup, elle ne voyait pas trop comment s’en sortir. L’échange de regard prit fin lorsque sa mère ferma les yeux, avant de les lever au ciel dans un geste qui n’était pas sans rappeler celui de son frère, avant qu’elle se redresse, lâchant un rire nerveux. Mauvais signe.
« Après Alexandre, il fallait que ça soit ton tour, évidemment. A croire que vous avez décidé de le faire dans l’ordre. Le mariage, l’homosexualité... Ca va être quoi, après ? Ceana va tomber enceinte ?
- C’est pas ça, maman !
- C’est exactement ça. Bon sang, Èibhlin... Tu ne peux pas te permettre d’agir n’importe comment. Quand tu es ici, tu ne peux pas penser qu’à toi, tu es la fille du chef du clan. Tu as des responsabilités. Pas autant que ton frère, mais ce n’est pas rien non plus.
- Je ne vois pas en quoi ce que j’ai fait remet en question notre autorité, ni quoi que ce soit d’autre. Ce n’est pas comme si j’avais choisi d’être comme ça.
- Mais tu ne peux pas être comme ça. Et ça ne durera pas éternellement. Ce n’est qu’une passade. Tu le sais très bien. »
Lançant un regard déçu, et profondément blessé à sa mère, l’adolescente se redressa et releva la tête.
« Ouais, tu as raison. Ce n’est que ça, comme ça l’a été pour la Cousine Emily. » Lançant un regard noir à sa génitrice, elle poursuivit sans détourner le regard. « Et on sait tous ce qu’elle a finit par faire. »
Après ces mots, elle détourna le regard et fit demi-tour pour quitter la pièce, la démarche raide.

Après ça, elle avait été punie pour le reste des vacances. Elle ne pouvait évidemment pas décemment enfermer sa fille dans le château, sachant que ça serait une bien mauvaise idée, mais elle avait imposé à celle-ci un surveillant qui la suivait dans chacun de ses déplacements. Autant vous dire que le pauvre bougre avait eu bien du mal à réussir sa mission.
Un fin sourire étira les lèvres de la jeune adulte. Ca faisait un an que cette dispute avait eu lieu, et bien plus longtemps qu’elle savait qu’elle n’avait aucun attrait pour les mâles. Et ça ne lui était toujours pas passé. Elle se souvenait avoir eu une discussion avec le fantôme de la Cousine Emily suite à ça, où elle l’avait un peu rassuré sur le sujet. Èibhlin avait toujours éprouvé une sorte d’admiration pour cette femme qui, au cours du XVième siècle, avait trouvé le courage de se libérer du joug familial pour partir voyager. Et à cette époque, les routes étaient bien moins sûres qu’aujourd’hui (quoiqu’avec les événements récents...).
Elle avait appris par la suite qu’Alexandre l’avait soutenue auprès des parents, et avait cru entendre que le frère Ailis avait eu quelques ennuis. Il était fort probable que Ceana ne soit pas étrangère à ce fait, d’ailleurs. Elle savait qu’elle aussi l’aiderait toujours, même si elles passaient au moins la moitié de leur temps désormais à se quereller gentiment.
Elles avaient grandit. Et si elles paraissaient s’être quelque peu éloignées l’une de l’autre pour vivre leurs vies, elles étaient sans doute plus proches que jamais. D’ailleurs, combien d’âmes innocentes s’étaient laissées prendre au piège, pensant interrompre une dispute entre les deux soeurs pour finalement se retrouver avec les deux diables sur le dos ? Un certain nombre, le temps que le message passe, croyez-moi.

Finalement, elle allait entamer sa dernière année à Poudlard et espérait que celle-ci serait calme. Du moins, autant qu’elle pouvait l’être en sachant que la fratrie allait être réunie entre les murs de l’école à nouveau. Autant vous dire que ça ne serait pas de tout repos.
Néanmoins, les récents événements l’inquiétaient quelque peu. Elle n’avait jamais eu peur des épouvantard, mais cette fois, ce n’était pas pareil.
Pas vrai ?

Ϟ Date de naissance : 13 Avril 2010
Ϟ Nationalité : Ecossaise
Ϟ Statut de sang : Sang-mêlé
Ϟ Maison : (proposez-en deux) : Serpentard/Gryffondor
Ϟ Baguette : Bois de charme, ventricule de dragon pour une longueur de 24,4cm.
Ϟ Particularité : Occlumens / Son prénom est d’origine gaélique, donc malgré son orthographe particulière, il se prononce Evelyn
Physique & Caractère


Ϟ Age : 17 ans
Ϟ Corpulence : Normale, avec quelques formes
Ϟ Couleur des yeux : Bleus
Ϟ Couleur des cheveux : Noirs
Ϟ Signe distinctif ? Son tatouage.

« Ca se prononce Evelyn, connard ! »
Ah, mais qu'ouïs-je ? Ne serait-ce pas là la douce voix de notre chère Èibhlin qui se fait entendre ? Il semblerait bien que si.
La jeune femme, le visage marqué par une colère tout aussi audible que visible, attrape le pauvre bougre qui a osé mal prononcer son nom par le col de sa chemise et va pour commencer à le soulever de son siège, derrière le comptoir, ce qui est loin d'être une mince affaire pour elle. Elle sent dans son dos le regard de son frère qui part au ciel, alors qu'il se dit qu'il devrait peut-être l'arrêter avant qu'elle ne leur attire des problèmes. C'est qu'elle avait le sang chaud la petite, mais que ce n'était pas une raison pour se laisser exploser à tout moment. Si les parents voyaient ça... Oh, leur père dirait sans doute que c'était bien sa fille, et leur mère pincerait l'arrête de son nez d'un air désespéré, fermant les yeux le temps de rassembler son courage pour éviter le massacre qui s'annonçait.
En attendant, seuls Alexandre et Ceana étaient présents à l'entrée de la soirée où les nouveaux arrivants donnaient leur nom afin de s'assurer qu'ils étaient bien invités. La fratrie avait fait l'erreur de se présenter sous le seul nom des MacFusty, et le jeune homme avait fait l'erreur de tenter de confirmer les prénoms. Ce qui avait résulté en une situation des plus désagréables pour lui. Mais finalement, si Ceana semble se délecter de la situation, Alexandre se dit qu'il serait peut-être temps pour lui d'agir, afin d'éviter que sa petite sœur ne fasse subir mille souffrances à ce pauvre inconnu qui avait eu le malheur de « l'insulter ».
Personne ne prononçait mal son prénom. Personne.
Ceci dit, l’homme (car contrairement aux deux jeunes femmes, il était déjà adulte depuis assez longtemps pour que le qualificatif de “jeune homme” ne lui convienne plus) vint poser sa main sur l’épaule d’Eibhlin, ce qui eut pour effet de la calmer quasiment instantanément. Ou du moins d’éviter au pauvre employé de finir réduit à l’état de boudin dans un coin caché de la demeure où se tenait la réception.
D’un « Humph » des plus mature, l’adolescente se détourna de sa pauvre victime, croisant les bras sur sa poitrine en ronchonnant dans sa barbe que c’était sa faute, qu’il n’avait qu’à pas être un sale sassenach incapable d’aligner trois syllabes pourtant évidentes à prononcer pour quiconque sait connecter deux neurones.
La crise passée, les vérifications d’identité terminées sans plus d’ennuis grâce à la diplomatie d’Alexandre, la fratrie peut finalement prendre la marche vers les grandes portes qui s’ouvrent sur leur passage, dévoilant la salle de réception à leurs yeux. C’est le genre de pièce immense, luxueuse, où la jeune femme se sent assez peu à l’aise, plus habituée aux châteaux de pierre froide et à l’allure quelque peu rustique, qu’elle aimerait quitter à peine les portes passées. Elle n’aimait pas les mondanités, et aurait en cet instant échangé sa place contre à peu près n’importe quoi. Quoique non, il valait mieux ne pas dire ça, sinon elle allait encore se retrouver dans une situation désagréable. La dernière fois, hé bien... Non, elle préférait ne pas y repenser. Donc elle n’aurait peut-être pas vendu sa place pour tout et n’importe quoi, mais elle n’en était pas loin.
« Je ne comprends toujours pas pourquoi les parents nous on envoyé... Toi à la limite, je comprends. » Elle prononça ces mots en envoyant un long regard à son aîné, avant de le couler vers sa soeur jumelle. « Mais nous... »
Elle lui lance un sourire, en entendant sa réplique, un de ceux bien connu des membres du clan qui savent très bien que lorsqu’il apparaît, il vaut mieux s’éloigner un peu. C’est celui plein de malice, qui fait pétiller leur regard, et tu sais, tout au fond de tes entrailles, qu’à cet instant précis une connerie va être lâchée. Mais la connerie ne vint jamais, au grand regret de la cadette.
En revanche, elle a le plaisir d’entendre la douce mélodie d’une voix féminine appeler son frère, et son sourire ne peut que s’agrandir en apercevant la lueur de désespoir au fond de son regard. La pauvre, à peine arrivé, déjà il se faisait accoster. Les joies d’être l’héritier du dernier grand clan d’Ecosse sorcier. Au moins, pour ça, les jumelles avaient de la chance. Elles avaient moins d’obligations, plus de libertés. Bien qu’elles devaient toujours se comporter de manière appropriées en public. Ce qui bien évidemment avait de quoi faire grogner l’adolescente qui ne se gênait pas pour faire connaître son mécontentement. Elle n’avait jamais été du genre à passer par quatre chemins pour faire comprendre les choses aux gens, et se montrait généralement d’une franchise à toute épreuve, au point qu’elle puisse parfois en être cruelle. Mais en attendant, elle est occupée à parier, avec Ceana.
C’était l’un de leur grand jeu : à chaque fois que la fratrie était de sortie, c’était inévitable qu’Alexandre se fasse aborder, et ainsi les deux petits démons qu’elles pouvaient être essayaient de déterminer de façon plus ou moins réaliste combien de temps il tiendrait avant de s’enfuir. Ou combien de temps elle tiendrait avant de laisser tomber. Malheureusement, ces bêtes là étaient d’une pugnacité des plus étonnantes, surtout lorsque, comme c’était le cas ce soir, elles étaient en compétition.

Èibh tente de cacher son amusement derrière un verre d’une boisson quelconque (maintenant qu’elle avait atteint la majorité, elle n’avait plus à faire attention) et elle suit Ceana plus loin, se plaçant stratégiquement pour pouvoir admirer la scène. Les deux adolescentes attendaient que la voie se libère pour aller monter la tête à la pauvre blonde qui n’en finissait pas d’ennuyer leur très cher frère. C’est que ça serait dommage qu’elle pense qu’elle ne l’intéressait pas à cause du manque d’expression de son frangin, vous voyez le genre ?
Malheureusement, le voilà sauvé par quelqu’un que les deux adolescentes n’ont aucun mal à reconnaître. Matthew Scott, un vieil ami d’Alexandre, qu’elles avaient fini par apprendre à connaître plus ou moins. Car si elles avaient pu entendre de nombreuses histoires à son sujet, il conservait pour lui de nombreux mystères derrière sa nudité apparente. Pour sa part, Èibhlin l’adorait. Car en plus de faire preuve d’un humour des plus appréciables, c’était un grand voyageur, et il était rare de le voir au pays. Evidemment, c’était un anglais, mais ça, elle pouvait bien lui pardonner, car entendre ses récits de voyage, ça n’avait pas de prix. D’ailleurs, la jeune femme ne cachait pas son ambition de partir un jour également parcourir le monde, découvrir ses merveilles et ses trésors, telle une Lara Croft sorcière des temps modernes (bien que très sincèrement, il était peu probable qu’elle saisisse cette comparaison, mais ce n’est pas grave, elle n’est pas là pour elle). De fait, elle attend quelques instants, ceux nécessaires à la mise au point avec Ceana de leur plan diabolique vu plus haut, et ceci fait, abandonne son verre sur une table disposée le long de la salle afin de se diriger vers le compagnon d’Alexandre.
Pour se faire, elle choisit de ne pas s’encombrer de ses chaussures à talon qu’elle retira, le temps de courir avec une discrétion des plus discutables jusque lui, étant donné le lieu et les circonstances, pour lui sauter dessus telle l’adolescente moyenne. Evidemment, elle manqua de le faire tomber, mais ce n’était pas grave, surtout que dans tous les cas, ça n’empêcherait pas les séniors présents de s’offusquer d’un tel comportement.
Voyons, ce n’était pas digne d’une jeune fille de bonne famille.
Comme si elle allait s’en préoccuper tiens. Les apparences, très sincèrement, elle s’en fiche un peu. D’ailleurs, on lui avait souvent fait remarquer qu’en tant que fille aînée, elle se devait de montrer l’exemple pour sa soeur. Qui n’avait même pas une heure de moins qu’elle, oui oui. La mauvaise foi familiale avait encore frappé.

Ceci dit, dans ses yeux bleus brillait une lueur d’admiration quand elle écoutait les nouveaux récits rapportés par Matthew, qui avait, une fois de plus, échappé à son amie la mafia chinoise dans des aventures des plus rocambolesques. De temps en temps, elle lançait un regard à sa soeur, pour l’observer magouiller auprès des prétendantes de leur aîné. Elle ne pouvait voir que ses cheveux noirs, pareils aux siens, mais elle devinait sans mal ses expressions, le discours qu’elle tenait, rien qu’en voyant son attitude, et ça ne pouvait que l’amuser. Elle savait que les gens se méfiaient peu d’elle, en général, du fait que son tempérament soit plus calme et posé. Et son visage d’ange aidant... Pour sa part, elle ne maintenait que très peu l’illusion d’être un ange, de par son caractère plus emporté, et ça lui allait très bien. Elle aimait ce contraste entre sa personnalité et ce qu’elle laissait voir au premier abord aux gens, s’en amusait, même si avant, ça l’ennuyait plus qu’autre chose, et qu’elle ne comptait plus le nombre d’imprudent se disant qu’avec un minois aussi joli, on ne pouvait qu’être une charmante jeune femme.
Grave erreur. A peu près aussi grave que de se tromper dans son prénom. L’expression affirmant que les apparences étaient trompeuses n’avait jamais été aussi vrai qu’avec elle et son sale caractère.

Comme pour son frère, la présence de Matthew avait éclairé une partie de sa soirée, et elle était au final plutôt contente d’être venue, donnant tout pour rester et écouter de nouvelles histoires de l’homme. Mais il fallait bien rentrer, à un moment, et c’est ce que fit la fratrie.
L’autre avantage d’être désormais majeure, c’était qu’elle pouvait transplaner d’elle-même, finissant par disparaître en transplanant juste avant son frère (parce que monsieur remettait en doute sa parole quant à sa venue juste après lui, et ma foi, il n’avait pas tort).
Pop.

Après un « ’Night. » prononcé rapidement en réponse à celui de son frère et de sa mère, non sans leur offrir une étreinte rapide, Èibhlin monta les étages pour rejoindre sa chambre. A cette heure tardive, elle espérait que sa chambre n’aurait pas eu l’idée de se carapater plus loin, et qu’elle n’aurait pas à lui courir après. Autant, dans sa jeunesse (pas qu’elle soit vieille), ça n’aurait pas posé de problème, elle serait simplement allée rejoindre sa soeur pour dormir avec elle, autant désormais, c’était plus compliqué. Car bien que leur relation reste particulièrement fusionnelle, l’une comme l’autre appréciaient d’avoir leur intimité, et il devenait de plus en plus rare de les trouver ensemble au matin depuis qu’elles avaient atteint l’adolescence. Soupirant de soulagement en voyant sa porte toujours présente, elle prit brièvement sa soeur dans ses bras en guise de bonne nuit avant de gagner sa chambre.
Le pas de celle-ci à peine franchit, elle quitta sa robe de soirée avec un soulagement non dissimulé, jetant ses chaussures déjà ôtées dans un coin de la pièce. Défaite ainsi du morceau de tissu, elle traversa la pièce sans rien sur elle, dans une absence totale de pudeur (en même temps, il n’y avait personne) pour rejoindre son armoire. Elle glissa une main sur son épaule gauche, et vint tâter avec précaution de la pulpe de ses doigts, comme elle le pouvait, l’encre qui avait été apposée récemment sur son omoplate. Et si pendant toute la durée de la soirée elle n’avait rien dit, elle avait pu sentir une légère douleur pulser de son derme aux teintes claires touché par l’apposition de la marque du clan. D’ailleurs, en observant bien, on pouvait même noter une certaine rougeur là où sa peau avait été travaillée, le haut de son bras gauche, et de son dos, ainsi qu’une grande partie de celui-ci, descendant jusqu’à sa moitié en formant à demi-cercle sur son côté gauche. Un circuit moins invasif que celui de sa soeur, mais la nature différente de leur tatouage y était pour beaucoup. Peut-être agrandirait-elle la zone de confort de l’animal parcourant son corps dans le futur, mais pour l’instant, c’était suffisant. Encore plus dans la mesure où avoir été marqué était une chance qu’elle avait eu, ayant lourdement insisté pour pouvoir l’obtenir.
Les entrelacs noirs sur son omoplate forment un cercle plein, et lorsque les doigts l’effleurent, un oeil s’ouvre, d’un bleu qui n’était pas sans rappeler celui des yeux de la famille, travaillé finement dans des nuances qu’un tatouage moldu ne pourrait avoir. Le dragon se lève, se détache, laissant derrière lui un quart de lune noir travaillé de la même façon que l’animal. Il grimpe à son sommet, et dans un bond détend ses ailes pour venir se percher sur l’épaule gauche, et cracher quelques flammes en voyant qu’on l’a réveillé pour rien. C’est que la bestiole est caractérielle.
Sa propriétaire grogne un peu en sentant le mouvement. On lui a dit qu’avec le temps, elle ne le sentirait pratiquement plus, ou plutôt, que ça ne serait plus douloureux. Et elle n’en doutait pas un seul instant. Mais tout avait un prix, pas vrai ?
En tout cas, elle lâcha un grognement, puis après une courte hésitation, attrapa rapidement un long t-shirt un peu déformé qu’elle enfila. Elle alla récupérer sa baguette dans le sac ridicule qu’elle avait gardé sur elle toute la soirée, et alla se vautrer dans le doux confort de son lit.
Elle enleva ce qui retenait ses cheveux de tomber librement sur ses épaules, posa tout ce qu’elle tenait sur sa table de chevet, et, jetant un dernier coup d’oeil par sa fenêtre pour voir au loin des flammes éclairer les cieux des îles, elle ferma les yeux et se laissa glisser dans un sommeil réparateur.

Notes aux examens

Notes aux BUSEs
Astronomie : O
Botanique : A
DCFM : E
Histoire de la Magie : P
Métamorphose : E
Potions : D
Sortilèges : O
Soin aux créatures magiques : O
Runes : A
Notes aux ASPICs
Astronomie :
Botanique :
DCFM :
Histoire de la Magie :
Métamorphose :
Potions :
Sortilèges :
Option 1 :
Option 2 :

Votre plus grande peur

« Medorthophobie - Peur de voir des pénis en érection »

Eibh est le genre de fille qui n’a pas peur de grand chose dans la vie. Alors, quand en troisième année, elle s’est mise à fanfaronner que l’épouvantard ne trouverait pas sa plus grande peur qui était inexistante... Bref, je vous laisse imaginer la tête de tout le monde en voyant la forme de l’épouvantard. Il s’agissait d’un mâle au mieux de sa forme, nu comme un ver, et exposant sa virilité turgescente devant toute la classe de gosses de treize ans. Et entre les petites prudes complétement sous le choc, les garçons qui se marraient comme des cons, et la pauvre jeune fille qui rougissait comme une pivoine sans rien pouvoir faire, les professeurs ont décidé de convoquer les parents d’Èibhlin afin de savoir de quoi il retournait, craignant qu’elle ait subit un abus. Mais non, car il y avait une explication tout à fait logique à ça.
Comme tout château hanté qui se respecte, la demeure des MacFusty abritait de nombreux fantômes à la mort plus ou moins atroce. Et d’autres à la mort un peu plus joyeuse, mais non moins ridicule. C’était le cas notamment du Grand-Oncle Horas, qui ne s’appelait pas “grand” seulement parce qu’il était très vieux. Vaillant guerrier de la lignée de sorcier, il était mort au cours d’une folle nuit d’aventure avec une femme. Et il était resté ainsi bloqué toute sa vie. Ne parvenant pas à le chasser, la famille était tout de même parvenue à le confiner dans une salle inoccupée et lointaine du château, jusqu’à ce qu’une petite fouine ne vienne fouiller par là. Alors encore particulièrement jeune, la pauvre enfant avait été traumatisée par cette vision particulièrement effrayante de ce qui l’attendait si un jour elle devait finir avec un homme (ce qui était toutefois loin de la vérité étant donné l’héritage MacFusty à ce niveau là), et elle avait ainsi fini par en éprouver une peur bleue.
Et c’était ainsi que le mythe de l’adolescente intrépide avait pris fin, dans le plus sombre des ridicules. Fort heureusement, les enseignants trouvèrent le moyen de faire en sorte que seule la classe présente ce jour là soit au courant de ce fait, et sa honte avait ainsi pu être étouffé par le nombre restreint de personnes au courant.
Derrière l'écran

Ϟ Pseudo : Aky
Ϟ Age : 20 ans
Ϟ Niveau RP ?Ca peut aller
Ϟ Comment as-tu connu le forum ? Par l'autre crétin qui se fait appeler Jason.
(c) CREDIT fiche - Never-Utopia & Daph & Loun-Ao




Dernière édition par Èibhlin D. MacFusty le Jeu 18 Juil - 12:17, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Ven 12 Juil - 6:47

Bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Ven 12 Juil - 14:28

Bienvenue Smile (c'toi le crétin, crétin!)
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MessageSujet: Re: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Jeu 18 Juil - 12:19

Bon, ma fiche est finie normalement o/ Have fun :') *retourne mourir de rire dans son coin*
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Ezra Fitzgerald
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MessageSujet: Re: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Jeu 18 Juil - 13:59

Pour l'occlumens, tu as eu l'autorisation d'un admin ? oô

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