Nightmare

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 Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]

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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Lun 5 Aoû - 23:27

... ... ...
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∞ Quand le coeur cicatrise...



Cloe soupira inaudiblement, tentant de se raccoiser afin de dissimuler l’agacement qui faisait rougir ses joues. Après tout, ce n’était pas madame Ashleigh Von Schwartzberg, pleine d’acrimonie, qui allait prendre l’initiative de l’apaiser. Sans cesse sous le stress d’un emploi du temps professionnel chargé, elle avait tendance à se plonger dans l’aigreur. Cela en devenait bien agaçant à tel point que sa fille avait hâte de reprendre les cours rien que pour ne pas s’embrouiller avec quelqu’un. Enfin, il y avait toujours d’autres adolescents qu’elle ne pouvait pas supporter mais c’était moins intense qu’une dispute avec sa mère. Les vacances lui paraissaient d’ailleurs bien longues. En juillet, elle était partie à Nürnberg rejoindre sa famille allemande et si elle s’était faite une joie de revoir son faux jumeau, elle n’avait pu s’empêcher de tirer des grimaces aux moindres réflexions de son père. Celui-ci ne s’arrêtait jamais de lui faire remarquer qu’elle pourrait être plus ambitieuse et qu’il n’était pas trop tard pour être redressée dans le droit chemin. Le droit chemin en question visait particulièrement son comportement peu  sérieux en classe et même sa propre orientation sexuelle. Mais tout ceci durait depuis déjà un an et demi donc elle était plus ou moins parvenue à s’habituer aux critiques. De toute manière, elle n’avait que faire de ce qu’on lui disait ; elle se disait indépendante.

Du haut de ses seize ans,  Cloe était une demoiselle qui pouvait parfois se sentir incomprise comme pas mal d’élèves de son âge. Elle pouvait rejetter la faute sur des bouc émissaires qu’elle ciblait avec insistance ; ses parents. Au mois d’août, elle était revenue à Londres passer le restant de ses vacances chez sa mère et quand  bien  même cette dernière était plus ouverte que son paternel, elle n’en restait pas moins irritante et irritable. Cela allait dans les deux sens. Aujourd’hui, elle lui avait par exemple hurler dessus qu’il fallait qu’elle quitte son canapé pour aller se rendre en ville. La traitant de larve paresseuse, la mère en avait assez que la blondinette passe ses journées à ne rien faire alors qu’elle travaillait dur au Ministère pour obtenir un salaire qu’elle estimait bien bas pour ce qu’elle faisait.

« - Arrête de te plaindre un peu. Je te l’achèterai ton hibou, il n’y a pas besoin de me gueuler dessus !  Scheiße. » lança Cloe en sachant que cette réplique en allemand   risquait de lui être fatale.

« - Répète un peu cela et je t’assure que tu prends la porte, ma  fille ! »

Cloe se tut bien que l’envie de répondre lui venait vraiment. Elle n’appréciait pas de ne pas avoir le dernier mot puisqu’en effet, elle n’aimait pas vraiment perdre. Toutefois, elle savait que sa mère ne la laisserait pas en paix quoi qu’elle fasse. De plus, Ashleigh était bel et bien capable de mettre sa fille dehors ne serait-ce que pour deux jours avant de s’inquiéter de l’état de cette pauvre dernière. C’était une femme qui avait durci au fil du temps à cause de sa névrose du travail qui l'affectait moralement voire presque physiquement. Bien sur, elle aimait beaucoup ses enfants et plus que tout au monde mais parfois, elle mettait du temps à se rendre compte qu’elle prêtait un peu trop de priorité à sa carrière.  

Ce fut donc en début d’après midi que la jeune Serpentard dut lever son arrière-train de son fauteuil pour aller exécuter l’ordre de son impitoyable mère. Prenant cela comme de l’esclavagisme, elle reposa sèchement son bol de céréales dans l’évier de la cuisine en pestant contre sa génitrice.  Pour qui se prenait-elle à lui hurler dessus pour un simple volatile? Elle pouvait très bien s’en payer un après le boulot. La blondinette regrettait encore plus la mort d’Omega, l’ancien hibou de la famille. Il était décédé depuis trois jours à cause d’une blessure grave commise par un chat bien agile. Ce chat en question appartenait au voisin d’en face qui laissait toujours ses animaux traîner dans la rue sans trop s’en occuper. Ce genre de personnes abjectes étaient bien horripilantes. Mais soit, Cloe n’avait même pas le courage d’aller les voir tellement l’issue d’une éventuelle discussion tournerait mal.

[...]

J’avais fini de m’habiller à la dépêche après avoir jeté mon pyjama dans un coin de mon  lit. Sincèrement, je n’avais aucune envie de quitter mon cocon bien confortable pour les yeux de ma mère. Prendre cette poudre de cheminette dans les mains me fit déglutir de dégoût ; je me sentais pire que forcée et je n’aimais pas ce sentiment de liberté prisonnière. Belle oxymore, n’est-ce pas ? Mais c’était bel et bien mon ressenti. Le voyage qui tint place dans les multiples réseaux de cheminées ne palpita même pas mon coeur tellement je me sentais bien blasée. Une fois arrivée dans l’une des sorties poussiéreuses  du Chaudron Baveur, mes oreilles furent accueillies par le boucan habituel des fidèles du pub. Entre les joueurs de Poker qui s’excitaient comme des veaux  et ceux qui bavardaient sans contrôler la force de leur voix, il y avait de quoi devenir sourds. Sincèrement, je venais rarement boire un coup ici sauf en compagnie d’amis. Il n’y avait que de répugnants adultes qui se rendaient là et pas un seul beau mec ou jolie fille pour pouvoir me satisfaire les yeux.

Je ne m’attardai donc pas trop sur cet endroit étrange bien que je pris tout de même le temps de saluer quelques collègues de ma mère qui m’avaient reconnue. Je n’aimais pas vraiment être interrompue dans ma marche mais je ne pus rien faire d’autre que de me plier aux règles de la politesse. Ma mère n’avait aucune pitié ; non seulement je devais lui acheter un foutu hibou familial mais en plus, je devais jouer l’hypocrite auprès de sorciers dont je n’avais strictement rien à cirer.  Soit, je finis par  affronter la chaleur de l’été présente dans les rues du Chemin de Traverse. C’était un lieu jonché de personnes venues profiter du beau  temps pour aller faire des courses. Il y avait notamment des enfants qui étaient présents durant ces périodes de vacances et ils étaient certainement là pour acquérir de nouveaux objets utiles à leur scolarité. Moi, je n’avais encore rien acheté et de toute façon, j’étais frappée par une flemmardise aiguë. Je m’étais promise d’aller m’occuper de cette liste de fourniture maudite dans les environs du 25 août et quand  bien même je ne le ferais pas, je pouvais toujours commander le tout par hibou. Bien sur... après avoir remplacé Oscar.  Sans afficher le moindre sourire, je sortis la petite bourse que m’avait laissée ma chère mère. Heureusement qu’elle ne m’avait pas non plus imposée l’obligation d’utiliser mes propres économies sinon j’aurais certainement pété un plomb. Pour qui se prenait-elle, franchement ?

Pensant de nouveau  à notre précédente dispute, je fus moins vigilante quant à ce que je faisais et c’est après avoir senti une chose dure sous mon pied gauche  que mon regard changea directement de destination : j’avais apparemment écrasé  le pied de quelqu’un.

« - Excusez-moi, je n’ai pas fais exprès. » dis-je rapidement juste avant de scruter l’inconnu en question.

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Kathleen Austen
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Mar 6 Aoû - 10:18

Katie regarda le long parchemin en poussant un soupir. Heureusement que c'était la dernière fois avant des années qu'elle avait à faire ses courses pour la rentrée car depuis sept ans que cela durait, elle n'en pouvait plus. D'autant que cette année, c'était elle qui payait tout seule. En effet, depuis que ses parents lui avaient offert l'appartement dans lequel elle vivait maintenant sur le chemin de traverse, elle avait du se trouver un travail pour l'été et son salaire lui servirait pour l'année entière, afin de se payer tout ce dont elle avait besoin et cela commencerait dès ce matin par ses fournitures scolaires. Heureusement, elle gagnait bien sa vie au Royaume du Hibou et pouvait même rapporter quelques friandises gratuites pour son chat quand il restait des invendus.

Mais elle ne travaillait pas aujourd'hui et elle ne comptait pas penser à son travail, il y avait bien trop de livres à acheter, d'ingrédients à trouver, le tout au meilleur prix bien sûr. La vie d'adulte se révélait bien plus difficile que ce que Kathleen avait imaginé en premier lieu, il fallait penser à tant de choses chaque jours qu'elle n'était pas certaine de tenir toute une année sans l'aide de ses parents. Heureusement, elle s'était déjà arrangée avec la responsable de la boutique pour revenir travailler ici pour toutes les vacances scolaires et cela la soulagerait un peu de considération monétaires.

Bref, Katie entra dans la librairie sur les coups de midi, alors qu'il ne restait quasiment personne et s'orienta directement vers le rayon des livres d'occasion. Pas de couvertures neuves pour elle cette année. Elle choisit tout de même les livres les moins abîmés du rayon. Elle parvint tant bien que mal jusqu'à la caisse avec sa pile d'une dizaine de livres aux pages cornés et posa le tout sur le comptoir où un autre étudiant qu'elle connaissait de vue travaillait visiblement là pour l'été. Il ne semblait pas très agréable ni très souriant mais Katie l'ignora plutôt bien et la transaction se passa sans embûche. Une demi-heure plus tard, elle fourrait ses livres dans son sac ensorcelé pour l'occasion afin de pouvoir y faire rentrer toutes ses affaires de cours sans souffrir du poids des objets et se précipitait vers l'apothicaire pour acheter des ingrédients qu'il manquait à son nécessaire de potions.

Il était plus de 14 heures en cette belle journée du 12 Août quand Katie en eut terminée avec ses achats et qu'elle remonta la rue du Chemin de Traverse pour rejoindre son appartement. Elle se fit d'ailleurs la réflexion qu'il faisait anormalement beau aujourd'hui par rapport aux jours précédents. Ils avaient eu un été particulièrement maussade, la faute aux épouvantards murmuraient la plupart des gens mais aujourd'hui le soleil brillait haut dans le ciel et la chaleur n'était pas teintée d'une désagréable brise fraîche.

"Aïe !"

La jeune femme venait de passer tout près du Royaume du Hibou lorsqu'un pied s’abattit violemment sur le sien. Katlheen releva vivement la tête, le pied toujours endolori, vers son agresseur, pour se rendre compte qu'il s'agissait d'une très jolie blonde qu'elle ne connaissait que trop bien.

Déjà, Cloe s'était excusée et son visage se décomposait légèrement en tombant sur celui de Katie. La rousse tenta de garder sa bonne humeur et adressa un grand sourire à la blonde.

"C'est rien, t'en fais pas, Cloe."

Le moment était assez gênant pour l’aînée qui ne savait pas trop comment réagir. Officiellement, c'était Cloe qui avait rompu avec elle en mai dernier car la rousse ne savait pas suffisamment où elle en était vis-à-vis de son attirance pour les filles et officiellement elles étaient restées amies. Mais dans la pratique, cela semblait bien plus compliqué. Heureusement, Kathleen possédait le don d'ignorer les situations gênantes et de parvenir à toujours détendre l'atmosphère en appliquant la politique de l'autruche. C'est ce qu'elle décida de faire cette fois encore.

"Comment ça va ? Tu te rendais au Royaume du Hibou ? C'est là que je bosse pendant l'été !"

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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Mar 6 Aoû - 21:35

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Punaise, je n’étais ordinairement pas aussi maladroite au point de faire du mal aux gens. C’en était ridicule de ma part et sur le coup, je m’en voulus d’avoir pensé à des sujets facheux plutôt que de m’être concentrée sur mon avancée. J’avais l’impression que le hasard  n’avait en plus pas fait bien les choses puisqu’il avait fallu que je tombe sur elle. Pourquoi ?



Cloe disait s’être remise de sa relation avec Kathleen. Elles étaient sorties ensemble en novembre 2026 et la verte s’en souvenait comme si c’était hier. Au départ, Katie n’avait été qu’une simple amie mais plus elles se voyaient et plus elles se rapprochaient d’une manière bien ambiguë.  Cloe avait fini par faire le premier pas et sa partenaire ne lui avait pas parue sceptique en acceptant de lui donner sa chance.  Le résultat de cette union avait doté la blondine de cinq mois de bonheur dans lequel elle se dévouait au joug de l’amour. Quand on est amoureux, on devient beaucoup moins clairvoyants et on se prête au jeu des illusions. C’était quelque chose dont aujourd’hui elle en avait l’expérience et elle pouvait tout aussi bien disserter sur le sujet tellement elle en savait énormément. Le sixième mois de leur relation s’était avéré moins passionnel qu’avant et cela s’était justifié par un recul en arrière de la part de Kathleen.

Nourrie de doute et de frustration, notre héroïne avait fini par craquer et n’avait pas eu d’autres alternatives que de mettre fin à ce conte de fée qui tournait autrement que vers une fin heureuse. Cela avait eu un certain impact sur ses révisions des BUSE puisqu’elle n’avait vu aucun intérêt à son avenir sans la rouge et or. Au final, elle avait tout de même réussi l’examen  mais grâce à son talent pratique et à du soutien procuré par ses amis et notamment Lloyd. Aujourd’hui, elle disait aller mieux mais au fond, sa conscience se forçait à oublier la souffrance. C’était un beau  mécanisme psychologique de défense pour ne pas faire resurgir les derniers petits sentiments. Ils finiraient bien par s’effriter et pour l’heure, elle devait simplement la considérer comme une fille sympathique et une bonne amie.  Pour certains, bien s’entendre avec ses ex paraissait être un grand  paradoxe mais Cloe n’avait aucunement l’envie de couper les ponts avec une fille aussi cool et dynamique. Elle pouvait donc la tolérer sans trop de soucis.  



C’était avec un regard bien surpris que j’accueillie la jolie rouquine qui, au contraire, m’adressa un sourire comme pour détendre  l’atmosphère. Elle avait ce don de rendre les situations plus mélioratives qu’elles ne l'étaient.  Je n’étais pas non plus une fille trop pessimiste mais il y avait une limite à mon optimiste. Cette limite, la Poufsouffle l’avait largement atteinte et c’était pour cela que j’avais du respect pour elle. Sous son air plein d’allégresse, elle me signifia qu’elle m’excusait de mon acte peu adroit.  Je lui souris d’une manière un peu forcée. A vrai dire, j’aurais préféré la rencontrer dans d’autres circonstances que dans cette boutique d’hiboux. Disons que je ne m’attendais pas du tout à la voir aujourd’hui et que quand bien même j’aimais les surprises, celle-là aurait mieux fait de se produire dans un autre lieu. Dans un endroit plus calme et plus agréable. Ici, je sentais déjà les excréments de ces petites bêtes volantes et cela n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour nos narines.

Finalement, la gène que j’avais  pu ressentir s’effaça plus rapidement que prévu quand mon amie relança la conversation en m’avouant que cette boutique animalière était son lieu de travail.  Ah oui, c’est vrai... elle en avait brièvement parlé en avril qu’elle avait entamé  des procédures pour se trouver un petit emploi pour les vacances. Pour ce genre de choses, il fallait s’y prendre des mois plus tôt si l’on ne voulait pas être pillée de notre place. Moi, je n’avais pas la motivation de me lever tôt pour aller bosser. Sincèrement, les vacances signifiaient pour moi un temps libre dans lequel on profitait du temps en ne faisant pas grand chose. Il m’était arrivée de sortir  quatre ou cinq fois avec Lloyd après être revenue de l’Allemagne mais sinon, je n’avais jamais voulu me faire un peu d’argent. Je tenais ensuite trop à ma tranquillité et à mon manque d'engagement. Les responsabilités d'un petit boulot de vendeuse étaient même de trop pour moi. En revanche, si l'on m'avait proposée de remplacer une joueuse de Quidditch dans une équipe populaire, j'aurais sans doute réfléchi plus longuement. Sans vouloir faire la fille gâtée, je pouvais me contenter de l’argent que mon père me transmettait. Après tout, il me devait bien cela après toute la misère qu’il me faisait subir en me critiquant presque sans arrêt. Je vous jure... une famille comme ça rend bien vite dingue.


« - Oui ça va, enfin je fais aller quoi, et toi ? Et je ne savais pas que tu bossais dans cette boutique. Je t’aurais plus vu dans un truc de farces et attrapes ! Ca te va mieux, je trouve. »

J’avais dis cela avec franchise : je savais qu’elle appréciait plus ou moins les animaux mais elle dégageait quelque chose d’aussi pétillant qu’un objet facétieux. Vraiment, cela m’étonnait qu’elle n’ait pas postulé pour la boutique des Weasley par exemple. J’aurais ainsi pu me sentir moins idiote en la croisant là-bas.

« - Mais oui, sinon je me rendais là-bas car le hibou familial est mort. Ma mère vient de me presser pour qu’on le remplace. Tu as peut-être de quoi me conseiller, Katie ? » ajoutai-je avec un peu plus de pêche et un sourire beaucoup moins forcé.


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Kathleen Austen
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Mer 7 Aoû - 12:21

Kathleen sentie que Cloe n'était pas très à l'aise et cela l'emplit d'une grande culpabilité. Elle avait toujours cru que la jeune fille s'était très bien remise de leur rupture, après tout c'était elle qui l'avait décidé mais dans le fond, cela ne remontait qu'à quelques mois à peine et ça ne devait pas être facile.

Katie tenait le coup graçe à Rurisk mais elle ne faisait pas la fière non plus, elle n'avait pas de quoi l'être, elle avait très mal agis avec la blonde et elle le savait. D'ailleurs, Kath se doutait que si cela n'avait tenu qu'à Cloe, elles seraient toujours ensemble aujourd'hui mais pour le bien de la rousse et pour son propre bien, elle avait fait le choix qui s'imposait : les séparer et laisser une chance à Kathleen de découvrir qui elle était vraiment.

La Poufsouffle ne le savait toujours pas, car elle continuait de ressentir de l'attirance pour les filles mais il ne faisait aucun doute qu'elle était tombée amoureuse d'un homme quelques semaines plus tôt et cela continuait de la troubler, malheureusement, elle ne savait pas vraiment avec qui en parler et Cloe n'était sûrement pas la personne désignée pour cela. Il faudrait qu'elle tienne le coup jusqu'en Septembre, où elle retrouverait Clark à qui elle pourrait tout dire de ses doutes et de ses craintes.

Pour le moment, elle devait se concentrer sur la conversation et ne pas penser à sa relation avec Cloe ou celle avec Rurisk mais seulement sur les mots de la blonde, sur ce qu'elle lui disait, lui demandait et tâcher d'être le plus agréable possible pour détendre l'atmosphère. Par chance, elle avait une sorte de don pour ça, toujours transmettre sa bonne humeur naturelle et dédramatiser les situations.

"Je vais bien, merci, répondit-elle à la question de la blonde."

Elle évita les "très" et autres superlatifs ou les tons trop enjoués pour ne pas attiser la tristesse de son amie, il n'était pas question de lui faire passer un mauvais moment. Cependant, elle ne put retenir un grand rire quand la jeune fille lui confia qu'elle l'avait plus imaginé travailler pour un magasin de farces et attrapes. Pour être honnête, Kathleen y avait pensé, malheureusement trop tardivement et elle n'avait pas obtenu le poste chez Weasley & Weasley mais celui chez le Royaume du Hibou, qui n'était pas si mal que ça au fond.

"Oh, oui, j'aurais adoré travailler chez un marchant de farces et attrapes mais ça ne s'est pas fait et c'est ici qu'on m'a embauché. C'est très bien payé et la patronne m'apprend des tas de choses en potions alors je ne vais pas me plaindre."

Profitant de trouver Katie ici, Cloe lui demanda conseil pour le hibou que sa mère l'envoyait chercher. Bien qu'elle n'était pas de service aujourd'hui et que c'était son premier jour de repos depuis des lustres, Katie décida d'aider quand même son amie.

"Je ne travaille pas aujourd'hui mais je peux bien faire une exception pour toi. Si tu recherches un hibou solide et rapide, je te conseille un grand-duc, ce sont les meilleurs que nous ayons."

Elle marqua une pause le temps d'emmener Cloe vers les dit oiseaux et se tourna vers elle et la considéra avec attention. Du temps de leur relation, elles avaient longuement parlé de la relation que Cloe entretenait avec ses parents, c'est-à-dire une relation quasi inexistante, faite de cris et d'échange d'argent de poche. Rien de très satisfaisant et qui ne devait pas aider la jeune fille à se sentir mieux. La considérant avec prudence, Kathleen osa finalement demander :

"Tout se passe bien pour tes vacances ? Pas de problèmes avec tes parents ? J'ai un appartement sur le Chemin de Traverse maintenant, tu peux passer quand tu veux si tu en as assez de ta mère, tu sais ?"

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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Jeu 8 Aoû - 19:22

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∞ Quand le coeur cicatrise...



Je n’aimais pas vraiment évoquer ma mère dans mes sujets de conversation et encore moins mon père. Ce n’était pas quelque chose de tabou, loin de là, mais je préservais mes ressources pour d’autres bavardages plus intéressants. D’habitude, les étudiants aimaient raconter leur vie en y incluant leur famille mais moi, j’avais plutôt l’air solitaire ou du moins, je préférais partager des souvenirs de mes amis. Eux au moins, ne me disputaient jamais ou bien rarement et il était bien plus simple de régler une altercation avec des personnes de son âge plutôt qu’avec des adultes. Il faut croire que ces derniers perdent en lucidité au fil du temps. L’aigreur ne les rendait que peu compréhensifs, malheureusement. Kathleen connaissait que trop bien mon quotidien quand je n’étais pas à Poudlard.

A vrai dire, je n’étais pas du genre à cacher quoi que ce soit de cette vie pourrie à des personnes en qui je portais une confiance sans égale. Mais maintenant que tout était terminé entre elle et moi, cela me gênait un peu de lui faire savoir que tout n’allait pas forcément bien de mon côté. Elle le concevait sûrement mais par fierté, j’aurais préféré qu’elle ait une image de moi plus « ensoleillée ». Pour l’heure, je me reposai sur son expérience de cette fameuse boutique de Hiboux et j’espérai que cette petite escapade là-bas pourrait bien nous amuser. D’ailleurs, la Poufsouffle n’avait pas l’air de se plaindre de son job d’été même si elle avouait avoir tenté quelque chose chez un magasin de farces et attrapes. En même temps, ce n’était pas du tout la même chose que de s’éclater avec un jouet qui explosait à la tronche et de nettoyer les selles des oiseaux.



A cette pensée, Cloe esquissa un petit sourire un peu malicieux mais pas trop espiègle. Au fond, elle enviait la rouquine d’être aussi motivée à gagner sa vie d’autant plus qu’elle apprenait à faire pas mal de choses. Cependant, elle préférait ne pas se l’avouer puisqu’elle n’aimait déjà pas le train de vie qu’elle menait ; il n’était pas la peine d’en rajouter une couche. Lorsque son amie lui répondit qu’elle désirait bien faire une exception afin de l’aider, la blondinette retrouva une certaine jovialité incoercible. Elle n’était pas versatile de nature mais quand il s’agissait de Katie, certaines de ses émotions s’avéraient un peu plus sensibles. Il n’y avait cependant nul doute au fait que cela ne serait plus le cas dans quelques temps, quand toutes les blessures intérieures se seraient cicatrisées. Après tout, c’était un passage presque inéluctable dans la vie d’un adolescent qui nouait des liens  forts. Objectivement, le cas de Cloe n’avait rien d’anormal et on pouvait même la qualifier d’être une fille qui vivait d’une manière bien banale. Oui, elle n’avait pas énormément de quoi se plaindre des autres. Mieux valait se préoccuper de ceux qui n’étaient pas capables d’aimer ou de tisser des liens. Toutefois, la Serpentard était l’héroïne de sa propre histoire et avait une tendance à croire que le bonheur lui glissait des mains à chaque fois.



Sincèrement, je me disais bien que Katie n’avait pas à se plaindre, conformément à ce qu’elle venait d’affirmer. Je n’étais peut-être pas censée me réjouir de son bonheur alors que je sortais d’un chagrin dont elle était la source mais au fond, j’appréciais beaucoup ses sourires alors pour le conserver, je ne pouvais que lui souhaiter d’être heureuse. C’était bien paradoxal comme sentiment et moi-même, j’avais du mal à le comprendre. En tout cas, je n’attendis pas longtemps avant de répliquer à son conseil qui m’était tout droit offert. Elle n’avait d’ailleurs pas tort et la pensée de ma réponse me fit sourire davantage.

« - Evidemment que les grand-duc sont les meilleurs, comment ai-je pu oublier... »

Je lui fis un clin d’oeil taquin dont elle comprendrait bien vite la signification. Moi aussi, j’aurais pu jouer le rôle du hibou voyageur mais seulement si j’étais capable de tenir ma transformation à plus de dix minutes. Néanmoins, il fallait tout de même noter que dix minutes me suffisait pour tenir une conversation avec les autres hiboux de la volière de Poudlard, par exemple. Je pouvais communiquer avec ces volatiles même si cela n’avait rien de palpitant. Disons que c’était un langage peu évolué que celui des hommes mais je ne doutais pas que ces bêtes avaient tout de même de l’intelligence. Après tout, elles retrouvaient l’habitation de n’importe quel destinataire et cela, c’était un bel exploit de la part d’un animal. Je doutais être capable d’une chose pareille et même si je connaissais l’itinéraire qui me mènerait à la demeure de ma mère, mes capacités ne me permettraient pas de tenir sur de longues distances sans me reposer sans arrêt. Et pour le moment, ce n’était même pas la peine d’y penser vu que je n’étais qu’une débutante. Cela me prendrait des années avant de me faire passer pour le pigeon voyageur.

Soit, nous entrâmes dans le Royaume du Hibou où déjà pas mal de gens peuplaient les quelques rayons où les oiseaux étaient exposés. On entendait leurs hululements de satisfaction ou bien leurs lamentations qui traduisaient leur famine. L’odeur n’était pas très agréable à respirer mais c’était encore abordable et toujours mieux que ce parfum immonde qui se dégageait de la petite cliente posée devant moi. Levant les yeux vers le ciel d’un air presque ébahi, je recherchais un grand-duc idéal pour les besoins de ma famille. Il nous fallait quelque chose de bien solide et assez malin pour échapper aux chats du stupide voisin. Entre temps, Kathleen m’adressa une fois de plus la parole en me demandant des nouvelles de mes propres vacances. Un sujet qui me paraissait bien ennuyant puisqu’encore une fois, ma routine était ennuyante. Je le lui raconterai bien mais je craignais qu’elle ne s’endorme sur place même si son dynamisme semblait inébranlable.


« - Et bien écoute, je suis retournée en Allemagne en juillet pour revoir mon jumeau et le restant de notre famille. C’est toujours un plaisir de revoir mon frangin qui est à Durmstrang mais le reste... j’aurais pu m’en passer, si tu vois ce que je veux dire. »

Je soupirai doucement, soulignant un certain côté exaspéré de mon entourage. Par la suite,la proposition menée par la jeune septième année m’enchanta mais je savais que je devais garder mes distances. J’avais tout simplement peur de voir mon coeur rebattre trop rapidement si je passais trop de temps avec elle. Quoi que... je ne pouvais pas priver Katie de mon amitié alors juste pour elle, je pouvais bien faire un effort.

« - C’est d’accord. Et je pense que ma mère ne se rendrait même pas compte de mon absence. D’ailleurs, cela doit être plutôt cool de se prendre en charge toute seule. Tu t’en sors pas mal ? »


Au hasard, les yeux de la belle fixèrent un des grands duc situé à côté du rayon à nourriture. Il l'observait lui aussi et ne la lâchait pas de ses iris orangées. Pourquoi elle aussi ne parvenait-elle pas à le quitter des yeux ?

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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Sam 10 Aoû - 18:13

Katie ne put retenir un petit éclat de rire au clin d'oeil de Cloe à propos des Hiboux Grand-Ducs.  Comme beaucoup de choses, cela faisait partie des secrets qu'elles avaient partagé au cours de leur relation, qui n'avait pas été si courte que ça quand on y regardait bien, elles avaient eu le temps de partager tellement de choses, comme cette histoire d'animagus ou encore sur ses relations avec ses parents.

Kathleen avait la chance d'avoir d'excellente relation avec sa famille, même si son histoire n'était pas facile et qu'elle se sentait moins proche de sa mère, toujours dans le travail de deuil de son premier enfant, mais elle ne comprenait pas très bien les liens qui unissait Cloe et ses parents. Car malgré toute la douleur de sa mère et sa difficulté à accepter un second enfant, elles avaient réussi à se rapprocher depuis que Kath était en âge de comprendre et qu'elle pouvait soutenir sa mère. Quant à son père, il était son héros. Pour elle, toutes les familles auraient du ressembler à la sienne mais celle de Cloe n'avait rien à voir et c'est pourquoi elle essayait de l'aider même si lui proposer de passer du temps chez elle n'était sans doute pas la meilleure idée du monde.

C'est vrai que cela poserait sans doute un petit problème de gêne, au moins au début, mais Katie n'aurait jamais laissé quelqu'un dans les embrouilles même s'il s'agissait de son ex. De toute façon, elle n'en avait qu'un seul autre et il n'irait sans doute jamais lui demander son aide, pour rien au monde, elle n'en doutait pas.

Tandis que les deux jeunes femmes discutaient, le choix de Cloe sembla s'arrêter sur un animal qu'elle observait avec attention depuis une minute, ne suivant plus vraiment la conversation tant elle semblait obnubilée par la bête. Katie dut reconnaître qu'il s'agissait d'un bel oiseau mais pour elle, même après un mois et demi d'expérience dans le domaine, tous les hiboux se ressemblaient un peu, si ce n'était leur couleur ou leur taille. Elle en avait vu tellement défilé au cours de ce mois de travail qu'elle ne savait plus dire ce que l'un d'entre eux pouvait avoir d'exceptionnel. Par contre, elle avait appris à la perfection à flairer un client qui veut acheter et là, c'était exactement ce qui était en train de se passer. Katie décida quand même de répondre à la question de Cloe avant de passer en mode vendeuse.

« C'est difficile parfois de vivre seule mais je me débrouille par moi-même et ça, c'est très enrichissant, j'apprends que la vie n'est pas si simple, que mes parents ont fait beaucoup pour moi toute mon enfance sans que je m'en rende compte et surtout je peux être fière de moi quand j'ai réussi à survivre un mois de plus ! »

Elle lâcha un rire naturel pour montrer qu'il s'agissait bien d'une blague, même si dans le fond, elle était légèrement sérieuse, elle l'avait été pour tout le reste et cette dernière remarque ne manquait pas de véracité. Se rendre compte qu'elle avait réussi à passer un premier mois sans problème dans son propre appartement avec son seul salaire comme revenu l'avait emplie d'une certaine fierté mais ça, elle n'était pas prête à l'avouer sérieusement.

Katie chassa cette pensée de son esprit et reporta son attention sur le hibou qui avait tapé dans l’œil de la blonde. Elle attendit une minute de plus, les observant tout deux, avant de dire à voix basse :

« Je crois que celui-ci est pour toi... Est-ce que vous pouvez communiquer ou quelque chose de ce genre ? »

A voix haute, la question lui semblait un peu idiote mais il semblait y avoir un véritable lien, une connexion entre les deux et Katie se serait presque sentie de trop.

(636 mots)

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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Dim 11 Aoû - 0:23

... ... ...
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Cloe avait toujours aimé les oiseaux et c’était à l’école primaire qu’elle avait pu, pour la première fois, s’ouvrir à ces animaux. A la bibliothèque, elle avait emprunté des petits ouvrages facilement compréhensibles sur la vie de ces créatures volantes et fragiles. Cela lui avait rapidement plu et elle s’était toujours demandée comment cela faisait de voler avec ses propres ailes et non sur un balai ou sur le dos d’un animal. Non, ce qui l’importait était surtout de pouvoir espérer voler un jour et elle était bien consciente que ce souhait était un des grands rêves de l’Homme. Sa mère lui avait raconté pas mal d’anecdotes sur des sorciers fous qui effectuaient pas mal d’expériences pour créer des potions qui faisaient pousser des barbes, des crins d’animaux ou encore des pustules de plantes et Cloe avait donc cru qu’il était possible de se faire pousser des ailes.

Aujourd’hui, on pouvait dire qu’elle était plus ou moins en phase d’accomplir ses aspirations profondes. Elle n’était pas aussi experte qu’un ornithologue mais peut-être que dans une autre vie, elle aurait pu en faire sa vocation. Hélas pour le moment, elle devait se battre contre ses parents pour obtenir sa liberté. Et en terme de liberté, Katie était le parfait exemple de ce qu’elle aurait bien voulu être ; une fille totalement indépendante. Elle-même venait d’affirmer qu’elle savait bien se débrouiller et qu’elle apprenait un tas de choses au fur et à mesure de son nouveau quotidien. Elle ajoutait aussi qu’elle devait pas mal de choses à ses parents mais sur un ton ironique, elle n’oublia pas de mentionner qu’elle pouvait être fière d’elle. La Serpentard lâcha un petit rire amusé, prise dans l’ironie perceptible dans les yeux de son amie. Evidemment qu’elle pouvait se vanter de ce qu’il lui arrivait puisqu’apparemment, elle ne semblait pas rencontrer de soucis. De toute manière, Kathleen avait toujours été une fille débrouillarde aux yeux de pas mal de personnes. Elle savait demander de l’aide quand cela lui était nécessaire mais à première vue, elle n’avait pas peur de tenter sa propre expérience.  Cela se voyait bien dans ses yeux, qu’elle était capable de se prendre en charge et de sortir de l’influence des autres. Cloe était aussi de ce genre sauf que, mystérieusement, elle n’était toujours pas sortie des mains oppressantes de sa famille.

Je ne voyais pas de raison pour laquelle ma mère me refuserait l’obtention d’un appartement à mon tour. Après tout, j’étais âgée de seize ans et cela signifiait que j’approchais à grands pas de ma majorité. Ne pouvait-elle pas comprendre qu’un adolescent avait besoin de se forger une identité propre pour mieux assurer une future vie adulte ? Ma grand-mère maternelle avait toujours laissé le soin à ma mère de mener sa vie comme elle l’entendait en lui annonçant clairement qu’en cas de problèmes, elle ne pourrait que s’en vouloir à elle-même. C’était un état d’esprit que j’appréciais beaucoup car moi aussi, je voulais apprendre de mes erreurs et progresser par conséquent. Peut-être devrais-je en parler une énième fois à ma mère même si le risque d’avalanche était énorme ? Ca ne changerait rien de d’habitude.

Observant toujours le Grand-Duc perché dans sa cage, je tentais d’établir une sorte d’analyse de la noble bête. Katie n’avait pas si tort lorsqu’elle parlait de pouvoir communiquer avec. A force de les côtoyer dix minutes assez souvent, j’avais pu cerner quelques signes qui montraient que tel hibou ressentait telle émotion ou telle envie. Et ces yeux ronds et orangés qui l’hypnotisaient sans arrêter leur charme ne pouvaient que m’enchanter. C’était un beau spectacle que malheureusement peu de sorciers ne savaient apprécier. On pouvait préférer les yeux de chats à ceux-là mais pour moi, ils étaient encore plus beaux.

« - Oui, je t’assure que j’arrive à percevoir de belles ondes positives, on va dire ! » répondis-je, presque ébahie comme une gamine impressionnée devant un jouet mis en rayon.

Mon comportement la ferait sûrement rire mais moi, j’étais tout à fait sérieuse. Rien d’autre ne paraissait intéressant. A côté de cette bête se situaient d’autres volatiles mais qui se contentaient de manger des granulés ou bien de lâcher de simples hululements. Ce détail me fit pencher de plus en plus sur le fait que ce hibou était sûrement un précieux trésor. Hors de question qu’il ne tombe entre les mains de ma mère qui ne se moquait toujours de ma fascination pour les oiseaux. Je fouillai machinalement la poche droite de mon pantalon : j’avais assez d’argent pour me payer pas mal de choses. J’avais prévu de profiter de cette sortie pour faire l’acquisition de trois ou quatre manuels scolaires en plus d’un nouveau chaudron mais finalement, cela pouvait attendre. Comme chaque année, je ferai mes achats à la dernière minute, fidèle à moi-même.

« - Tu vas me prendre pour une dingue mais je vais en prendre deux. Ce Grand-Duc pour moi et une simple chouette pour ma mère. Je n’ai toujours pas mon propre animal de compagnie à Poudlard et comme la plupart des élèves en ont, il faut bien que je fasse le premier pas. Celui-là serait parfait ! »

Je lui adressai un grand sourire.

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Kathleen Austen
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Mer 14 Aoû - 18:05

Soudainement, Katie se souvenait pourquoi elle avait cru tomber amoureuse de Cloe en premier lieu. La jeune fille était totalement ébahi par le spectacle de l'oiseau et cela se voyait sur son visage. Elle dénotait d'une telle passion pour les animaux à plume que c'en était presque fascinant pour ceux qui savait le percevoir. Et dans ces moments là, elle était dotée d'une beauté toute particulière, d'un charme enfantin qui avait tout de suite plu à Kathleen lorsqu'elle avait aperçu Cloe pour la première fois. C'était ce qu'elle voyait encore aujourd'hui alors que la jeune fille était perdue dans la contemplation du hibou mais cette fois, elle ne confondait plus le profond sentiment d'admiration qu'elle ressentait pour Cloe avec de l'amour.

Elle aussi aurait voulu avoir une passion aussi forte, aussi prenante, qui la rendrait aussi belle et aussi rayonnante aux yeux de tous. Il y avait bien le chant mais elle n'osait pas en faire montre devant les autres et ceux qui l'avaient déjà entendu pousser la chansonnette n'étaient pas bien nombreux. C'était l'un de ses talents et de ses passions secrètes, qu'elle ne révélerait probablement jamais, préférant se perdre dans le sport.

C'était une passion comme une autre, tout aussi intéressante que le chant ou la magie des hiboux grand-ducs. Parfois, Katie était même jalouse de la performance magique dont était capable la blonde, même si elle ne pouvait tenir la transformation que dix minutes, c'était toujours une chose incroyable que de pouvoir faire l'expérience d'être d'une autre espèce pendant ce cours laps de temps. Pour le moment en tout cas, elle était plus fascinée que jalouse de l'échange qui se déroulait entre le hibou et sa future propriétaire. Elle se permit un petit rire amusé à l'affirmation de son amie comme quoi elle sentait des ondes positives émaner de l'oiseau. Kathleen elle-même pouvait sentir quelque chose de fort se dérouler entre eux, fort et positif à n'en pas douter.

Quand elle lui annonça qu'elle voulait prendre deux hiboux, Katie fut un peu surprise mais au final l'explication n'était pas très compliqué pour qui connaissait Cloe. Elle venait de tomber sous le charme de ce hibou et il était probablement hors de question pour elle de partager ce trésor avec sa mère qui ne comprendrait sans doute jamais toute la subtilité du volatile, qui ne saisirait jamais ce que Cloe pouvait saisir en l'observant. Il lui appartenait à elle et à personne d'autre, cela ne faisait aucun doute pour Katie. Sa surprise ne dura donc qu'une petite minute avant qu'elle ne reprenne une contenance et réponde au sourire de la blonde par un autre, tout aussi rayonnant.

« Aucun problème, je comprends tout à fait. Pour ta mère, une chouette de ce genre fera très bien l'affaire, ce ne sont pas les meilleurs comme le hibou que tu comptes acquérir mais elles sont réputées pour leur excellent travail en tant qu'oiseau voyageur. Elles peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans être trop fatiguées. Je suis certaine que ta mère en sera très satisfaite, sinon, elle peut l'échanger pendant trente jours. »

Katie parlait comme une vraie pro de la vente de volatile, son petit mois et demi à travailler au Royaume du Hibou avait fait son œuvre et maintenant elle s'y connaissait mieux que personne en oiseaux. Enfin... Sans doute pas mieux que Cloe mais au moins, elles partageaient maintenant une nouvelle passion, bien que cela soit plus une obligation pour Kath qu'une véritable passion.

La rouquine abandonna son amie quelques secondes, le temps de récupérer deux cages plus petites derrière le comptoir. Lorsqu'elle revint, elle installa les deux volatiles choisis par la blonde chacun dans une cage et remit le Grand-duc à sa nouvelle propriétaire.

« Bien, allons à la caisse ! »

Joignant le geste à la parole, elle ouvrit la marche vers la caisse, la cage contenant la chouette entre les bras. Elle la déposa sur le comptoir et expliqua à sa patronne que son amie ici présente allait acheter ces deux oiseaux. La gérante fut un peu étonnée, surtout en connaissant le prix du Grand-duc mais elle ne rechigna pas à sortir une facture, loin de là. Cloe était finalement propriétaire de l'oiseau de ses rêves et d'une magnifique petite chouette.

(707 mots)

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Cloe Von Schwartzberg
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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Sam 17 Aoû - 0:13

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Je savais que Katie serait un peu surprise par ma réponse mais je la connaissais assez pour qu’elle ne soit pas si étonnée que cela puisqu’elle aussi me connaissait à son tour. Tout comme moi, elle était une fille ouverte à beaucoup de choses et une des choses que j’aimais chez elle, c’était bien sa capacité à ne pas juger les gens sans les connaître. C’était cette même habilité qui l’avait poussée à vouloir faire ma connaissance puisqu’en tant que Serpentard, je pouvais éventuellement faire croire que j’étais une de ces filles superficielles qui ne pensaient qu’à se maquiller et à montrer leurs formes à qui le désirait. Après, il était fort probable que mon air blasé contraignent les plus timides à passer leur chemin lorsqu’ils me croisaient, mais cela était aussi un jugement de valeur. Enfin voilà, Katie était une excellente personne. J’aurais pu dire qu’elle avait même un coeur en or toutefois, quelque chose d’évident m’empêchait de le penser à cent pour cent.

Quoi qu’il en soit, on avait jamais contesté ma passion pour les oiseaux et j’estimais que les passions faisaient vivre, que ce soit des hobbies ou bien des sentiments. La passion amoureuse faisait naître autant de rêves et d’espoirs qu’une passion pour le sport ou bien des animaux. C’était tout à fait humain alors ne pas trouver goût à quelque chose relevait vraiment d’un manque cruel de vie. Je savais, par exemple, que jouer au Quidditch me permettait de m’évader des cours et d’enrichir mon train de vie avec autre chose que de la paperasse et des livres. Ce sport m’ouvrait à d’autres horizons bien intéressants et les meilleures choses à faire au cours d’une vie, c’était d’essayer tout ce qui nous passait par la tête.  Par conséquent, j’étais toujours partante pour accomplir un méfait à Poudlard, peu importe les sanctions. Les sanctions étaient une expérience de vie, elles aussi.

Je me tournai de nouveau vers la belle rouquine qui venait de se remettre de son petit rire, prenant un air plus sérieux en me donnant des informations à propos des chouettes. Il était clair qu’elles étaient moins réputées en tant que meilleurs hiboux mais elles n’étaient pas inutiles pour autant. Son explication pénétra dans mon esprit avant que je n’approuve alors ses paroles ; après tout, mieux valait écouter les dires d’une fille qui travaillait dans le milieu.

« - Ma mère s’y pliera et de toute façon, elle est trop occupée pour penser à faire ses courses elle-même. Je m’occupe bien souvent de la liste quand je retourne à la maison et sinon, elle se fie à une femme de ménage moldue. »

Nous n’effacions pas cet air amusé sur nos visages et je la vis se diriger joyeusement vers une sorte de réserve où l’on stockait des accessoires, de la nourriture et des cages. La charge me sera bien lourde, quand j’y pensais mais je n’avais pas le choix ou plutôt, je n’avais vraiment pas envie de faire autrement. Pendant ce laps de temps, mes yeux vinrent balayer le magasin empli de clients venus demander de l’aide à propos de leur oiseau ou encore s’en acheter des nouveaux. J’observai notamment une petite fille d’une dizaine d’année qui semblait fascinée par le spectacle de ces volatiles. Cela me fit sourire et ce sourire me donnait un petit air adorable qui contrastait pourtant avec ce que ma personnalité renvoyait en général. Mais de toute manière, j’avais moi aussi le droit d’être douce et appréciable. D’ailleurs, Katie m’avait toujours dit que je l’étais. Il était certain que ce genre de compliments me mettaient parfois mal à l’aise surtout en provenance de quelqu’un que j’aimais beaucoup mais cela me faisait plaisir au fond. Je ne faisais que cacher cette jovialité.  Me grattant la joue, je suivai la fillette se diriger vers une petite perruche bien docile et demander à sa mère s’il était méchant ou pas. Quelle candeur... Etrangement, une vague de nostalgie venait de m’emplir. Les années passaient bien vite au fur et à mesure et j’avais désormais seize balais derrière moi : c’était à croire que je commençais à me sentir vieille. C’en était ridicule. La seule chose qui me trottait parfois en tête était le fait qu’il ne me restait plus que deux ans à passer à l’école. Les cours m’ennuyaient sans doute mais pas ce qu’il y avait en dehors.

Pas moins d’une minute plus tard, Katie revint me voir avec les deux cages. Elle m’aida à mettre les nobles bête à l’intérieur et me légua celle du Grand-Duc. Il était absolument magnifique avec ces yeux orangés qui ne cessaient toujours pas de me fixer. Il me paraissait bien heureux de m’appartenir, apparemment et ce plaisir était réciproque. Je sentais que j’allais pouvoir m’en faire un nouvel ami et un bon confident. Certains utilisaient des journaux intimes... moi, je préférais discuter en sachant que personne d’autre ne comprendrait. Dix minutes seraient bien suffisantes.  Nous nous approchâmes de la caisse et alors que la Poufsouffle échangea quelques mots avec la vendeuse, j’en profitai pour sortir la somme adéquate ; je me ferais certainement tuer par ma mère. C’était assez cher tout de même et cela me vidait presque de mon argent du mois. Tant pis ; elle n’avait qu’à s’acheter le hibou toute seule au lieu de m’y envoyer. Ce fut donc avec un sourire que je pu sortir de la boutique avec les deux cages. Heureusement que je ne portais pas de sac ou autre chose d’encombrant. C’était assez lourd mais je tiendrais et ce, sans même jeter un sortilège qui allégerait le tout.


« - Bon et bien, merci Katie ! C’était gentil de m’accompagner. Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas et on peut même aller boire un coup si tu as le temps. »

Ce n’est qu’après que je me rendis compte que se rendre au Chaudron Baveur serait bien étrange avec deux animaux. Mais soit, si le ridicule tuait, j’aurais déjà rendu l’âme. Et puis, je me fichai clairement du regard des autres.

« - Je peux payer un ou deux verres... Avec ce qu’il me reste, autant vider ma réserve de fric ! » ajoutai-je, enjouée.


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MessageSujet: Re: Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]   Mer 21 Aoû - 9:47

Une fois les deux oiseaux payés, les deux jeunes filles sortirent de la boutique, tenant chacune une cage dans la main et s'arrêtèrent devant la devanture pour discuter encore un peu. Kathleen n'avait rien à faire de la journée mais elle ne voulait pas retenir Cloe trop longtemps au cas où sa mère l'attendrait à la maison, impatiente de récupérer son oiseau pour envoyer du courrier, c'est pourquoi elle garda le silence, lui laissant une occasion de mettre fin à leur entrevue.

Cependant, Cloe ne semblait pas pressée de rentrer chez elle car contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, la blondinette lui proposa d'aller boire un verre au chaudron baveur et lui proposa même de payer les consommations avec les quelques gallions qu'il lui restait. Si l'optique d'aller boire un verre avec son ex petite-amie n'enchantait guère Kathleen qui avait peur que Rurisk intérprète mal ce geste, celui de se faire offrir à boire par son amie qui venait de faire une énorme dépense était totalement impossible à ses yeux.

« Je veux bien aller boire un verre avec toi, mais il est hors de question que je te laisse payer, j'ai un salaire, je te rappelle, je peux nous offrir à boire plus de bièraubeuure que tu n'en as jamais vu et puis je te dois bien ça... »

Elle avait décidé d'accepter quand même, se disant que Cloe ne comprendrait sans doute pas un refus qui n'avait l'air de n'être justifié par rien. Après tout, elle pourrait convaincre facilement Rurisk du manque d'importance de cette invitation, plus facilement en tout cas qu'elle ne ferait comprendre à Cloe pourquoi elle refusait de passer du temps avec elle. Que pourrait-elle lui répondre de toute façon ? « Mon petit-ami moldu ne sait pas que j'ai été lesbienne et j'ai trop peur qu'il ne me pardonne pas un rendez-vous avec mon ex » ? Non, hors de question qu'elle commence à perdre ses amis parce qu'elle avait peur de perdre Rurisk, il devait accepter sa vie telle qu'elle était, que cela lui plaise ou non. Ils pouvaient bien faire des efforts l'un pour l'autre, jamais elle ne lui demanderait de perdre des amis pour elle, il n'y avait aucune raison qu'il n'en fasse pas de même de son côté.

La rouquine adressa un grand sourire à son amie et se dirigea tranquillement vers le chaudron baveur, montrant bien qu'elle ne prenait pas non comme réponse acceptable. Elle paierait pour elles deux, un point c'est tout. La cage toujours en main et Cloe près d'elle, Kath descendit la rue à pas lent, prenant garde de ne pas trop balancer l'animal pour qu'il soit toujours en forme lorsque la blonde arriverait chez sa mère. Elle précéda Cloe dans le pub et s'installa à une table près du bar, posant la cage à ses pieds, ne traînant pas trop dans le passage. Elle commanda une bièraubeurre et laissa le choix de sa boisson à Cloe.

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Enfouir le chagrin [Pv Kathleen]

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