Nightmare

Venez vivre votre pire cauchemar...
 

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 Viens donc n'aie donc pas peur ~ ♪ [PV Cloe]

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Damon Hardwell
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MessageSujet: Viens donc n'aie donc pas peur ~ ♪ [PV Cloe]   Lun 12 Aoû - 13:40


Cloe & Damon


Harry's Wondrous World by John Williams on Grooveshark


La dépendance… Mais qu’est-ce que c’est exactement ? Est-ce que l’on peut qualifier un comportement obsessionnel comme étant une dépendance ? Ou alors est-ce simplement une passion un peu trop développée ? Peut-être que l’on pourrait dire que c’est un peu les deux mais… Non. Cela dépend des cas, malheureusement. Le plus triste dans tout ça, c’est que la dépendance est une passe difficile qui est dure à quitter… La preuve avec une petite tête blonde âgée d’un peu plus de seize ans. Cela faisait environ deux ans qu’il était devenu accro à cette foutue plante et à ces putains de bouteilles et maintenant… Plus moyen de s’en sortir. Tout du moins, seul. Et ce n’est pas ce jour-là qu’il allait trouver quelqu’un pour l’aider, surtout dans l’endroit où il se rendait. Mais bon. Sinon, il y avait un petit paradoxe dans son comportement… Le jeune homme était accro à la picole et au cannabis… Mais, quand quelqu’un est bourré, généralement, il ouvre tout le temps sa grande gueule, non ? Et bah ce n’était pas le cas de notre jeune ami… Lui, sous les effets des drogues et de l’alcool, quand il ne connaissait pas, il ne la ramenait pas du tout. C’était assez… Bizarre, en effet. Bref.

Ce jour-là, le jeune Hardwell se trouvait chez ses parents, et plus exactement, dans sa chambre, dans une maison en plein cœur de Londres. Le temps était, certes, très ensoleillé, mais la chaleur l’empêchait de mettre ne serait-ce qu’un pied dehors… C’était horrible ! De ce fait, il était posé sur sa chaise, devant son PC, jouant comme un asocial à l’un de plus grands MMORPG’s qui existaient, World of Warcraft, venant tout juste d’acheter la dernière extension sortie il y a quelques jours à peine. Etant situé dos à la fenêtre, il profitait un peu du soleil, cigarette magique en bouche et bière du côté de sa main droite. La vie parfaite pour lui, quoi. M’enfin, il sentait un vide. Un gros manque même. Il… il avait d l’affection à revendre, certes, mais il fallait bien quelqu’un pour partager ça, vous n’êtes pas d’accord ? Et oui, il lui manquait une copine. Sa vie était bien monotone, et ce, même lorsqu’il était à Poudlard. En effet, ses journées scolaires pouvaient facilement se résumer par Cours – manger – fumer – boire – cours – manger – fumer – boire – fumer – boire – dodo. M’enfin, des fois, lors des vacances – mais surtout les grandes – il lui arrivait de sortir voir des… Non, il n’en a pas. Donc, il s’incrustait en soirée puis il rapportait ses consommations personnelles histoire de ne pas non plus se mettre dans un état minable tout seul. Il en avait marre à force quand même, hein, fallait le comprendre !

Néanmoins… Le soleil était bien trop lumineux pour notre cher Damon, qui ne pouvait jouer dans de telles conditions. Du coup, ni une, ni deux, il partit fermer les volets et les rideaux, dans le but de pouvoir jouir pleinement de ses instances avec ses amis « virtuels », tout du moins qu’il ne connaissait pas dans la vraie vie. Bref. Toujours avec son joint en bouche, il le ralluma, lui qui s’était éteint. Allez, il devait rester, quoi… Deux ou trois barres, qu’il prit rapidement, avant de foncer sur le boss final de ce raid, écrasant ce qui lui servait de filtre dans son cendrier. Il lui fallait absolument récolter le butin rare… Mais non, il n’y parvenait pas. Bordel, ce que c’était rageant ! Bref, il recommence plusieurs fois, ce qui lui bouffa rapidement l’après-midi, enchaînant les canettes de bière et ses longues cigarettes. Une fois dix-huit heures passées, sans aucun butin intéressant et complètement défoncé, il quitta le foyer familial et se rendit sur une place où il passait bien souvent ses soirées et une partie de ses nuits, Leicester Square.

Il faisait encore jour, et le soleil tapait toujours autant, bien que les températures fussent supportables par rapport à celles ressenties en cet après-midi. Il y avait plusieurs petites échoppes en cet endroit, mais ce qui intéressait le plus notre héros, c’était un lei que l’on appelait pub. Ouais, un bar quoi. A vrai dire, il avait ses préférences et ses habitudes, mais il avait décidé de changer pour une fois et se dirigeait donc en direction d’un de ces bistros qui avait l’air plus chic, ou au moins « classieux » que ceux qu’il fréquentait en temps normal. Certes, cette soirée aussi était normale, mais bon, il se comprenait. C’était le principal, non ? Bref. S’avançant lentement, lenteur due à la quantité de drogue ingurgitée durant l’après-midi, il pénétra timidement dans cet antre magnifiquement décorée par des blasons en tout genre, de queues de billard rustiques, des cadres avec l’image d’une chopine remplie de bonne binouze, des étagères avec certains trophées remportés, comme pour la fête des brasseurs ou la fête du houblon… Ce genre de trucs, quoi.

Après avoir traversé le petit couloir qui suivait la porte principale de cet endroit de beuverie, Damon n’en crut pas ses yeux. Toutes les tables étaient occupée, sauf peut-être une ou deux, et il n’y avait pas un seul ivrogne au bar ! Ah ça, c’était du changement pour blondinet, je peux vous le garantir ! Combien de fois il avait galérer pour se trouver une petite place au bar dans les tavernes qu’il côtoyait habituellement… M’enfin. Il se dirigea alors en direction du bar totalement vide, et s’assit dans le coin le plus à droit, côté fenêtre. De là, une serveuse vint le voir, comme elle devait le faire avec tous les nouveaux et potentiels consommateurs. D’une voix enjouée, elle se mit à le regarder, tout sourire, lui montrant les différents panneaux accrochés devant lui, sur lesquels étaient inscrites les boissons que possédait l’auberge où il était impossible de dormir.

« Bien le bonjour, jeune homme ! Que désirez-vous ? Nous avons plusieurs alcools à disposition, mais aussi des boissons non-alcoolisées ! Je peux vous proposer notre bonne Leffe en guise de bière, ou alors vous pouvez parfaitement goûter à nos différentes liqueurs, qui sont toutes plus bonnes les unes que les autres ! » Essaya-t-elle de convaincre le Hardwell, qui n’osait plus parler. Trop timide… Il était vraiment trop timide. Bordel, il allait encore avoir du mal à passer sa commande… Essayant de se convaincre lui-même, le sang-mêlé la regarda alors dans les yeux et déglutit sèchement, réfléchissant également à ce qu’il allait consommer… Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas bu une bonne pression… Il avait donc trouvé ce que sa bouche allait recevoir comme goût exquis.

« Hum… Une… Une leffe… S’il vous plait. » Demanda-t-il alors, baissant le regard après avoir fini de parler. Il patienta quelques temps, le temps qu’elle aille chercher ce qu’il lui fallait dans la réserve, lorsque la cloche symbolique placée au-dessus de la porte du bar retentisse. Un nouveau convive venait de s’inviter à la fête. Ou plutôt, une nouvelle. Oui, une jeune fille s’apprêtait à venir boire un coup, elle aussi. Mais… Damon la connaissait ! Il avait même passé son premier voyage en Poudlard Express avec elle. Mais bon, avec la chance qu’il avait, elle ne se souviendrait pas de lui. Et ça, ça ne l’étonnerait pas du tout, m’enfin. Puis il fut sorti de ses pensées par la serveuse qui lui ammenait sa boisson. Il la remercie d’un hochement de tête et commença à siroter lentement sa boisson, attentif aux pas de la jeune femme qu’il connaissait un tout petit peu. Allait-elle venir vers lui ou serait-il encore une fois laissé à l’écart, obligé de picoler tout seul comme un saoulard, comme un gros ivrogne qui n’avait que ça à foutre de ses journées ? Seul l’avenir nous le dira…

Néanmoins, il n’avait pas prévu qu’elle revienne quelques instants après pour vérifier son âge… Fort heureusement pour lui, il était habitué à ce genre de comportements… En effet, il ressemblait comme deux gouttes d’eau à son père, et il lui empruntait bien souvent sa carte d’identité. Et comme la photo du père de Damon datait, eh bien… Cela correspondait plutôt bien à sa bouille actuelle, dux ou trois rides en plus. Il présenta alors ladite carte et reprit sa boisson en main, prêt à en profiter pleinement, guettant toujours la Serpentard du coin de l’œil.

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Dernière édition par Damon Hardwell le Dim 18 Aoû - 14:09, édité 6 fois
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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Viens donc n'aie donc pas peur ~ ♪ [PV Cloe]   Lun 12 Aoû - 23:49

... ... ...
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∞ Oublier est une solution.



Les joues rouges, les cheveux presque ébouriffés, ce fut dans un cri de colère qu’une jeune fille relâcha toute sa fureur sur un pauvre oreiller qui n’avait rien demandé. La pauvre petite pensait que tous les malheurs du monde s’abattaient sur son joli minois et qu’il n’y avait rien pour y remédier. L’âge bête faisait bien des ravages sur cette Cloe, incapable de garder son sang froid plus longtemps lorsque sa mère haussait le ton et la recouvrait de reproches. Elle voyait ceci comme des médisances insupportables au point de l’insulter par derrière en espérant bien se faire entendre. Mais cette fois-ci, elle n’aurait jamais dû dire autant de grossiertés devant la chère Ashleigh Von Schwartzberg, qui n’était pas non plus du genre à se laisser faire. Après tout, elle était politicienne et dans ce milieu, il fallait savoir ouvrir sa bouche et exprimer ses réelles pensées. Enfin cela, c’était quand elle n’était pas forcée de devoir mentir auprès des gens afin d’obtenir leur confiance.

Cette habitude de vouloir toujours avoir raison l’avait menée à prendre des airs hautains auprès de sa fille et à la gifler lorsque cette dernière s’était montrée bien malpolie. Cloe l’avait évidemment mal pris, considérant cet acte comme la déclaration d’une guerre sans pitié. C’était donc pour cette raison qu’on pouvait la retrouver dans sa chambre, seule et sur les nerfs. Les poings fermés, elle martela les murs de coups allant jusqu’à les faire saigner. La douleur ne paraissait pas l’arrêter dans ses agissements, loin de là. Elle n’en avait que faire et sa négligence la rendait bien pathétique. Dans un mouvement brusque, elle se retourna vers le bureau situé au fond de son alcôve et elle saisit sa veste en cuir qu’elle enfila rapidement sans offrir la moindre attention à son lit défait et au bazarland visible sur le sol. Ce n’était certainement pas à cette heure-ci que la jeune fille allait ranger sa chambre et encore moins après la scène que sa mère lui avait faite.


Je n’en pouvais plus : franchement, comment pouvait-on supporter une bonne femme pareille ? Jamais contente, elle ne cessait pas de critiquer et de marmonner des phrases plaintives comme si tout n’était pas bien à ses yeux. Elle aurait très bien pu écrire un énorme roman vu le nombre de choses qu’elle me reprochait. Peut-être qu’elle aurait pu en faire un best-seller mais moi, je n’irais certainement pas me payer son fameux bouquin. Elle venait de me traiter de gamine irresponsable qui ficherait assurément son avenir en l’air à cause de mon manque d’intelligence et d’ambition. Bien sur, je n’étais qu’une imbécile incapable de réfléchir,  c’était bien connu. Non... j’avais simplement une manière de penser différente de la sienne et cela ne lui plaisait apparemment pas. De toute manière, ma mère comme mon père se ressemblaient. Ils avaient beau avoir divorcé depuis de longues années, je ne remettais jamais en cause le fait qu’ils formaient un très beau couple de grincheux jamais satisfaits. En même temps, tous les deux étaient des politiciens et c’était bien connu que ce genre de boulots ne rendaient pas les personnes bonnes et logiques. Ma mère aimait bien jouer les hypocrites auprès de la presse moldue et mon père  brillait sous les chaînes télé allemandes alors qu’il annonçait tout faire pour mobiliser de la main d’oeuvre supplémentaire.

Moi, je ne pensais pas comme eux et je n’avais nullement l’envie de devenir une bureaucrate. Malheureusement, ils ne le comprendraient jamais et comme bien souvent, je préférais me casser de chez moi plutôt que de rester dans cette mauvaise odeur de médisances. Voilà pourquoi  j’étais sortie de ma jolie maison avec un peu d’argent qui me permettrait de me remettre sur pieds en quelques heures. J’avais réellement besoin de prendre l’air. Déjà hier, ma mère s’était excitée pour que je lui achète un hibou afin de remplacer le défunt qui avait été attaqué par le chat du voisin. Lorsque je lui avais annoncé que je m’en étais acheté un en guise d’animal de compagnie, elle avait tiré une grimace qui ne m’avait pas tellement plue. Alors quand on vit vingt quatre heures sur vingt quatre avec une personne qui s’irritait facilement, cela en devenait pire qu’horripilant, à tel point que je songeais sérieusement à rejoindre l’appartement de Kathleen pour quelques jours. Seulement, j’étais trop paresseuse pour préparer mes valises et je savais bien que ma mère finirait par s’inquiéter de mon absence et qu’elle me referait une scène bien pire, digne des films dramatiques.



Prenant le soin de ne pas claquer la porte d’entrée pour ne pas alerter sa mère située au livingroom, la belle s’éclipsa de son domicile avec un coeur bien plus léger. Sa colère était toujours présente mais mystérieusement, elle ne ressentait plus le besoin de frapper quelque chose. Elle désirait simplement se sentir plus allègre et oublier ces altercations agaçantes et répétitives. Cloe savait où aller ; dans un endroit où la plupart des hommes oubliait leurs propres soucis en se détendant devant de bonnes bouteilles d’alcool. Oui, l’alcool était un leurre pour ces adolescents fragiles et trop faibles pour résister aux tentations mais la Serpentard semblait ne pas voir d’autres échappatoires. Assise à l’arrêt du bus le plus proche, elle attendit le dernier départ prévu dans six minutes et qui le mènerait vers les quartiers du centre ville. Ces minutes d’attente lui permirent de faire le point devant une bonne cigarette allumée et qui la déstressait une bonne fois pour toutes. Fumer était une chose que sa mère ne pouvait pas supporter mais la blondine ne l’écoutait jamais et menait son quotidien comme elle l’entendait. Selon elle, elle était encore bien jeune pour se tracasser avec les risques du cancer des poumons ou autres bêtises du genre. Et puis, la médecine magique permettait bien des miracles que la science moldue n’était pas encore capable d’atteindre. Quand elle écrasa le satané bout de papier sur le sol pour l’éteindre, le bus arriva à sa hauteur et elle sortit de quoi payer sa place.


Etre assise aux côtés de tous ces moldus me rappelait à quel point je me sentais banale quand  je n’avais pas ma baguette magique. Les écouteurs sur les oreilles, j’écoutais un morceau de métal qui entraînait ma tête dans des petits mouvements parfaitement en rythme. Il devait être quoi ? Dix huit heures trente ? Tant pis si je rentrais après minuit, ma mère n’aura qu’à se sentir coupable de mon absence et de ma prochaine cuite. En effet, je comptais bien vider mes problèmes en buvant jusqu’à même en être îvre morte. C’était une bien belle connerie que j’allais sûrement commettre mais sur le coup, je n’en avais que faire tellement j’en avais marre de ces vacances médiocres. J’imaginais bien que mes amis devaient s’amuser en compagnie de leur famille mais moi, j’étais dans une situation assez particulière et comme toujours, les mauvaises choses retombaient sur moi.
Une fois que je sortis du bus, mes pas me menèrent à un bar que je connaissais plus ou moins bien. A vrai dire, j’étais du genre à essayer tous les bars de la ville au lieu d’être spécialement une habituée de tel bar. J’aimais bien changer d’horizon et c’était une liberté bien appréciable pour une personne en quête d’indépendance comme moi. Soit, j’entrai dans ce lieu où différentes odeurs d’alcool se mêlaient dans toute la salle avant de pénétrer dans mes sensibles narines qui trouvaient ce mélange bien adorable. On aurait dit qu’on tentait de me persuader de commander ici jusqu’à la fin de soirée. En tout cas, je n’étais absolument pas contre et même si je ne connaissais pas la plupart des personnes présentes, boire toute seule ne me dérangeait pas.  J’étais parfaitement capable de rester en solitaire...

En solitaire. Je venais de me rappeler que j’étais célibataire et que Katie me manquait. Pourquoi une pulsation douloureuse vint frapper mon coeur à ce moment là, pile où j’étais de mauvaise humeur ? Je devais passer outre cette douleur qui tapait dans la cicatrice de ce même coeur. Cela m’avait fait trop mal par le passé pour que je revive cela à un instant pareil.


« - Une Leffe pour moi aussi, m’dame. » dis-je d’un air blasé.
Je ne m’étais même pas rendue compte des bonnes paroles qu’elle m’avait lancée pour m’amadouer. Je n’avais même pas besoin de cela, de toute manière. D’ailleurs, je venais aussi de prendre conscience du fait que j’avais inconsciemment entendu la voix d’un jeune homme commander la même chose que moi et que j’avais repris sa commande sans le vouloir. Tant pis pour la Berliner Pilsner qui était pourtant une bonne bière allemande. Suite à ma requête, la bonne femme m'observa d'un air anxieux et je savais bien qu'elle pensait que j'étais une mineure. En même temps, je n'avais que seize ans mais au fond de moi, cela me faisait bien rire. Ce fut donc avec un petit air amusé que je sortis ma carte d'identité qui stipulait que j'étais âgée de 19 ans et donc née en 2008. En quatrième année, j'avais eu la bonne idée de falsifier ma carte d'identité pour prévenir ce genre de situations et mon talent pour la métamorphose s'était révélé bien utile.

La femme acquiesça de la tête et m'adressa un grand sourire avant d'aller s'occuper de mon verre. C’est là que je pris le temps de me tourner un peu plus vers la droite, près de la fenêtre. Je clignais deux trois fois des yeux avant de soupirer faiblement ; décidément, le monde était petit. J’avais reconnu quelqu’un qui appartenait à la même promo que moi, à Poudlard.

« - Salut, Hardwell.  Tu viens décompresser ? Je pensais pas te voir ici, dans ce trou à moldus. » lançai-je sans quitter mon air blasé.

J’avais quitté mon tabouret de comptoir pour m’asseoir juste à côté de lui.


Mots : 1613


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Damon Hardwell
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MessageSujet: Re: Viens donc n'aie donc pas peur ~ ♪ [PV Cloe]   Lun 19 Aoû - 13:57


Timidité, quand tu nous tiens..


Le jeune homme assis au coin du bar attendait tranquillement la serveuse lorsqu’une présence non inconnue fit irruption dans le bar, s’asseyant au niveau du comptoir. La guettant toujours du coin de l’œil, la serveuse vint vers lui et il fit alors sa commande, demandant une leffe. Et là, il il y eut de l’écho. En effet, la blonde commanda la même chose, l’air blasée, comme si elle en avait marre de cette journée… Ce qui était compréhensif, vu l’heure qu’il était. En effet, Damon, lui était sur les nerfs car il n’avait pas réussi à avoir ce qu’il voulait in game, du coup bah il venait là se décontracter, même si allait lui coûter plus cher que de boire chez lui. Mais bon, il l’avait décidé et il n’allait pas s’en plaindre actuellement, n’est-ce pas ? Et ce pub le changeait d’habitudes aussi, allant bien souvent dans ceux régulièrement côtoyés des ivrognes et autres routiers qui picolaient comme des trous, alors qu’ici, au « Charming », la clientèle était plus féminine, ou au moins plus douce. Il n’y avait pas que des grosses brutes sentant la bière à plein nez qui squattaient le comptoir toute la nuit. Et d’ailleurs… Il se sentait bien seul au bar. M’enfin, cela le laissait respirer un peu, non ? Bref. Après avoir montré « sa » carte d’identité et que sa boisson arriva sous son nez, il commença à la siroter, se rappelant inconsciemment qu’il allait bientôt devoir retourner en cours… Il n’avait pas spécialement hâte, mais bon, au moins, il se ferait moins chier qu’ici, à Londres, à côtoyer tout le temps des moldus.

Soudainement, la jeune fille s’approcha de lui. La verte et argent qu’il connaissait depuis qu’il était à Poudlard, mais sans plus, parce que oui, le Hardwell n’a jamais eu d’amis, le pauvre. A la limite, les seules personnes à qui il parlait étaient les professeurs lorsqu’il était en cours ou son équipe de Quidditch. Mais encore une fois, ce n’était que très rarement. Peu de personnes n’osaient parler un peu avec lui, et encore moins les Gryffondors. En effet, ceux-ci avaient décidé de le taquiner un peu lors de son arrivée, mais il le prit mal, très mal… Alors en bon fouteur de troubles qu’il était, cela ne loupa pas. Tous ses camarades de dortoir en prirent pour leur grade, et il agissait avec tout le monde, du moment qu’il les connaissait un minimum pour ravaler sa timidité, bref. Il ne s’attendait pas du tout à ce qu’elle vienne vers lui, et donc encore moins qu’elle le reconnaisse, ce qui lui fit un choc, tout de même, sursautant légèrement. Mais le pire du pire, c’est quand même quand elle lui adressa la parole. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas entendu une si douce intonation sortir de ses lèvres fines et rouges. Les mots vinrent se glisser doucereusement dans les oreilles du blondinet, qui en tomba de sa chaise, ne s’y attendant pas vraiment. Evidemment, il allait devoir faire passer ses consommations illégales pour cause, histoire de ne pas trop la gêner, mais bon. Elle lui demanda tout de même s’il était venu ici pour décompresser, et elle ajouta qu’elle ne pensait pas le voir dans un trou à moldu. Bah… c’était un peu réciproque quoi.

« ‘lut, Cloe… Oui, elle l’appelait pas son nom de famille, lui il l’appelait par son prénom. Pourquoi ? Parce qu’il n’arrivait jamais à le prononcer correctement. Donc bon, quitte à écorcher son nom germanique, autant l’appeler par son prénom, non ? Apparemment, oui… Comme toi, je suppose… Sa voix se faisait de plus en plus faible. Mais pourquoi une sang-mêllé comme toi a choisi un bar moldu ? Y’a des endroits bien mieux foutus pour une sorcière comme toi, pourtant… » Lui demanda-t-il indirectement, replongeant son regard dans son verre, avant de perdre tous ses moyens. Il était déjà assez timide comme ça, alors si en plus il était seul en compagnie d’une fille… Il était perdu, mais complètement. Et se ressaisir, ce n’était pas toujours facile, hein...

Mais bon, il sentait qu’il pourrait très bien sympathiser avec elle si jamais elle l’aidait à ravaler sa timidité. Mais bon, il y avait ce foutu cliché opposant les dorés et rouges aux verts et argents, ce qui était assez lourd à la longue… La plupart des Gryffondors qu’il connaissait était de ce genre, à tout le temps huer les Serpentards, comme quoi ce sont tous des pestes, qui se sentent forcément supérieurs aux autres et que cela s’accentuait par la majorité ayant un sang-pur… Mais bon, Damon ne pensait pas du tout ainsi, même s’il avait horreur des petites pestes, ça je peux vous le garantir. A la limite, la seule rivalité qu’il éprouvait face à Serpy dans sa globalité, c’était lors des matchs de Quidditch. Bah oui, il était normal de se considérer comme le meilleur attrapeur, non ? Et du coup, il lui arrivait bien souvent d’avoir à faire des duels avec la blonde qui lui parlait actuellement, en plein match, fonçant tous les deux sur le vif d’or.

Ingurgitant une autre petite gorgée de sa délicieuse blonde (oui, la bière hein), il mit une main dans ses poches, cherchant son pochon rempli d’herbe « magique ». Bah merde, il l’avait paumé… il était pourtant sûr de l’avoir en arrivant ici… peut-être qu’il l’avait perdu en tombant de sa chaise. Et évidemment, il ne pouvait pas utiliser sa baguette ici… Bordel, c’était chiant quand même ! Lançant quelques regards furtifs par terre, à côté de sa chaise, il finit enfin par apercevoir un petit sachet rouge et doré, qu’il avait pris spécialement pour représenter sa maison. Car oui, malgré les apparences, Poudlard lui manquait pendant les grandes vacances… Même s’il n’osait pas du tout l’avouer. Oui, oui. Le jeune Hardwell était sacrément têtu, malheureusement pour ses interlocuteurs… Bref. Il se pencha rapidement et l’attrapa du bout des doigts, le rangeant dans sa poche de jean, là où se trouvait également son portable. Il pouvait à nouveau se décrire mentalement son interlocutrice, plongeant son propre regard dans ses yeux bleus comme les cieux. Elle était plutôt mignonne quand même… Mais bon, il la connaissait à peine, ce n’était pas là qu’il allait lui faire des avances hein, et puis… Il n’avait pas de sentiments pour elle. A cet instant, il s’agissait tout simplement d’une connaissance, d’une « copine » comme disait les gosses. Mais pas encore une amie ou plus. Oulah non, et il n’était pas sûr que cela puisse arriver au final. Donc bon, plutôt garder ses distances pour le moment. Et il détourna alors subitement le regard, et finit son verre d’une traite, avant de la regarder du coin de l’œil.

« Hum… Hésita-t-il. Tu… Tu es prête pour la… La rentrée ? » La questionna-t-il finalement, afin de relancer la conversation. C’était dur, très dur pour lui. Il avait bien envie de fumer, histoire de se détendre.. Et par chance, il se trouvait dans un pub fumeur… Il n’était pas si maudit que ça en fin de compte. Il sortit alors son paquet, qu’il posa sur le comptoir, avant de demander un cendrier à la serveuse qui l’avait précédemment servi, et tendit son paquet en direction de l’Allemande.

« Fumeuse ? » Lui proposa-t-il au final, allumant la sienne par la même occasion. Bah oui, il n’allait pas sortir son paquet comme ça, s’en allumer une et la fumer tranquillement, en juif, comme ça, ne sachant pas si sa camarade de beuverie fumait elle aussi. Auquel cas, cela ne se faisait pas de fumer à côté d’un fumeur sans lui en proposer une. Tout du moins… C’est comme ça qu’il voyait les choses.


1285 mots.

J'espère que tu auras matière à RP, j'ai fait comme j'ai pu. Après, je pense que je n'ai rien à redire, et que le coup du pub fumeur sera cohérent.

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Viens donc n'aie donc pas peur ~ ♪ [PV Cloe]

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