Nightmare

Venez vivre votre pire cauchemar...
 

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 Une nouvelle année commence...

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MessageSujet: Une nouvelle année commence...   Sam 10 Aoû - 10:46


1er Septembre 2027



Il est onze heures, le matin du 1er Septembre 2027.
La locomotive rouge du Poudlard Express se prépare à partir, tirant avec elle tous les wagons remplis des élèves. Dans quelques heures, nous arriverons à Poudlard.

Le train gardera ses portes ouvertes pendant deux semaines. Ceci est un sujet unique dont chaque réponse vous fera gagner 10 points RP.

Bon voyage à tous !
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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Dim 11 Aoû - 21:26

... ... ...
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∞ A quand le départ ?



Dix heures quinze sonnèrent et une jeune fille fut tirée de son sommeil par un chant rock en provenance de son téléphone portable. En rythme, elle dansait dans sa tête alors que sa main happa l’objet pour le faire taire à contrecoeur. Elle gémit doucement de son manque de sommeil avant de se résoudre à jeter sa couette par terre pour mieux être rafraîchie par le froid matinal qui passait à travers sa fenêtre ouverte. Gigotant de partout pour s’étirer,  la blondine ouvrit lentement les yeux en sentant ses paupières presque collées. Ce fut avec difficulté qu’elle amena ses mains jusqu’à celles-ci pour les frotter sèchement, les rendant ainsi moins chassieux. Elle les cligna plusieurs fois avant d’affronter la réalité ; c’était le jour J. Le fameux jour qu’elle avait attendu avec impatience en faisant les cents pas autour de son lit lorsqu’elle n’avait rien à faire. Plusieurs s’imposaient ; la première était qu’elle pourrait enfin se libérer des griffes de sa mère avec qui elle se disputait quasiment tous les jours pour des choses parfois bien futiles. Hier  encore, elle lui avait reproché de ne pas avoir débarrassé la table alors qu’elle avait simplement débarrassé sa propre assiette et ses propres couverts. Le restant ne lui appartenant pas, elle n’y avait simplement pas prêté attention. De toute manière, les engueulades devenaient une routine alors passer la moindre journée sans être sermonnée revenait à subir un miracle, selon l’adolescente.

La seconde raison qui la pressait de rejoindre Poudlard était le fait qu’elle sortirait sa baguette magique de son placard sans craindre de se faire cafter par sa mère. Le règlement de l’école stipulait qu’il était interdit d’en faire usage en dehors de celle-ci donc Cloe avait dû se débrouiller à la manière moldue pendant deux mois. Elle côtoyait beaucoup ce monde quand elle n’étudiait pas mais il fallait avouer que tout était si facile en prononçant de simples incantations. La dernière raison était la présence de ses amis qui lui manquaient beaucoup. Elle leur avait envoyé des lettres via son nouveau hibou Grand-Duc qu’elle avait surnommé Prince mais il n’y avait rien de mieux que le réel contact que ce soit une tape amicale ou bien une bise sur la joue.  A ces pensées, la belle jubila d’impatience et elle fut de meilleure humeur que d’habitude où elle affichait une mine blasée lorsqu’elle entendait les pas de sa mère sur le sol.



J’étais parvenue à me lever seule sans l’aide des jolis cris de ma mère et rien que ce fait sonnait comme une première victoire pour moi. Le réveil n’avait pas été trop difficile et c’était sûrement parce que j’étais excitée à l’idée de quitter cette baraque pour aller m’amuser au collège. Avec beaucoup d’entrain, j’avais préparé mon petit déjeuner à base de céréales tout droit sorties des entreprises moldues. La vie moldue allait pas mal me manquer avec cette technologie à gogo ; à croire que mon téléphone portable et mon ordinateur ne me servaient que pour passer le temps durant les vacances. C’était bien étrange de changer d’univers du jour au lendemain mais je savais m’adapter et à vrai dire, je préférais bouger d’ici. J’étais si pressée qu’il ne me fallut pas plus de vingt minutes pour me brosser les dents, m’arranger les cheveux et me pomponner le visage d’un peu de poudre pour être présentables. Et oui même si j’étais quelqu’un qui me fichait de pas mal de choses, j’étais capable de prendre soin de moi tout de même. Je restais une fille, ne l’oublions pas. Une fois fraîchement préparée, ce fut avec un grand sourire presque irréel que je saisis mes valises pour aller les porter jusqu’à la voiture moldue de ma chère mère. Bizarrement, elle n’affichait pas ses traits stricts sur son visage mais n’était pas non plus heureuse ; on aurait presque dit qu’elle était triste de me voir partir. Cela était bien paradoxal alors qu’elle avait passé son temps à me chercher des noises pour tout et n’importe quoi. Si elle regrettait ses actions puériles, c’était un peu trop tard. Naturellement, je pouvais toujours répondre à ses courriers mais qu’elle ne compte pas sur moi  pour m’empresser de saisir la plume à peine ses lettres lues.

Le trajet dura quinze minutes pour rejoindre la gare de King’s Cross où tous les enfants sorciers se rendaient chaque année pour aller étudier la chose merveilleuse qu’était la magie. Le début de Septembre était un jour bien émotionnel pour la majorité des personnes, jeunes ou âgées. En quittant la voiture, j’avais déjà repéré certaines connaissances avec qui j’entretenais relativement de bons liens : j’irais leur parler un peu plus tard. Saisissant un chariot, ma mère m’aida à y mettre tous mes bagages sans quitter son air sinistre  dans lequel elle méditait sûrement sur ses derniers instants où elle serait encore aux côtés de sa fille chérie qu’elle enguirlandait jour et nuit. Cela me faisait bien rire, ce retournement de veste. Elle me paraissait bien douce, d’un coup, à me proposer des paquets de friandises pour me nourrir un peu durant le trajet. Je n’avais sur le coup pas refusé puisque je n’étais pas espiègle au point de la rejeter au moment où je ne la reverrai plus avant un long moment. Et puis malgré tout, elle restait ma mère et elle m’avait suffisamment bien éduquée pour que je ne sois pas insensible à ses actions généreuses.  D’ailleurs, ce fut avec un drôle de sentiment que je saisis les paquets en me disant que son beau visage me manquerait peut-être un peu.  Enfin, juste son visage... on repassera pour le caractère.

Vers dix heures cinquante, j’avais fini par traverser le fameux mur magique qui permettait l’entrée dans le quai 9 3/4 , invisible aux personnes dénuées de pouvoirs. C’était toujours un beau parcours du combattant que d’attendre le bon moment pour traverser afin d’éviter que des moldus ne s’exclament en apercevant quelqu’un foncer dans un mur et disparaître à la seconde d’après. J’avais toujours pensé que Poudlard aurait pu créer sa propre gare et lui faire subir un sort d’invisibilité au lieu d’embêter le monde à avoir le bon timing pour traverser un fichu mur. M’enfin soit, on ne peut pas avoir tout ce qu’on veut et je doute que ma demande puisse être traitée avant de longues années.




Sept minutes avant le départ, Cloe avait fait la bise à sa mère en lui souhaitant de rester en bonne santé, d’être heureuse et tout le blabla habituel qu’elle faisait par politesse. En vérité, elle savait bien que sa mère consacrerait son temps libre à sa belle carrière politique moldue et sous le service du Ministère de la Magie.  Elle était devenue une sorte de conseillère auprès du premier ministre moldu et cette fonction ne lui permettait pas de quitter son côté acariâtre. Mais la Serpentard ne s’en faisait pas pour elle puisqu’elle la connaissait assez pour savoir qu’elle était une combattante pleine de volonté. Au moins, c’était une des seules choses positives dans son tempérament. Ouvrant la portière avant du Poudlard Express, elle monta dans le premier wagon en évitant d’être bousculée par des troupeaux d’élèves impatients de prendre les premières places. Les premières années se montraient particulièrement insupportables en gueulant leur émerveillement de faire de la magie. Cloe pouvait très bien comprendre ce sentiment qu’elle avait ressenti cinq ans auparavant mais à son âge, elle trouvait désormais cela bien agaçant puisqu’elle avait mûri. Portant ses valises à chaque main, elle plissa parfois les yeux sous l’énorme charge de celles-ci avant de souffler un peu quand elle les reposa sur le sol, une fois arrivée dans un compartiment vide. Mieux valait se garder une place avant de se lancer à la poursuite de ses amis. Elle ne les avait pas encore aperçu sur le quai mais ils passeraient sans doute dans son wagon pour une quête des places. Dieu savait à quel point ce n’était pas facile de s’asseoir où l’on voulait.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Lun 12 Aoû - 1:34



Une nouvelle année commence...
« Never go on trips with anyone you do not love. »

« 'Morning everybody ! »
Èibhlin était d'une humeur radieuse ce matin. Les bras jetés en l'air, le sourire aux lèvres, la jeune adulte était parée à affronter une nouvelle rentrée au meilleur de sa forme, alors même que ça devait à peine faire plus d'un quart d'heure qu'elle était réveillée. Il faut dire, à peine son réveil avait sonné qu'elle avait bondit de son lit tel un kangourou pour sauter dans la douche comme une sauterelle l'aurait fait. Quoique je doutais fortement qu'une sauterelle sauterait dans une douche pour se laver, mais la question n'était pas vraiment là. Considération faite, une fois douchée, l'adolescente était descendue pour manger en compagnie de ses parents ainsi que de sa sœur, gratifiant chaque membre de sa famille d'un baiser sur le front avant d'aller s'asseoir autour de la table. Il était rare de voir la brune aussi joyeuse le matin. Bien sûr, elle n'était pas de ces personnes se prélassant pendant des heures au lit, au contraire, elle était souvent levée tôt le matin et prête à s'occuper toute la journée des dragons avec le reste du clan, bien qu'elle n'avait pas vraiment le droit aux tâches les plus intéressantes et qu'elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait eu le droit de nettoyer les enclos. Heureusement, depuis qu'elle avait le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudlard (officiellement du moins), elle pouvait profiter de plus grandes responsabilités, quand bien même elle ne s'occupait évidemment pas de tâches confiées à des adultes travaillant depuis longtemps dans la réserve. Qu'elle y ait été élevé et qu'elle soit la fille de la lignée principale du clan ne lui donnait pas de passe droit ici. Tout s’acquérait au mérite. C'est pour ça qu'Eibh travaillait beaucoup durant l'été sur les îles. Et cette année ça avait été encore plus vraie dans la mesure où ça serait la dernière fois qu'elle aurait l'occasion de le faire réellement avant un long moment. Bien sûr, il y aurait toujours les vacances pour le faire, mais ça ne serait pas sur un terme aussi long.

Ceci dit, les préparatifs pour partir à King's Cross s'achevèrent rapidement, alors que les deux sœurs finissaient de faire leurs bagages – ou tout du moins Eibh qui n'avait pas eu le temps de bien les finir pusqu'elle avait passé trois jours perdue quelques part dans les îles il y a peu – pour ensuite se rendre dans le hall d'entrée. Elles s'assurèrent qu'elles n'avait rien oublié,  Èibhlin citant les articles et Ceana s'assurant de leur présence. Au pire, si vraiment il leur manquait quelque chose, elles pourraient toujours l'obtenir plus tard par courrier. Bref, rien n'était perdu, tout serait là à Poudlard, c'était parfait. Tout ce petit monde n'avait donc plus qu'à partir.
La famille de cinq arriva sur les quais en transplanant, étouffés sous la soudaine chaleur du Sud du Royaume Uni, maintenant que tout le monde savait utiliser ce moyen de transport. Ca n'avait guère changé leurs habitudes de levé pour la rentrée, mais ça avait au moins l'avantage de permettre de transporter plus facilement les bagages sans risquer de les perdre comme ça avait pu arriver une obscure année. Enfin, peu importe. L'arrivée passa assez inaperçue dans un premier temps, mais pas de doute que ça ne durerait pas ad vitam aeternam. Déjà parce qu'Alexandre était là, et qu'il était professeur à Poudlard depuis un an déjà, et que...

« Èibhlin, Ceana ! » La voix avait vibré dans l'air et les deux jumelles s'étaient retournés d'un même mouvement vers le coupable. Il s'agissait d'un jeune mâle bien bâtit, visiblement du même âge que les deux adolescentes. Eibhlin lui fit un grand sourire avant d'aller vers lui en courant pour lui sauter au cou, là où Ceana se révéla plus modérée. Liam était un Serpentard de septième année qui traînait régulièrement avec les jumelles. Proche d'elles, il était un peu comme un frère pour elles même si clairement il était loin d'avoir un lien aussi fort qu'entre les deux jumelles. Mais il était une des rares personnes réellement acceptée par l'une comme par l'autre et à bénéficier d'une réelle considération des deux à la fois.
Une fois les retrouvailles passées, les moqueries sur le teint halé de celle qui avait passé trop de temps dehors telle une sauvageonne, le groupe de vert et argent quittèrent leurs parents respectifs en emportant leurs valises pour entrer dans le train. Et, passant devant un wagon pour accéder à la porte, Èibhlin eut tout juste le temps d'entrapercevoir quelqu'un qu'elle connaissait dans un des compartiment. Quoique, connaître était un bien grand mot. Mais elle savait suffisamment de chose sur cette personne pour vouloir aller la voir en ce début d'année. Donnant une tape sur l'épaule de Liam, il lui confia ses bagages, sachant qu'il aurait moins de mal à les transporter que sa sœur qui avait déjà fort à faire avec les siens. « Be right back, I got somethin' tae do. » Et elle les quitta sans plus de cérémonie que ça pour se diriger dans le train et prendre le sens du compartiment qu'elle recherchait d'un pas pressé.

Elle arriva devant celui-ci bien rapidement, et le son à peine audible de la porte coulissante lorsqu'elle la poussa se fit entendre, dégageant l'entrée et la vue sur l'intérieure. Un sourire se forma sur les lèvres d'Èibhlin en la voyant.
« Even though I was afraid it might not be ye, I see I was right. »  Bon, maintenant, elle devait retrouver plus précisément son prénom entre le moment où elle allait s'asseoir en face d'elle et celui où elle aurait à reprendre la parole. Autant dire que ça serait court et qu'elle n'aurait pas beaucoup de marge de manœuvre. Mais ça serait suffisant, et au pire, elle n'aurait qu'à éviter de prononcer son prénom. Et voilà, c'était réglé. Elle pouvait même gagner un peu de temps en proposant de l'aider avec ses valises qui n'étaient pas encore dans les filets. C'était d'ailleurs une très bonne idée, maintenant qu'elle y pensait, portant son regard sur la jeune femme après son arrêt sur les bagages.
« Err... Maybe ye did need some help with yer stuff. Want me te give ye a hand ? »
Elle n'attendit pas vraiment de réponse, commençant à attraper la plus encombrante des valises pour la déplacer, en profitant pour jeter un coup d’œil sur la tranche où elle vit le nom de sa propriétaire. Cloe. Evidemment, c'était facile à retenir en plus. Elle était bête parfois. Bah, ça arrivait à tout le monde d'avoir un trou de mémoire, et très sincèrement la brune n'était pas franchement connue pour sa mémoire exponentielle en matière de noms et de personnes. De manière assez générale, elle était plus de ceux qui marquaient les autres et oubliaient ensuite toute trace de leur existence, donc en soi la blonde avait plutôt de la chance que l'autre se souvienne d'elle.


1158 mots

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1 Salut vous tous !
2 Èibhlin, Ceana !
3 J'avais peur que ça ne soit pas toi, mais je vois que j'avais raison.
4 Heu... Tu as peut-être besoin d'aide avec tes affaires. Tu veux que je te donne un coup de main ?



Dernière édition par Èibhlin D. MacFusty le Lun 19 Aoû - 0:09, édité 1 fois
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Damon Hardwell
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Ven 16 Aoû - 17:47


Une nouvelle année


Hedwig's Theme by John Williams on Grooveshark


Vingt-deux heures. Une jeune femme répondant au doux nom de Mary prend la direction des escaliers et gravit les marches une à une sans se précipiter ou faire trop de bruit, afin de ne pas déranger son fils très concentré dans ses affaires de jeune. Oh oui, il ne falllait pas l’emmerdait quand il n’avait pas donné de signe de vie depuis plus de quatre heures, car c’est là qu’il était le plus désagréable et le plus con – dans ses réactions – et la douce mère en avait bien souvent pris pour son grade. Allez, encore quelques marches du côté de la femme, quelques taffes pour le jeunot. Alors que Mary entreprit d’actionner le mécanisme à l’aide de la poignée pour ouvrir la porte, l’adolescent venait de tirer les dernières lattes de sa cigarette magique et écrasa ce qui lui servait de filtre dans son cendrier tout propre, qu’il venait tout juste de mettre en service. Puis la mère entra. Elle l’embrassa sur le font, signe protecteur que toutes les mères – en général – connaissaient, puis elle s’en alla en lui conseillant de ne pas aller se coucher trop tard, car demain c’était le grand jour. Mais quel grand jour ? Damon n’en avait plus la moindre idée. Oui, parce qu’avant, il le savait, cela faisait un moment que ses parents le lui rabâchaient, mais lorsqu’il était avec sa guilde et qu’il rushait les instances ou autres raids… Presque tout s’échappait de son esprit. Tout, sauf l’endroit où il planquait ses consommations d’herbe et ses précieuses bouteilles.

L’air commençait tout de même à être bien plus respirable que plus tôt dans la journée, même s’il se faisait plus frais tout de même. Et oui, l’été touchait à sa fin, même s’ils allaient pouvoir en profiter encore un peu, ce qui n’était pas plus mal. Il se leva alors et partit ouvrir ses volets et sa fenêtre, afin que l’air passe et vienne rafraîchir son minois asséché à cause de toutes ces chaleurs ressenties durant deux longs mois. Bien, maintenant qu’il sentait cette douceur naturelle, il éteignit toutes les lumières de son antre, sauf une, qui était celle de l’écran de son PC. Bah quoi ? Vingt-deux heures trente, c’était sacrément tôt, surtout pour un gaillard comme le Hardwell. Et il fallait l’avouer, il stressait inconsciemment pour cette sixième rentrée. Comment allait-elle se passer ? Est-ce qu’il allait encore passer ses journées à boire et fumer comme il le faisait depuis maintenant deux ans ? Ou alors allait-il se faire des amis qui essayeraient peut-être de le changer ? Alors ça, personne ne le savait, et encore moins lui. Mais bon, il n’allait pas réfléchir à la question maintenant, puisqu’il était occupé avec son donjon. Merde. Minuit trente-huit. Il faudrait peut-être qu’il aille au lit, non ? Allez, il finit cette instance et il y va. Deux heures treize. Il a enfin réussi à faire tomber la pièce d’équipement épique qu’il convoitait depuis quasiment un moins. Il pouvait aller dormir en paix. Mais avant… Un dernier petit verre et un autre petit stick, histoire de plonger dans le monde des beaux rêves.

« Inis Moonaaaaaaaa ! » Mais qu’est-ce donc que ça ?! Eh bien, il s’agit tout simplement de la sonnerie émanant des enceintes du téléphone portable du jeune Damon. Un bon vieux classique du Folk Metal, si vous voulez tout savoir. Inis Mona d’Eluveitie, il n’y avait rien de mieux, rien de plus classique pour lui. C’était l’une de ses chansons favorites, mais peu de gens connaissait ou écoutait ne serait-ce que de temps à autres de telles chansons… Ce qui était bien dommage. M’enfin, le blondin n’avait pas son mot à dire, il ne pouvait pas juger ceux qui n’écoutaient pas de metal – ou ses dérivés – étant donné que lui n’écoutait que du Rock, du Hard Rock, du metal et leurs dérivés. Et oui, il ne voulait pas souiller ses oreilles avec d’autres genres qu’il classait comme étant impur. Mais, surtout. S’il avait vraiment horreur d’un style en particulier… C’était bien celui du rap. Faites-lui écouter ça lors de votre première rencontre, et c’est l’hôpital assuré. Ah ça, je peux vous le garantir ! M’enfin bref, il se leva rapidement et commença par se rouler un petit joint, qu’il mit dans son précieux paquet de clopes, qui allait durer la journée, et encore. Heureusement qu’il était plein, ceci-dit. Bref.

Dix-heures cinquante-trois. Le voilà arrivé devant le fameux mur, en compagnie de ses deux parents qui, eux, se rendraient au Ministère de la Magie après qu’il soit bien parti, ou qu’il ne se soit pas ramassé en voulant traverser le passage menant vers le quai neuf trois quarts, quai où se trouvaient le Poudlard Express ainsi que les élèves en direction de l’école portant le même nom, ainsi que certains professeurs. Profitant du temps qu’il lui restait, il alluma ce qui n’était pas très légal dans sa poche, à l’abri des regards. Bon, je ne vous cache pas que l’odeur en attirait du monde, qu’ils soient envieux ou plutôt discriminants mais bon, il fermait les yeux le temps d’en tirer quelques lattes, et regarda son téléphone mobile. Dix-heure cinquante-huit… Merde ! Il allait être en retard ! Il l’écrasa sur un pan de mur non loin, et le rangea dans la boîte prévue à cet effet, non loin de sa baguette, et monta enfin à bord du train… juste avant qu’il ne démarre. Il s’en était fallu de peu ! Le pire, c’est qu’il avait déjà eu le coup il y a trois ans de ça… Fallait qu’il se remue un peu plus hein, mais bon. Ce n’était pas maintenant qu’il allait se reprendre en mains. Tout du moins, pas tout seul…

Après être passé outre le contrôleur et tout ce qui s’en suivait, le Gryffondor partit à la recherche d’un wagon libre, canette de Despé’ à la main. Ça c’était l’une des bières qu’il préférait. Buvant une gorgée par-ci par-là, il se risqua à s’aventurer au milieu d’un groupe de septièmes années qui ne trouvaient rien de mieux que de se bousculer dans l’allée. Avec sa chance, il allait bien se faire prendre au jeu, mais bon. Qui ne tente rien n’a rien, comme dirait l’autre. Et c’est avec une détermination sans failles qu’il avança témérairement en leur direction, lorsqu’un lourdaud recula violement sur lui… Le faisant tomber en se retournant, dans un compartiment mal fermé où il y avait juste la place pour qu’il passe. Et… il se retrouva face contre terre, la tête aplatie contre la moquette, bouteille redressée. Miracle, il n’en avait pas renversé une seule goutte ! Voilà bien sa seule consolation… Il se redressa lentement, et rougit comme ce n’était pas permis en voyant qu’il n’était pas seul dans le compartiment. Lui qui n’aimait pas avoir l’air con devant les gens… C’était foutu. Certes, le groupe de brutes n’avait rien remarqué, mais il y avait deux personnes dans l’endroit où il se trouvait. Deux membres de Serpentard… Deux filles. Ses rougeurs avaient atteint leur paroxysme, il se remit sur pied en titubant légèrement. Non pas à cause de l’alcool, mais à cause du choc qu’il avait subi lors de la chute, la tête tournant encore un peu. Baissant la tête, il reprit sa valise lentement et la cala au-dessus de sa tête, dans les filets prévus pour et s’assit juste au-dessous, plongeant les yeux dans sa bouteille.

« … ‘lut Cloe et… Il ne connaissait pas la deuxième fille, une brunette. Elle semblait plus âgée que lui, et c’était peut-être pour ça qu’il n’avait pas de nom à mettre sur elle. Il regarda alors un gros truc situé dans la partie prévue pour, survolant sa tête. Mais il n'y avait rien, si ce n'étaient les bagages de l'Allemande. Il chercha alors dans son esprit, se rappelant où il l'avait vu auapravant... Ah oui, lors d'un match de Quidditch opposant Gryffondor à Serpentard et cette brune, du nom MacFusty, était devenue leur capitaine. MacFusty… » Les salua-t-il alors, d’une voix très timide, avant de regarder vers la fenêtre qui donnait sur de vastes collines. Puis il se remit à boire à la bouteille, la finissant d’une traite. Il fallait bien qu’il se calme après cette mésaventure, non ? Ses joues reprirent peu à peu leur teinte habituelle, lorsqu’il se mit à regarder furtivement autour de lui. Bon Dieu qu’il était mal à l’aise.

Et malheureusement pour lui, il croisa le regarde de Cloe. Et c’était reparti pour un tour… Il repensa à la dernière fois qu’ils s’étaient vus… Soit dans un bar du Leicester Square. Alors qu’ils étaient tous les deux pleins, elle s’était mise à l’embrasser avec une ferveur sans pareille, le prenant au dépourvu. Mais étant constamment dans un état second, il s’était simplement laissé faire, et il n’allait pas repousser une si jolie fille, vous voyez. Mais bon, il espérait qu’elle ne s’en souviendrait plus, car sinon… Cela serait le drame… Du coup eh bien… Il ne lui restait plus qu’à attendre, n’est-ce pas ? Et c’est bien cela qui le stressait un peu, bien qu’il essayait de se contenir pour reprendre son calme, n’aimant vraiment pas rougir.


1525 mots.

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Dernière édition par Damon Hardwell le Dim 18 Aoû - 13:56, édité 5 fois
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Alexandre M. MacFusty
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Ven 16 Aoû - 19:03



Une nouvelle année commence...
« Pour le meilleur, et surtout pour le pire »

Wednesday, September 1st
Imperturbables.
Les deux hommes sont tranquillement installés, chacun dans un fauteuil, café à la main. Lùcas dort encore à moitié sur les genoux de son père qui lui est parfaitement indifférent à l'agitation ambiante. Les interventions régulières de sa mère, occupée à motiver ses deux sœurs qui n'en ont pas besoin et doivent amener leurs valises dans le hall avec deux heures d'avance ?
Indifférence totale.
La conversation entre le père et son fils aîné, qui lui a déjà emmené toutes ses affaires à l'école de magie, est d'une banalité accablante ; ils parlent des récents évènements pour la millième fois, ignorent le ton impérieux de la mère MacFusty quand elle s'inquiète de savoir que ses filles n'ont rien oublié, débattent sur la dernière prétendante qui a écrit à Alexandre. Une lettre enflammée par ailleurs, d'une ferveur si rare qu'Alexandre a consenti à en lire des morceaux choisis à sa famille. Ça avait été une des rares fois où il avait ri de bon cœur avec eux sur le sujet, lui qui devenait vite susceptible quand on parlait de remariage.
Mais là... Là, ça avait été unique quand même.
Lùcas redresse la tête, le pouce dans la bouche, observe sa tante Èibhlin passer dans la pièce avec cette humeur de dragon rose. Il reste coi une seconde, comme évaluant les raisons qui peuvent pousser un être humain à être aussi vif dès le matin, avant de retourner somnoler contre l'épaule de son père.
Lui n'est absolument pas du matin.

La tension grimpe chez la mère de famille, et enfin les deux hommes consentent-ils à se lever. Fils dans les bras, Alexandre embrasse le château familial du regard, puis sa famille, songe une seconde que ses sœurs n'arriveront jamais à soulever leurs valises jusque dans les porte-bagages, et transplane dans un pop sonore.
Le soleil est haut, constate-t-il. Et Lùcas toujours pas réveillé. Il faut dire que la nuit a été courte pour eux deux, à cause des cauchemars de l'enfant ; il avait eu du mal à se rendormir et Alexandre, fidèle à lui-même, n'avait pas pu retrouver le sommeil, veillant attentivement sur sa progéniture.
Et à partir de ce soir, il aurait toute la maison Serdaigle à veiller. Pour dix longs mois.
C'est à ce moment-là seulement qu'il se dit qu'il aurait peut-être du prendre des vacances de façon sérieuse.
Son dos se redresse quand il entend quelqu'un appeler ses jumelles de sœurs et sonde Liam du regard, suspicieux. Il n'avait jamais franchement pensé que les intentions de ce gaillard puissent être pures mais ne dit rien, laissant les gamines s'éloigner sur le quai. Elles montent dans le train sous trois paires d'yeux attentifs – oui, trois, Lùcas somnole toujours et est plus occupé à fixer l'épaule de son père qu'autre chose – et disparaissent alors que le panache de fumée s'échappe déjà de la cheminée du Poudlard Express.
Et il va partir quand...
« 
Oh my ! » Entend-t-il à côté de lui. Ses yeux se posent sur sa mère qui semble s'être brutalement souvenu de quelque chose. Elle sort de son sac deux petites bourses, parfaitement identiques, si ce n'est dans le dessin qui les orne, qui diffère légèrement. Et là, Alexandre comprend : ces deux idiotes ont oublié leurs gallions. Et avec quoi vont-elles manger ce midi ? Le regard de ses parents en disent long, et il pousse un long soupir las avant de coller d'autorité son marmot dans les bras de son grand-père.
« 
Okay I'll go.1 » grogne-t-il, assez peu ravi de se retrouver à faire le hibou pour ses tête-en-l'air de cadettes. Il prend les deux bourses, soupèse la fortune des jumelles – eh bah, elles ont de quoi se nourrir ! – et tourne sur lui-même avant de disparaître.

… Et se retient de justesse à une paroi du train, un peu secoué. Transplaner dans un engin en mouvement n'était pas un exercice simple et qu'il vienne tout juste de partir était bien utile – puisque sa vitesse était encore réduite. Il secoue la tête, marmonne des good morning de circonstance quand certains de ses élèves, surpris de le voir là, le saluent, surpris de voir leur enseignant dans une tenue bien différente de celle qu'il porte à l'école – veste en cuir, tee-shirt, jeans -, et sonde les lieux à la recherche d'une tête blonde ou brune...
Et ne tarde pas à identifier l'une d'elle au travers d'une des vitres des portes de compartiment.
Sans hésitation, il pousse la porte, avise les deux autres élèves présents avant de lancer une bourse, puis l'autre, à Èibhlin.
« 
Buy yerself a head, amadain. » commente-t-il simplement. « And one tae yer sis' as well.2 »
Accent écossais à couper au couteau, calme évident, mais il n'a pas encore l'attitude froide, presque austère, de l'enseignant qu'il est. Il est encore le grand frère protecteur qui fait un reproche à peine voilé à sa cadette. Il s'apprête à repartir, mais se souvient avoir aperçu, en entrant, un objet qui a attiré son attention. D'un geste vif et assuré, il fait glisser sa baguette de la manche de sa veste en cuir de dragon vers sa main, tapote la bouteille de bière aromatisée de Damon du bout de cette dernière.
« 
Hope for ye I'll never catch ye wi' another one. Alcohol isnae allowed in here... Nae in Hogwarts. » Ses narines se plissent. « Slàinte.3 »
Sans un regard en arrière, il quitte la cabine, et disparaît dans le couloir dans le bruit retentissant du transplanage. En laissant derrière lui non pas une bouteille pleine de bière aromatisée, mais une bouteille dont le contenu a été habilement transformé. Adieu bière, bonjour... Liquide visqueux et à la couleur trouble, qui n'est pas sans rappeler les potions ratées d'Èibhlin. On ne parle pas de l'odeur pestilentielle qui se dégage de la boisson... Ni du goût, qui ferait vomir n'importe qui.
Bonne rentrée les gosses.

_____________________
1D'accord, j'y vais.
2Achète toi une tête, amadain (Gaélique : abrutie). Et achète-z-en une à ta frangine aussi.
3J'espère pour toi que je te trouverai jamais avec une autre. L'alcool n'est pas autorisé ici... Ni à Poudlard. Slàinte (Gaélique : santé / tchin).


_____________________
Note de la joueuse : Alexandre n'est pas idiot. Si vous essayez de remétamorphoser la boisson pour lui rendre son état initial, elle reprendra la couleur et l'odeur de la Despé, mais aura un goût encore plus immonde qu'en l'état actuel o/


_________________
“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Dim 18 Aoû - 9:50

... ... ...
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∞ A quand le départ ?




Cloe fut soulagée de se trouver un compartiment vide à l’intérieur duquel elle put souffler sous la charge de ses valises. D’un mouvement vif, elle s’essuya le front avec la main gauche alors que sa bouche, légèrement entrouverte, laissait son souffle s’en aller. Elle ne comprenait pas pourquoi ses affaires s’étaient transformés en cailloux si lourds alors qu’elle n’avait pris que le strict nécessaire. Pour cela, elle n’appréciait pas vraiment la situation et se demanda clairement ce que devaient donner les bagages des filles qui prenaient le soin d’emporter leur panel de maquillage ou autres bêtises du genre. Quoi qu’il en soit, elle était bien heureuse de pouvoir s’asseoir sur la banquette. Il ne manquait plus que les gâteaux et les bonbons de la dame qui passait avec son chariot et tout serait parfait.


Je n’avais pas spécialement besoin d’être accompagnée dans mon compartiment pour me sentir à l’aise. On peut dire que j’étais une fille débrouillarde et même si j’aurais préféré être mes amis, je me disais bien qu’ils finiraient par venir me rejoindre. En réalité, je ne trouvais pas le courage de porter mes affaires jusqu’à l’autre bout du Poudlard Express simplement pour rechercher des personnes. Ou alors, j’étais pour le moment une flemmarde nationale mais cela ne durerait pas bien longtemps, je suppose. Quoi qu’il en soit, je profitai de cet instant de solitude pour jeter un coup d’oeil aux extérieurs, bien curieuse de connaître les réactions des parents qui quittaient leurs enfants. C’était toujours pathétique mais mystérieusement, j’aimais observer cette surdose d’émotions. Il faut dire que des émotions, j’en ressentais pas mal aussi étant donné que j’allais bientôt décoller de Londres. Mais peut-être qu’au fond de moi, j’enviais ces enfants d’avoir des parents aussi attentionnés et qui se préoccupaient d’eux. Quant à  moi, on pouvait bien dire que j’étais mise aux Oubliettes. Et bien oui, ma mère était repartie de l’autre côté du mur sans m’adresser le moindre signe de main. D’un côté, cela ne me dérangeait pas puisqu’elle m’avait beaucoup énervée mais d’un autre, je me sentais comme délaissée.  Je n’aimais pas spécialement être ignorée et notamment par un proche. Ma mère pouvait bien dire qu’elle m’aimait mais elle ne m’apportait que peu de preuves. Quoi qu’il en soit, je ne pus que me réjouir de ce départ qui me ferait changer d’atmosphère. Je n’avais pas fais grand chose pendant les vacances donc cette année serait l’occasion de rattraper tout mon ennui. Un bruit de déclic me fit aussitôt tourner la tête vers les couloirs du wagon ; quelque chose entrait dans mon compartiment et ce, sans me prévenir. J’avais au début songé au fait que la porte s’était ouverte toute seule suite à un éventuel courant d’air mais je venais de me rappeler que je l’avais claqué pour qu’elle soit parfaitement hermétique. Conclusion ; quelqu’un venait squatter mon espace vital.




Le sourire aux lèvres, une jeune fille à la soyeuse chevelure brune entra avec une jovialité prenante. Elle ne se présenta pas et se contenta de dire qu’elle s’était rendue compte que la blondine était bien Cloe. Cette dernière ne put s’empêcher d’arquer un sourcil ; pourquoi la cherchait-elle ? A sa connaissance, elle ne se parlait pas fréquemment en dehors du Quidditch et des salutations polies. Disons qu’il n’était pas habituel de les voir parler d’autre chose. Peut-être n’avaient-elles rien en commun ? En tout cas, Cloe ne pouvait dissimuler un petit flash qui lui vint en tête. Il était probable que la nouvelle venue ne se souvienne pas vraiment de la blondine mais la sixième année connaissait assez de choses sur cette fille pour se souvenir qu’elle se nommait Eibhlin MacFusty. Elle avait toujours trouvé ce prénom bien joli, tout comme sa détentrice.  L’an dernier, elle n’avait pu s’empêcher de lui envoyer des lettres dans lesquelles elle signifiait son attirance pour elle. Oui, Eibh’ avait été un réel coup de coeur avant qu’elle ne soit avec Katie. Le seul problème, c’était que sa relation avec la Poufsouffle était terminée et que revoir Eibhlin pourrait être bien problématique. Qui sait si le coeur de l’allemande se mettrait à chavirer une fois de plus ? Les sentiments ne se contrôlaient pas, après tout.




Elle me proposa de m’aider à ranger mes affaires. Sur le coup, je n’ai pas pu refusé en prétextant que je ne voulais pas l’encombrer de cette charge. A vrai dire, je ne m’étais pas du tout attendue à la voir ici et surtout s’intéresser à moi en dehors des activités qu’on avait en commun. J’observai mes valises ; elles étaient étendues par terre, dans un chantier bien désagréable. Cela me caractérisait bien, je trouvais. Disons que mes chambres, que ce soit à Poudlard ou dans mes domiciles, n’étaient pas fréquemment rangées et en général, c’était parce qu’on me le rappelait sans cesse que je prenais le temps de remettre certaines choses à leur place. A part cela, je me repérais bien dans les dédales de rue que je créeais avec toutes mes affaires.

« - Oui, ça ne me dérange pas. C’est gentil. » répondis-je doucement mais sur un ton un peu neutre.

Je ne parvenais pas à saisir cette fille qui m’avait tant plus l’an dernier. Je savais aussi pertinemment qu’il serait impossible d’espérer quoi que ce soit de sa personne. Je me levai donc et l’aidai à porter le plus lourd de mes bagages pour le mettre sur la bagagerie du haut. Je dus forcer sur la force de mes bras pour porter cette chose énorme et la reposer avec un gros soupir qualifiant mon effort. Je n’étais pas habituée à ce genre d’activité et sincèrement, reprendre le sport me ferait le plus grand bien. Quand tout fut mis en place de mon côté, je me rassis lourdement sur la banquette. Située en face de moi, je ne savais pas vraiment comment agir ou que dire.

« - C’est toujours le bordel le jour de la rentrée.. Mais sinon, comment se sont passées tes vacances ? »

C’était toujours un sujet de lancé pour Cloe qui était tout de même assez ouverte pour lancer les conversations. Cependant, à peine eut-elle le temps de poser cette question que son compartiment s’ouvrit violemment. Elle eut le réflexe de se tourner vers la porte d’entrée avec brusquerie encore une fois. Qui diable venait squatter une fois de plus ? Un jeune homme vint débouler sur la moquette de la cabine, une bouteille en main. De l’alcool ou quelque chose d’innocent ? Allez savoir. En tout cas, la rougeur de ses joues trahissaient un événement passé dont il ne devait pas être fier. Il était possible qu’il ait été bousculé par quelqu’un mais dans ce cas, ce quelqu’un devait être bien fort. En effet, ce jeune homme n’avait pas l’air d’être dénudé de muscles tout de même. De plus, son visage d’ange ne paraissait pas vraiment s’attirer les hostilités des autres. Quand il la releva en direction des autres filles tout en se relevant, Cloe fut partagée entre l’envie d’étirer un sourire un peu malicieux ou bien l’envie de compatir. Il faut dire que la situation n’était vraiment pas avantageuse pour ce garçon.

« - Salut Hardwell. Apparemment, la circulation est dure... tu viens squatter ? »

Mais avant qu'elle n'ait pu avoir sa réponse, la porte du compartiment coulissa sur le côté, laissant entrer un homme d'une trentaine d'année. Il était naturellement reconnaissable et peu de personnes ignoraient son lien de parenté avec la chère Eibhlin. A son arrivée, Cloe lâcha un "bonjour" empli de politesse puis se contenta de le regarder sans un mot. Apparemment, il était venu pour sa frangine et notre blondine suivit du regard la petite bourse qui changea de possesseur. Cela lui faisait penser qu'elle avait vraiment bien fait de retirer de l'argent de son compte moldu pour les convertir en gallions. En effet, ces vacances-ci n'avaient pas été favorables à son porte-feuille. Par la suite, elle ne s'attendit pas à lâcher un petit rire un poil mesquin quand elle s'aperçut que le professeur venait de donner une petite leçon au Gryffondor. Evidemment que l'alcool était interdit à Poudlard et ce garçon n'allait pas échapper à la règle. Quand le professeur repartit vaquer à d'autres occupations, Cloe sourit de plus belle.

« - Toujours aussi toxico, non ?» dit-elle sur un ton ironique.

Mots : 1388

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Dernière édition par Cloe Von Schwartzberg le Lun 19 Aoû - 13:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Lun 19 Aoû - 0:06



Une nouvelle année commence...
« Never go on trips with anyone you do not love. »

Elles avaient en commun bien plus de choses qu'elles pouvaient le penser, c'était simplement qu'elles ne le savaient pas encore et n'avaient pas eu l'occasion d'en discuter plus en profondeur. Éibhlin savait qui était Cloe, ou du moins elle la connaissait de nom, ainsi qu'à travers les mots qu'elle lui avait adressé l'année précédente. Quoiqu'elle ne se souvenait pas du contenu exact de ceux-ci qui lui avaient plus fait arqué un sourcil qu'autre chose, la faisant sourire doucement, mais sans plus. Elle avait au moins eu la délicatesse de ne pas partager la chose avec sa sœur afin d'éviter des moqueries envers sa camarade. De toute façon, ça n'avait aucun intérêt en terme de partage. Dans la mesure où la plus jeune n'avait pas eu le cran de venir lui-même lui parler de ça, elle avait préféré ne pas s'y attarder, préférant éviter les mauvaises surprises. Oh, elle aurait toujours pu essayer de la mettre dans son lit, mais elle aurait pu tomber aussi sur une de ces filles qui voulaient juste tenter un baiser avant de se dire que non, c'était pas leur truc, se refroidissant à la moindre initiative prise par l'écossaise et elle n'avait pas de temps pour ça. Elle avait d'autres choses en tête.
Ainsi, elle n'avait jamais répondu, jamais tenté d'approche, et elle s'était contenté de continuer de lui parler de loin ou pour le quidditch, et c'était tout. Pas terrible comme relation, dans tous les sens du terme.
Pourtant, elle la trouvait plutôt mignonne, la blondinette, avec ses beaux cheveux, si clairs, et ses yeux de la couleur des cieux, autant pour la rime que pour leur clarté bleuté. Mais bon, rien n'était encore réellement joué, après tout. Surtout qu'elle avait entendu parler de sa relation avec une Poufsouffle dont cette fois elle ne retrouverait jamais le nom. Et puis... Elle ne venait pas lui adresser innocemment la parole non plus, il fallait bien l'avouer. Elle avait des choses à lui demander qui étaient de la plus haute importance. Mais elle ne pouvait pas vraiment se permettre de le faire de but en blanc. Ou plutôt si elle pourrait, mais elle risquait de se faire envoyer promener, alors elle allait l'aider, et puis ensuite, si tout se passait bien, ça devrait mieux fonctionner et elle devrait être plus apte à formuler une requête.

Sa cadette accepta donc sa proposition d'aide, et à deux elles n'eurent aucun mal à monter les lourds bagages là-haut. Ou du moins, Éiblin n'eut aucun mal, car contrairement à sa camarade, elle n'avait pas cessé toute activité sportive durant l'été, au contraire. C'était généralement là qu'elle pratiquait le plus. Entre l'escalade et le kayak en mer (mais surtout l'escalade, accompagné souvent de mésaventures des plus impromptues), elle avait de quoi faire. Sans parler d'aider à s'occuper des dragons, comme déjà évoqué.
Ca ne leur prit pas beaucoup de temps, à deux, et la brune fit un sourire au commentaire de Cloe, prête à répondre en ouvrant la bouche pour se faire, s'apprêtant à évoquer une énième anecdote qui s'était déroulé cet été, parmi les nombreux choix qu'elle avait, afin d'illustrer sa réponse sur ses vacances. Mais elle fut bien rapidement interrompue par l'arrivée fracassante d'un autre adolescent dans le compartiment qui chuta lamentablement sur le sol, le bras levé pour sauver une bouteille portant un nom inconnu pour notre sorcière ayant passé sa vie loin du monde moldu. Plutôt surprise, la jeune femme avait échappé au sursaut, bien heureusement. Elle finit par sourire, et cacha un rire très court derrière sa main, alors qu'il rangeait ses valises dans les filets au dessus, au côté de celles de la plus jeune Serpentard. Puis il les salua rapidement, rouge comme une tomate, et elle dût attendre un peu que Cloe ne décline son identité pour parvenir à se souvenir de son nom. Hardwell, Damon de son prénom si elle ne se trompait pas. Et il était possible qu'elle se trompe, très sincèrement. Elle se contenterait donc du nom de famille. Ce qui n'était déjà pas mal, si on tenait compte de la rivalité de leurs maisons. Car même si l'adolescente n'y avait jamais cru pour sa part, d'autres élèves pouvaient se comporter comme de véritables assholes juste parce qu'elle était une verte et argent.
Ce qu'elle trouvait assez ironique, il fallait l'avouer.
Dans tous les cas, elle avait ainsi pu éviter la situation embarrassante où elle aurait dû demander au jeune homme de décliner son identité, alors qu'elle savait qu'il jouait au quidditch également, et que lui se souvenait de son nom, visiblement. Elle remercierait Cloe de sa précieuse aide plus tard sans doute. Celle-ci lui proposa de rester, ou tout du moins ça y ressemblait beaucoup, et la brune retint un grognement de mécontentement. Bon, la discussion seule à seule, c'était pas pour maintenant, visiblement. Mais tant pis, c'était toujours l'occasion pour elle d'en profiter pour d'autres choses. Et découvrir d'autres gens. Dont elle oublierait le nom aussi tôt qu'il serait parti, et il hériterait d'un surnom lié à son comportement, mais ça... Elle se contenta de lancer un regard supposé envoyer un message à Cloe, mais elle n'était pas sûr qu'elle le reçoive correctement, ni même de l'envoyer correctement, alors elle revint à leur nouveau compagnon auquel elle adressa un sourire amusé.

« Ye're not goin' anywhere, now ye're bags are right up there, are ye ?1 »
Elle vint passer son bras autour de l'épaule du jeune homme pour l'empêcher de fuir, ce qui serait logique vu la couleur qu'il prenait en leur présence et le forcer à s'installer ici, mais son geste fut interrompu au même titre que ses paroles plus tôt par une nouvelle arrivée. Son frère venait d'apparaître dans l'entrée du compartiment, et Éibh ne pu déguiser sa surprise, cette fois.
« What're ye doin' here ?2 »
La réponse ne tarda pas à arriver, tout comme les deux bourses en peau de dragon qu'elle dû attraper d'une main, démontrant une certaine habilité, l'autre n'ayant pas quitté l'épaule du pauvre rouge et or. Il faut dire, quand on avait pour habitude de faire de l'escalade sur les parois rocheuses des îles des Hébrides, sans parler du fait qu'elle était souvent pratiquée sans le moindre équipement. Ce qui aurait pu passer pour dangereux, mais l'avantage d'être un sorcier était alors évident dans ce genre de situation.
Suite à quoi son frère et professeur repéra la boisson du jeune homme et vint la transformer en quelque chose d'autre, dont l'odeur suffit à ce que la brune lâche son nouvel ami et s'en éloigne d'un pas ou deux, avec prudence, lançant un regard quelque peu agacé à son aîné. Il avait vraiment besoin de se mêler de ça ? En tout cas, il tourna le dos au petit groupe pour commencer à partir, sa sœur lâchant un « Thanks, amadain.3 » en retour, seul répartie qu'elle avait pu trouver, pour une fois.
Une fois son frère disparu, elle pousse un long soupir, tourne le visage vers Cloe lorsqu'elle parle de l'addiction du jeune homme, puis jette un regard de dégoût à la bouteille qui se trouve entre les mains du jeune homme, des souvenirs lui revenant en mémoire et la faisant quelque peu grimacer.
« If I were ye, I wouldn't drink that. Nor even try tae fix it. I would just threw it away. 'Cause the last time I tried, it didn't end well.3 »
Mais s'il se croyait plus malin qu'elle, il pouvait y aller. Qu'il n'hésite pas, même. Pour sa part elle rigolerait bien s'il tentait quoi que ce soit, car le résultat serait sans le moindre doute catastrophique, connaissant Alexandre, pour le jeune homme. Mais elle préféra changer de sujet, cachant son nez de son t-shirt relevé, faute d'autre chose pour le coup, n'ayant pas encore son uniforme sur les épaules ni sa cape de sorcière, et dévoilant quelque peu son abdomen.

« So, what were we talkin' 'bout ? Ah, yeah, the holyday. How was yours ?4 »
Sa voix étouffée par le tissu, en attendant que l'odeur se dissipe, son regard passa de Cloe à Damon, pour finalement revenir à la jeune femme.

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1348 mots


______________
1 Tu ne vas nul part, maintenant que tes affaires sont juste là-haut, pas vrai ?
2 Qu'est-ce que tu fais ici ?
3 Si j'étais toi, je ne boirais pas ça. J'essayerai même pas de l'arranger. Je le jetterai plutôt. Parce que la dernière fois que j'ai tenté le coup, ça a mal fini.
4 Alors, de quoi on parlait déjà ? Ah oui, les vacances. Ca a été les vôtres ?


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Lloyd N. Diggory
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Lun 19 Aoû - 14:04


this year: have fun ♫


Une journée assez spéciale. Il fallait se rendre à l'évidence, profiter de cette année allait être un de ses objectifs prioritaires.  Mais  j'allais surtout à Poudlard cette année dans l'optique de réussir sa scolarité.  Grouilles toi ! On va être en retard. Qu'elle disait. Lynn était plus que motivée à l'idée de retourner à Poudlard. Disons que je partageais son excitation, mais j'avais de plus en plus du mal à imager que cette aventure dans cette école allait prendre fin à la fin de l'année. C'est ma seule déception que je vais devoir cacher chaque jour, chaque moment, chaque vacance. Mais j'allais garder le sourire, ce mécanisme sera imprégné d'une sincérité à toute épreuve et je ferai en sorte de profiter le plus possible tout en restant avec ceux avec qui j'ai de bonnes relations. Je pense que je pourrais en profiter pour améliorer mes liens avec les têtes brûlées ou autre personnes de ce genre. En revanche, il y a une chose que je ne chose que je ne suis pas prêt de changer, c'est mon excitation à l'annonce des match de cette année au Quidditch. Oh ça, même Lynn savait que je m'en réjouissais d'avance. Depuis le début de l'été je ne faisais qu'en parler et il est même arrivé que je la tanne avec ce sujet de conversation. Autant elle que nos parents, c'est vrai. Mais bon, ça plait aux sportifs et à ceux qui s'estiment bon supporteurs dans les gradins en tant que spectateurs. M'enfin, je n'étais pas encore aux matchs et je me faisais plus traîner qu'autre chose.  

Nous avions quitté Welwyn depuis une heure déjà et nos parents étaient déjà partis pour le Ministère de la Magie. En bref, cette matinée ne dépendait que de nous. Oh je ne leur en voulais certainement pas d'être partis travailler. Après tout, leur fonction est peut-être importante mais je les vois  bien assez souvent. Ils peuvent donc se permettre de ne pas être présent en ce début d'année du moment qu'ils seront présents le jour où l'année s'achèvera. J'avais mon chariot avec toutes mes valises, mon balais dessus, nous arrivions à King Cross. Notre tante avait bien voulu nous emmener à cette gare, et nous laissa nous débrouiller seuls ensuite. « On se bouge allez Lynn. » Osais-je dire. Alors que je traîne des pieds depuis ce matin. Nous nous hâtions en marchant vite, poussant notre chariot respectif. Slalomant entre les Londoniens, notre regard se portait vers les hauteurs en cherchant cette fameuse voie qui nous permettrait de rejoindre le Poudlard Express. Nous nous étions arrêtés au milieu de la foule en essayant de regarder les panneaux accrochés sur chaque pilier, jusqu'à ce que je finisse par siffler Lynn. J'avais trouvé l'endroit où nous devions nous rendre. Je marchais rapidement jusqu'à m'arrêter encore une fois devant le mur que nous allions traverser. Je regardais ma jumelle en lui faisant un simple signe de la tête, la laissant passer en première. Une fois qu'elle fusa vers le mur, j'emboîtais la course pour passer le "portail" et voilà que dans l'instant nous nous retrouvions face au monstre de métal que représentait le train Poudlard Express. Par habitude je suis allé faire charger mes affaires en gardant mon balais avec moi pour ne pas qu'il soit brisé lors de la mise en place des autres bagages puis je suis monté dans le train sans attendre Lynn. De toute façon que l'un attende l'autre, on se retrouvera au terminus.

Faisant attention de ne pas bousculer qui que ce soit. Je croisais des amis comme des connaissances, des liens un peu plus négatifs et de jeunes personnes que je ne connaissais pas le moins du monde. Je souriais néanmoins en cherchant une cabine où je pouvais me poser. Je n'avais encore pas vu Cloe mais peut-être que celle-ci avait trouvé sa place avant que j'arrive. Dans le pire des cas, je la croiserai très probablement à la sortie du train.  Et voilà une cabine vide qui allait me servir pour enfin me reposer. Je ne savais pas si on allait me rejoindre alors je ne verrouillai pas la porte que j'ai néanmoins fermé par précaution. Posant mon balais sur le siège d'en face, je me suis assis tranquillement en attendant cette fameuse arrivée à Poudlard. Car me voilà dans le dernier aller qui me mènerait à Poudlard. Cela me faisait effectivement bizarre...

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Damon Hardwell
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Lun 19 Aoû - 18:46


Nouvelle rencontre


A peine entré dans le train que le jeune blond fut pris au dépourvu. Il y avait un bordel monstre dans les longues allées présentes qui menaient aux différents compartiments, sans compter que le train se mit en route avant même qu’il ne puisse s’installer… Du coup il manqua de tomber une première fois, se rattrapant un peu comme il le put. Après vint un groupe de brutes qui se bousculaient un peu partout, entre deux compartiments. Du coup, un lourdaud lui tomba dessus, le poussant sur la porte du compartiment où la porte était mal fermée, l’obligeant à se taper la honte de sa vie en s’écrasant au sol comme un gosse apprenant à marcher. Sauf que dans cette cabine se trouvaient deux filles, deux vertes et argent qui discutaient. Du coup bah… il les interrompit. Il n’avait franchement pas de chance, le jeunot. Se relevant maladroitement, n’ayant toujours pas remarqué les deux présences qui l’observaient, il se remit sur pieds et hissa sa valise sur la bagagerie. Bien. Une fois ceci fait. Il se mit assis sur le siège et là… Stupéfaction. Il n’osait plus bouger. Deux femmes étaient debout, le regardant. Il n’osait plus rien faire, ni même bouger. Foutue timidité, je vous jure. Il avait HORREUR de ça. Déjà en temps normal, quand il se trouvait avec des mecs qu’il ne connaissait pas, il n’osait pas parler, mais là, avec deux filles – plutôt mignonnes au passage – et juste après avoir eu l’air con… C’est comme s’il était devenu une statue de pierre.

Toujours sa bouteille en main, il prit une petite gorgée qu’il avala difficilement, déglutissant sèchement lorsqu’une des deux verte et argent s’approche de lui, glissant son bras autour de ses épaules, juste après que Cloe von Schwarzberg, demoiselle avec qui Damon avait passé une soirée dans un pub plutôt chic du Leicester Square, lui ai indiquant qu’apparemment la circulation était dure, avant de lui demander s’il venait squatter. Avant qu’il ne puisse répondre, la capitaine de l’équipe de quidditch de Serpentard lui proposa indirectement de rester… Comme s’il avait le choix, maintenant que ses bagages étaient là-haut et qu’elle le retenait l’épaule… Puis vint un nouvel individu, qui balança une bourse à la MacFusty, l’insultant d’« amadain » en écossais. Non, ce n'était pas de l'écossais... Oh et puis merde, il verrait bien pour lui demander un jour s'il n'a pas oublié d'ici là. Puis il vint près de lui, et sortit sa baguette, avant de la poser une seconde sur le goulot sur celle-ci. D’un coup, l’odeur émanant de sa canette était si immonde qu’il n’oserait plus du tout la boire, et grâce à ses faibles talents en métamorphose, parvint à recréer un bouchon au-dessus, avant de la ranger dans son sac à dos et d’en sortir une autre, une vraie, une fois le professeur parti, bien entendu.  Juste avant d'avoir agi ainsi, sa camarade aux cheveux bouclés lui déconseilla d’y boire, tout en se reculant légèrement, bouchant son nez à l’aide de son haut. Damon la comprenait, parce que vu l’odeur de la mixture à base de houblon qui paraissait tout à fait normale…

« Oui, c’est assez… Difficile d’accès… Marmonna le sang-mêlé de Gryffondor, manquant énormément d’assurance, comme à son habitude. Quand est-ce qu’il parviendrait à vaincre sa timidité, bordel ?! Ça, personne ne le savait, mais bon, ce n’était pas pour tout de suite hein. Je… Je ne squatte pas… Il regarda cette fois celle qui avait mis le bras autour de son cou quelques instants plus tôt. Et… Je pense qu’il est trop tard pour que je m’en aille… J’espère ne pas vous déranger, en tout cas. » Finit-il, baissant le regard en direction de sa nouvelle boisson faiblement alcoolisée, tandis que la brune tourna son regard en direction de l’Allemande. Soudain, Cloe sourit de plus belle, et prit un ton assez ironique en s’adressant à notre protagoniste, lui demandant s’il était toujours toxico. Il aurait bien aimé rentrer son jeu mais… Il ne pouvait pas. Pourquoi ? bah déjà il y avait sa timidité, et puis… La MacFusty aurait peut-être mal interprété ses paroles et ne l’aurait plus vu de la même manière, donc bon. Elle reprit à nouveau la parole, demandant comme s’étaient passées leurs vacances… A vrai dire, Damon n’avait pas foutu grand-chose, ça c’était sûr, mais bon. Il allait se compter d’une réponse assez brève et précise… ne pouvant rien dire de plus, au vu de la situation actuelle.

« Tss. Je l’ai jamais été, tu sais… » Enchaîna-t-il timidement, sans même l’avoir regardée. Il repensait à cette fameuse soirée… La sensation ressentie n’était pas si désagréable que ça, et, honnêtement, il ne dirait pas non à ce que cela se reproduise, m’enfin, cela ne se reproduirait pas donc bon, cela ne servait à rien qu’il se fasse des idées, n’est-ce pas ? Il préféra alors se concentrer sur ce qu’il y avait dans ses mains, faisant tourner avec nonchalance son contenu, regardant les petites vaguelettes qui se formaient lorsqu’il arrêtait. Et hop, encore quelques gorgées… Avant de finir d’une seule traite et de ranger le cadavre dans son sac à dos. Il hésitait à engager la discussion, mais que dire ? Telle était la question… Bon bah… Autant se taire, non ? Bon, en fait, il avait juste oublié ce qu’il voulait dire… C’était quand même con ça, mais bon… M’enfin. Il retrouverait bien un jour. Fouillant dans son sac, il retrouva tous ses effets personnels. Bien. Au moins, il n’avait rien oublié ou paumé, c’était toujours ça… Et il n’avait pas fait tomber son pochon Dieu ne sait où, et ça, c’était un exploit ! Il ne l’avait pas encore fait tomber de la journée. Okay. Une fois arrivé à Poudlard, dans les dortoirs, il fêterait ça dignement, je peux vous le garantir.

« Bien passées. Les vôtres ? » Demanda-t-il à son tour, les regardant une à une, n’arrêtant pas l’espace de deux ou trois minutes. C’était un peu comme suivre un match de tennis, son regard déviait d’une fille à l’autre, comme s’il suivait une balle imaginaire allant d’une raquette à l’autre, le teint toujours aussi écarlate que plus tôt. Essayant de reprendre son calme, il ouvrit le haut de sa bouteille en verre à l’aide d’un décapsuleur et en but quelques gorgées, normal.

Écoutant toujours avec attention ce que les filles se racontaient, par rapport à leurs vacances sûrement, il passa sa main autour de sa nuque, toujours aussi gêné, avant de jouer avec un petit bout de sa veste en cuir très grand… propre à son style en fait. On pouvait y retrouver l’allure gothique de sa veste, même s’il considérait cela comme étant metalleux, et non gothique. Il avait horreur d’être mélangé à ce groupe de dépressifs « trop dark » de la vie, qui n’avait qu’un seul mot à la bouche : suicide. C’était chiant à la longue tout de même… Et il arrivait des fois où la colère se faisait trop grand et où ça explosait en lui, et là, comme par magie, sa timidité s’envola l’espace de quelques instants, jusqu’à ce qu’il se calme et qu’il devienne à nouveau réservé. Non, non, il n’était pas schizophrène hein. M’enfin, maintenant qu’il était avec de la compagnie, il rangea ses écouteurs au fond de son sac, soigneusement en les ayant bien enroulés autour de ses doigts, même si lorsqu’il les sortira à nouveau, ils seront emmêlés comme si des lutins s’amusaient à foutre le bordel là-dedans.


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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Dim 25 Aoû - 1:55

... ... ...
Cloe & Everyone




∞ A quand le départ ?




Cloe pouvait bien parler en faisant remarquer à ce jeune homme qu’il était toxicomane. Inutile de nier qu’elle aussi ne s’empêchait pas de se laisser prendre dans quelques plaisirs tels que l’alcool ou la cigarette. La pauvre ne savait pas se sortir du stress ou de ses soucis personnels sans employer ces substances peu soucieuses de sa propre santé. Et oui, comme Damon, la Serpentard pouvait être bien faiblarde pour avoir cédé à ces vices. Hier soir, elle avait entamé deux bouteilles de bière pour échapper à la colère de sa mère et bien qu’elle n’ait rien apporté de fâcheux dans sa valise, on pouvait deviner qu’elle se languissait de Pré-Au-Lard.
En attendant, elle se tut suite à sa réplique et laissa Eibhlin prendre le flambeau. Cette dernière conseilla au Gryffondor de ne pas ingurgiter cette substance modifiée et de toute manière, il aurait été idiot de le boire sans même avoir eu ce conseil. Quelque chose d’aussi pestilentiel devait bien être repoussant. En tout cas, c’était tant mieux d’un côté ; le règlement du Poudlard Express et de l’école n’était certainement pas à prendre à la légère. Cloe n’était certainement pas bien placée pour y songer puisqu’elle aimait les méfaits mais parfois, il valait mieux que ce genre d’adolescents rebelles prennent de la graine à travers des punitions !



Enfin... en ce qui concernait Damon, on pouvait difficilement dire que c’était un rebelle. Franchement, vous l’auriez vu avec cette dégaine de garçonnet timide... vous l’auriez sans doute pris sous votre aile pour le protéger d’un éventuel bizutage. Il répondait calmement à ma question, en soulignant clairement qu’il ne voulait pas nous déranger. A vrai dire, sa présence ne m’embêtait même pas si au fond, j’aurais bien voulu me retrouver seule avec l’autre Serpentard. Enfin, pas pour longtemps non plus puisque je n’étais pas si à l’aise que cela vis à vis de ce charme éclatant qui s’émanait d’elle. Mmh, mais à quoi je pensais ? Bon sang. Je clignais discrètement des yeux, comme pour me persuader que la maladie me touchait. J’évitais au maximum de croiser son regard même si consciemment, je refusais d’admettre que je la fuyais ; disons que pour l’heure, c’était Damon qui était au coeur du sujet. Il était mon prétexte, simplement.

« - Non c’est bon, reste. »

Je ne répondis cependant pas à son autre réplique, balayant ma petite pique malicieuse. Je me contentai de sourire bêtement, ne croyant pas totalement à la véracité de ses dires. En fait, je savais bien que son addiction était réelle et qu’il ne pouvait le nier. Mais soit, je décidai de passer à autre chose, d’autant plus que ce garçon venait d’éveiller un souvenir pas si lointain. Je l’avais retrouvé dans un pub à moldus durant une soirée durant laquelle j’avais voulu fuir mon abominable mère aigrie. Je ne m’étais absolument pas attendue à apercevoir un sorcier étudiant à Poudlard dans ce lieu. Apparemment, le monde était petit comme certains le disaient bien. Lui aussi avait été déprimé à ce moment-là et c’est après une longue discussion que l’alcool m’avait poussée à l’embrasser. Je n’ai jamais culpabilisé de cet acte puisque j’étais célibataire et que ce même baiser m’avait libérée de ma colère durant un petit moment. De toute manière, je n’étais pas du genre à me prendre la tête pour ce genre de choses passées et dont on ne pouvait plus effacer. J’imaginais bien que le rouge et or devait se souvenir de cela... sauf si cela s’était transformé en trou noir mais dans tous les cas, cela n’allait pas influencer ma manière de lui adresser la parole.

Je l’observais en train de jeter des regards emplis de dégoût en direction de sa bouteille. Il n’était pas faux de dire qu’il avait cette tête d’ange qui ferait craquer n’importe quelle fille mais ce qui était dérangeant – de mon point de vue du moins-, c’était cette timidité qui m’horripilait. Je supportais mal les personnes incapables de dire avec entrain ce qu’elles pensaient et qui ne faisaient resurgir que des hésitations. Si j’avais pu, j’aurais posé mes mains sur le col de sa tenue pour le secouer un peu. Je visualisais cette scène dans ma tête, trouvant à nouveau le sourire. D’un autre côté, mes oreilles perçurent la question posée par ma camarade Eibhlin. On en était au sujet des vacances, en effet. Devais-je leur raconter en intégralité l’ennui éprouvé durant ces deux mois ? Je risquais bien de les lasser mais pourquoi pas... Sept heures de voyage nous attendaient et je doutais qu’un autre sujet de discussion puisse combler tout ce temps.


« - Ca aurait pu être mieux pour moi. En juillet, je suis partie en Allemagne retrouver mon jumeau, mon père et le restant de ma famille. J’ai pu prendre l’air à Nürnberg même si je me suis bien ennuyée. Il faut croire que les politiciens n’ont pas de vacances et comme mon père bosse pour le premier ministre moldu en même temps que pour le ministère de la magie allemand, il n’avait pas le temps de s’occuper de moi. »

Je fis une légère pause, reprenant mon souffle en prenant un air blasé.

« - En août, je suis revenue à Londres, chez ma mère. C’était assez agaçant. »


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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Dim 25 Aoû - 18:38



Une nouvelle année commence...
« Never go on trips with anyone you do not love. »

Bien sûr que non, il ne les dérangeait pas, sinon elles n'auraient pas proposé qu'il reste. Elles l'auraient mis dehors avec un coup de pied au derrière digne de ce nom avant de discuter d'affaires plus privées. Ou du moins, Èibhlin aurait parlé, principalement, à l'humble avis de la narratrice. C'est qu'elle prenait beaucoup de place quand il s'agissait de discuter. La force de l'habitude, puisqu'elle était la plus bavarde de la famille, à n'en point douter. Quoiqu'elle trouvait un adversaire redoutable en la personne de Lùcas, le fils de son frère, qui avait également appris à beaucoup parler étant donné la loquacité d'Alexandre. Mais toujours est-il qu'à eux deux ils pouvaient entretenir la conversation pendant des heures et des heures, et quand le patriarche du clan s'en mêlait, c'était fichu. De quoi passer des repas agités, en quelque sorte, ou tout du moins dépourvu d'ennui si on leur prêtait une oreille attentive.
Du reste, la conversation se poursuivit naturellement, ou presque, dans la mesure où le jeune homme se montra bien avare en matière de récit de vacances. Ca c'était bien passé, et c'était tout. La brune l'observa un instant, avant de se dire que c'était son droit de ne pas raconter sa vie, même si c'était un peu triste, ce manque de partage. Elle se dirigea vers la banquette, se plaçant contre le fond du compartiment pour pouvoir s'asseoir tranquillement, posant sans se gêner le pieds sur la place, puisqu'elle s'assit en semi-tailleur, une jambe descendue alors que l'autre était relevée et tenue en place par son poignet posé dessus, sa main pendant peut-être un peu mollement. Dans cette position, elle avait juste à tourner un peu la tête pour regarder Cloe quand elle parlait, et sinon elle avait Damon en vu presque direct. D'ailleurs, elle le vit ranger ses écouteurs alors que la blonde racontait ses vacances, faisant un peu hausser les sourcils à l'écossaise. A la fois pour les écouteurs, mais aussi pour les vacances de sa camarade de maison. L'adolescente ignorait qu'elle avait un jumeau. Elle savait qu'elle n'était pas britannique, bien sûr, mais allemande (et ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi elle n'était de fait pas allée à Durmstrang, bien qu'en soi ça l'arrangeait qu'elle soit à Poudlard), et... ça devait être tout. Enfin, elle savait aussi qu'elle était en sixième année, et qu'elle était à Serpentard, et qu'elle faisait du quidditch, mais on ne pouvait pas vraiment dire qu'il s'agissait d'informations personnelles.
En tout cas, écouter le récit des vacances de ses deux compagnons de compartiment avait un côté un peu déprimant. Elle se demandait même si raconter les siennes après ça ne tiendrait pas de l'indécence. Mais d'un autre côté, elle n'allait pas se priver de le faire. Ca devrait remonter le moral de tout le monde, et puis, au pire, elle n'avait rien à perdre, après tout.

Aussi Èibhlin fit un sourire amusé face à l'air blasé de Cloe. Pas qu'elle se moque d'elle ou quoi, mais il était clair que la brune allait sortir quelque chose supposé faire un peu rire, autant elle que Damon. Du moins il fallait l'espérer, parce que faire un flop n'était pas vraiment dans ses habitudes.
« Hey, at least a dragon didn't try tae eat ye for his breakfast !1 » Ah, ça sentait l'histoire epic, ça. Et il est vrai qu'il y en avait bien une derrière tout ça. Evidemment, la brune se sentit plus ou moins obligée de développer son propos, sachant que pour ceux ignorant ce que sa famille faisait il n'était pas toujours aisé de la suive. Ni même de croire à ce qu'elle disait. Elle se souvenir très bien en première année de tous les nés-moldus qui pensaient qu'elle racontait des histoires pour se rendre plus intéressante. Avant qu'elle ne leur prouve à l'aide de livres d'histoire de la magie notamment que si, le clan MacFusty était bien chargé de la protection des noirs des hébrides, et qu'effectivement, il s'agissait d'un clan indépendant. Ceci dit, elle poursuivit donc. « The other day, I clambed this cliff, which is on the northern island, and as I nearly reached the top of it, a dragon landed just there, a few steps ahead. » Elle s'était redressée en parlant et s'était cette fois complètement installée en tailleur pour raconter l'histoire, se redressant pour permettre à l'air de passer plus facilement. « She – yeah, it was a female – stared at me, as if I was the more horrible and dangerous creature who has ever existed. Because, ye see, at this periode of the year, eggs just hatched, so everything becomes a threat for female dragon when it comes near her nest. That's why we doesn't use brooms tea approach them. Too much noises.3 » C'était évident, quand on prenait cinq secondes pour y réfléchir, mais en général, les gens n'y pensaient pas. Alors elle avait pris l'habitude de l'expliquer. « Tae face this situation, I had two solutions. The first was tae let me fall, and the second was... well... try tae fight the dragon. Which is not really a solution when ye're alone against an angry mother.4 » Elle fronça brièvement les sourcils à cette remarque, penchant l'espace d'un instant la tête sur le côté dans un hochement de constatation. « Eventually, I tried tae sneak up but it didn't really work. Seeing this, the dragon roared and tried to catch me tae bring me tae her baby, but... well... my hand kinda slip on the rock and I felt.5 » Elle resta un instant perplexe sur l'histoire qu'elle venait de raconter avant de reprendre avec un grand sourire. « Long story short, I used a spell tae slow my fall down, and I only had back pain during a week. Which is no big deal. Plus, dispite of this misadventure, my holyday was quite calm, with the usual speech from my uncle and my aunt who want tae see my sister and me married, not together of course.6 » Elle lâcha un petit rire à sa propre blague, agitant les mains en parlant pour faire comme si ça n'était rien.
« And the hunt tae find where was – again - my uncle's skeleton. Err... as I said, the usual.7 »
Oui, définitivement, l'adolescente avait une notion des plus étranges de ce qu'était la routine.

Ceci dit, et l'histoire arrivant à sa fin, elle se tourna vers Damon, toujours un sourire aux lèvres, se rappelant qu'elle voulait lui demander quelque chose avant de raconter cette histoire. L'index et le pouce relevé dans sa direction pour lui indiquer qu'elle s'adressait bien à lui, elle prit une mine curieuse.
« And as I'm thinking about it, what was that thing ye put in your bag ?8 »
Elle parlait bien évidemment des écouteurs qu'elle avait simplement entraperçu, et dont elle ignorait presque tout. Elle pensait savoir ce que c'était mais n'était pas tout à fait sûre, étant donné ses connaissances sur le monde moldu, et elle voulait donc voir si elle avait raison ou non.
« Can I see it ? Please ?9 »


1183 mots


_____________
1 Hé, au moins tu n'as pas failli servir de petit déjeuner à un dragon.
2 L'autre jour, je grimpais sur cette falaise, qui est sur une des îles le plus au nord, et alors que j'étais sur le point d'atteindre le sommet, un dragon a atterri juste là, à quelques mètres devant moi.
3 Elle – ouais, c'était une femelle – m'a regardé comme si j'étais la plus horrible et la plus dangereuse créature qui ait jamais existé. Parce que, vous voyez, à cette période de l'année les œufs viennent juste d'éclore, alors tout ce qui s'approche du nid devient une menace pour une femelle. C'est pour ça qu'on utilise pas de balais pour y aller. Trop bruyant.
4 Pour faire face à cette situation, j'avais deux solutions. La première était de me laisser tomber, et la deuxième de... hé bien... essayer de combattre le dragon. Ce qui n'est pas vraiment une solution quand tu es contre une mère énervée, et que tu es seul.
5 Finalement, j'ai essayé de partir discrètement mais ça n'a pas tout à fait fonctionné. En voyant ça, la dragonne a rugi et essayé de m'attraper pour m'emmener à ses bébés, mais... bah... ma main a en quelque sorte glissé de la roche et je suis tombée.
6 Pour faire court, j'ai utilisé un sort pour ralentir ma chute, et mon dos m'a fait souffrir à peine une semaine. Ce qui n'est rien. En plus, malgré cette mésaventure, mes vacances ont été plutôt calmes, avec mon oncle et ma tante qui ont comme d'habitude essayé de nous marier ma sœur et moi, pas ensemble évidemment.
7 Et la chasse pour trouver où était – encore – le squelette de mon oncle. Arf... Comme j'ai dit, la routine.
8 Et pendant que j'y pense, c'était quoi ce truc que tu rangeais dans ton sac ?
9Je peux le voir ? S'il te plaît ?


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Damon Hardwell
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Dim 25 Aoû - 22:03


Honte.


Heureusement, il ne gênait. Non, il ne gênait pas les deux Serpentards. Mais sa question était… Idiote. Oui. Complètement inutile. Si vraiment il dérangeait… Elles ne lui auraient pas proposé de rester. Non ? Et… Il pensait que les vertes et argent l’auraient viré de là… Avec une méthode fortement radicale. Un peu trop même. Il ne préférait pas savoir comment cela se serait fini… Assez. Il avait déjà assez subi depuis qu’il s’était levé le matin même. Et encore, la journée commençait tout juste… Et il y en avait encore pour sept heures de route. Qui sait ce qu’elles pourraient lui faire durant ce large laps de temps ? Sûrement pas lui. En tout cas, il mieux ne pas compter sur lui pour créer l’ambiance. Ou alors cela serait malgré lui. Ni même pour faire la conversation d’ailleurs… Fichue timidité. Encore, lorsqu’il était seul… Cela ne le dérangeait pas. Il avait l’habitude, après tout. Mais bon. Les habitudes se changent, comme dirait l’autre. Et là, c’était bien le cas. A la limite, s’il y avait un autre mec avec lui… Ça aurait été mieux pour qu’il puisse parler, mais là… non, il y avait deux filles. Dont une avec qui il avait eu une aventure éphémère. Rien que le temps d’un baiser. Bon, après… L’alcool avait joué beaucoup. Surtout pour Cloe. Mais il n’allait pas s’en plaindre non plus. Elle était mignonne. Et pour une fois qu’il était en tête avec quelqu’un du sexe opposé… Il n’allait pas refuser. Et puis, ce n’était pas si désagréable, après tout. Bon. Il ne fallait pas qu’il repense à ça. Il y avait un risque. Non pas que cela soit dangereux, hein. Mais plutôt… Sentimental. Ou au moins psychologique. A force d’y resonger, il pourrait très bien avoir une sorte de… Coup de blues. Ou au moins envie de recommencer. De renouveler l’expérience. De réitérer ce genre de choses dont il n’avait pas du tout l’habitude. Après, concernant son hésitation à rester… Elle se confirma rapidement par la blonde. En effet, elle sembla lui ordonner de rester. Il n’allait pas refuser et puis… Rapide coup d’œil à travers les vitres de la porte du compartiment. Bondé. L’allée était pleine à craquer… Valait mieux ne pas s’y aventurer… Le Hardwell ne voulait pas réitérer le cas… Ou l’attaque d’un lourdaud… Qui avait atterri contre lui. Ce qui expliquait sa présence ici, du coup.

Petit temps de silence après la venue du professeur. Après qu’il ait changé la bouteille de Damon. Il l’empêchait de boire. Ce n’était pas très sympa. Mais bon, les règles sont les règles. N’est-ce pas ? Bon, venant de lui… C’était moyen. A vrai dire… Il devait les avoir toutes transgressées. Au moins une fois. Mais surtout par rapport à ce qui est des matières illicites, comme son herbe ou ses bouteilles. Il était dépendant, oui. Il l’avouait. Il assumait. Mais il ne le cirait pas sur les toits. C’était moyen comme comportement d’agir ainsi, après tout. Cela ne se faisait pas. Surtout que… C’était assez péjoratif d’être dépendant de la sorte. Et très mal vu. Surtout à son jeune âge. Et ce n’était pas pendant ces grandes vacances qu’il allait s’arranger. Deux mois à ne rien faire. A passer ses journées trop chaudes ou pluvieuses à geeker. Accompagné d’un spliff et d’une bouteille, bien évidemment. Et lorsque le temps était convenable… un petit tour dans les rues de Londres. Errant, avec un dealeur. Un moldu qui plus est. Tien… Parlant de vacances… La capitaine de l’équipe de Quidditch de Serpentard lança le sujet par rapport à ça… Le brune demanda comment s’étaient passées leurs vacances… Ce à quoi il répondit rapidement. C’était clair. Simple. Précis. Elle s’étaient bien passées. Bon, aussi, il n’allait pas épiloguer là-dessus. Il n’avait rien à dire. Puis Cloe déballa son sac… Tout du moins le Gryffondor le comprit comme ça. En effet, elle raconta ses prises de tête avec sa mère politicienne et tout ce qui s’en suivait… Tandis qu’il rangeait ses écouteurs au fond de son sac, bouteille en main. Puis vint le tour de la brunette, qui raconta ses péripéties avec un dragon femelle… Oui, une dragonne. Même dans ses trips dus au canabis, Damon n’avait jamais entendu ou vu ça. C’était… fou. Mais bon, cela faisait maintenant six ans qu’il vivait dans le monde magique, alors plus rien ne pouvait l’étonner à présent…

Tripotant toujours son long manteau noir, la Serpentard face à lui le regarda. Elle lui posa une question. Cela concernait ce qu’il venait tout juste de ranger. N’était-elle donc pas habituée aux objets moldus ? Apparemment non. « Ecouteurs. » Encore une fois, sa réponse fut claire, nette et précise. Il ne voulait pas vraiment expliquer ce que c’était si jamais elle ne connaissait pas… Et puis sa timidité l’en empêcherait. Prenant quelques gorgées de son délice fait d’houblon, la jeune femme lui demanda si elle pouvait les voir. Il ne pouvait pas refuser, mais il ne voulait pas bouger. Tout du moins, il ne POUVAIT pas. Il était tétanisé, encore. Mais bon. « D’a… D’accord. » Il bégayait. Quel sentiment, quelle psyché pitoyable. A quoi cela pouvait bien servir, la timidité ? A rien. Il en était bien conscient d’ailleurs. Il regardait son interlocutrice avec un air déterminé. Il était prêt à faire un effort. Pourquoi maintenant ? Aucune idée. Il le chercha alors au fond de son sac. Miracle ! Ils étaient toujours bien enroulés. Il avait eu de la chance pour une fois. Posant sa canette sur son fauteuil après s’être levé, il fit un pas. Puis encore un aut-… Eh bah non. Il trébucha. Royalement. Tombant sur la Serpentard située face à lui. Il était vraiment maudit et commençait à le croire de plus en plus. Le pauvre… « Merde… Désolé... » Il pestait dans sa moustache. La tête sur les cuisses de la demoiselle en tailleurs, il se mit à rougir à nouveau. Lui qui avait réussi à se contenir un tant soit peu… Même pas ! Remontant l’un de ses bras en direction de son visage – qu’il visualisait à peu près, ne voyant rien – il ouvrit la main. Il lui tendait les écouteurs, par le fait. « T… Tiens. » Il parlait un peu plus fort, afin qu’elle puisse l’entendre. C’était la moindre des choses, tout de même. Honteux. C’était vraiment honteux. Il était pétrifié. Tétanisé. La honte y était pour beaucoup, certes… Mais il était bien là aussi, même si jamais il ne l’avouerait. Oui, ce Hardwell n’est pas un homme très sain d’esprit, comme vous pouvez le voir… Bref, passons-nous de ces détails. Mais… La timidité y était également pour quelque chose. Il n’était pas prêt de bouger… A moins que la Serpentard ne soit violente… Ou que Cloe le secoue, elle aussi. Mais bon, il n’était sûr de rien, et se contenta de ne plus bouger, prenant peur d’une quelconque réaction de ses deux camarades de voyage.


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Kelly Hanlon
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MessageSujet: Re: Une nouvelle année commence...   Sam 5 Oct - 1:24

Une nouvelle année, un commencement.
Kelly Hanlon.



Une musique entrainante se fit entendre, réveillant doucement Kelly qui dormait pourtant si bien. Elle grogna, et se retourna dans son lit, pestant contre son réveil.
 Heureusement qu’elle aimait cette chanson ! C’était « It’s time » de Imagine Dragons, tout ce qui lui fallait pour bien commencer la journée. Elle ouvrit lentement les yeux, et resta encore quelques secondes dans son lit, la voix de Dan Reynolds résonnant dans la pièce, lui rappelant par la même occasion pourquoi son réveil avait sonné si tôt ; on était le 1 septembre, jour de la rentrée à Poudlard. Elle se réjouit à cette idée, et cela l’aida à se bien se réveiller.
Elle se leva lourdement et la chanson se termina. Kelly prit son portable, et en mi une autre, qui avait fait toutes les générations. Elle se sentait nostalgique ce matin, peut-être à cause de la rentrée… Elle ouvrit ses volets, et laissa les faibles rayons de soleil entrer dans sa chambre, tandis qu’elle prenait ses habits sur sa commode. Elle regarda sa chambre, avec toujours Feeling good (version Muse) en fond sonore. Elle se rappelait ces nuits où elle faisait des cauchemars, et que sa mère venait la consoler, et les nuits où, plus grande, elle pleurait l’absence de son père. Mais elle chassa bien vite ces pensée, et se concentra sur ce qu’elle avait à faire.
 Les habits dans les bras, descendit dans la sale de bains, et éteignit la musique. Après avoir posé ses vêtements sur le lavabo, elle commença à se brosser les cheveux, encore tout emmêlés, quand une odeur de toasts grillés lui parvint subtilement, et elle fila à la cuisine.
 Sa mère préparait son petit-déjeuner, composé de 2 toasts au beurre de cacahuètes et d’un bol de céréales nature, une habitude française lui avait-elle un jour avoué. Kelly enfourna les toasts qu’il y avait sur la table, puis s’assit pour manger son bol de céréales plus lentement. Elle discutait avec sa mère tranquillement, toujours en prenant son petit-déjeuner.
 Elle essayait de profiter un maximum de sa dernière heure chez elle, avant quelques mois, car elle adorait passer les fêtes de Noël à Poudlard( les fêtes de Poudlard étaient toutes magnifiques, mais celle de Noël plus que les autres.). Elle essayait de mémoriser chaque détails, chaque petites choses de sa maison ; comme les dessins accrochés au frigo. Et puis elle pensa au long trajet qui l’attendait, et se pressa un peu en demandant à sa mère si elle pouvait lui préparer un petit truc à manger pour dans le train. Sa mère lui répondit positivement, et Kelly fila à la salle de bains, où elle prit une douche rapide.
 Elle sécha ensuite ses cheveux de façon décontractée et se maquilla très légèrement. Les habits qu’elle avait choisit était simples eux aussi, mais lui allait parfaitement bien ; un jean noir, des baskets grises et vertes, un maillot vert et un sweat à capuche gris.  Bientôt, un uniforme remplacerait sa belle tenue. Un uniforme au mêmes couleurs, ce qui la fit sourire.
 Après son passage à la salle de bains, elle remonta dans sa chambre, prit ses bagages et vérifia une dernières fois qu’elle avait tout. Elle descendit le tout dans l’entrée, et alla chercher sa mère dans la cuisine, qui lui donna son casse-croûte.
 Elle appela son chat, Meryl, qu’elle avait pris en animal de compagnie. C’était un chartreux au magnifique pelage bleu-gris, avec des yeux d’un vert perçant. Elle l’adorait, il avait passé maintenant plus de 4 ans à ses côtés, et ce sentiments semblait partagé.
 Kelly insista pour aller à la gare en voiture, et sa mère céda, malgré les bouchons à cette heure. Il fallait qu’elles se dépêchent pour ne pas être en retard, il était déjà 10h35 !
 Elles chargèrent en vitesse toutes ses affaires, et alla s’asseoir à l’avant, avec Meryl sur ses genoux. Tout le long du trajet, elle regarda par la fenêtre, récitant dans sa tête le nom des rues et des quartiers, tout en discutant avec sa mère.
Arrivées à la gare bondée, la jeune fille prit un chariot et y déposa ses affaires, puis tenta tant bien que mal de se frayer un chemin jusqu’à l’entrée de la gare. Son caractère hautain ressortit quelques fois, en croisant des regards noirs, qui lui reprochaient de bousculer tout le monde. Elle se mit à tous les regarder d’un air froid, l’air de dire : Allez vous faire voir .
 Elle croisa sûrement quelques têtes connues, mis n’y fit pas attention, trop pressée ; elle avait peur de rater le train.
 Arrivée devant le passage, il y avait nettement moins de monde, et elle se sentait moins oppressée. Elle courut le plus vite qu’elle put, comme une illusion, à travers le mur. Et là devant elle, se tenait le grand Poudlard Express, toujours aussi beau et majestueux que dans ses souvenirs, et le même que dans ceux de sa mère.
 Il était 10h55, elle se dépêcha donc de dire au revoir à sa mère, lui promettant de lui écrire des lettres toutes les semaines. Elle prit ses bagages, trouva un compartiment libre, et s’y installa, 2 émotions contradictoires dans le cœur ; elle était heureuse de retourner à Poudlard, mais triste de quitter Londres et sa mère…
.

© Mzlle Alice.

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